[Note 274: C'est le fameux D. Pedro Tellez y Gyron, duc d'Ossuna,
qui fit tant parler de lui, de 1610 à 1621, comme vice-roi de
Sicile, puis comme vice-roi de Naples, et surtout au sujet de la
conjuration des Espagnols contre Venise, pour laquelle le marquis
de Bedmar ne fut que son instrument. Tallemant a beaucoup parlé du
duc d'Ossone.]
[Note 275: C'est-à-dire commentent le commentaire, tirent le fin
du fin. On sait le dicton: «C'est la glose d'Orléans, plus forte
que le texte.»]
[Note 276: C'est la fameuse invention du voleur toulousain
Palioli. Gouriet, dans son livre _les Personnages célèbres des
rues de Paris_ (t. 2, p. 27-28), en a parlé d'après l'auteur de
l'_Inventaire général des larrons_ (1555). Celui-ci décrit ainsi
«cet instrument tout à fait diabolique, et qui a causé de grands
maux dans Paris et dans toute la France. «C'estoit, dit-il, une
sorte de petite boule qui, par de certains ressorts intérieurs,
venoit à s'ouvrir et à s'eslargir, en sorte qu'il n'y avoit moyen
de la refermer ni de la remettre en son premier état qu'à l'aide
d'une clef faite expressément pour ce sujet.» Quand on vouloit
faire quelque vol sans être inquiété par les cris de celui qu'on
voloit, on lui mettoit dans la bouche cette poire d'angoisse,
«qui, en même temps, s'ouvroit et se delaschoit, fesant devenir le
pauvre homme comme une statue beante, et ouvrant la bouche sans
pouvoir crier ni parler que par les yeux.»]
[Note 277: Le président qui, en 1597, s'étoit rendu très populaire
à Marseille par l'oraison funèbre qu'il avoit faite de Libertat.]
[Note 278: Charles de Casaux, consul, et Louis d'Aix, viguier,
tenoient et tyrannisoient Marseille pour le duc d'Epernon. V.
Bouche, _Hist. de Provence_, 2, 812.]
[Note 279: Le Corse Pierre de Libertat, capitaine de la porte
Royale, à Marseille, ouvrit la ville au duc de Guise, tua Casaux
d'un coup d'épée dans le ventre, et fut ainsi le libérateur
des Marseillois. Il mourut en 1597, bien récompensé et honoré.
(V. Bouche, _id._, p. 816-819.) Sa statue se voit encore à
l'hôtel-de-ville de Marseille.]
[Note 280: C'est un jeu de cartes, le même que Rabelais appelle
jeu du _maucontent_ (liv. 1, chap. 22). Celui qui est _mécontent_
de sa carte cherche à la changer; s'il n'y parvient pas, devient
le _hère_ ou le malheureux, comme on disoit dans le Languedoc.]
[Note 281: Nous lisons dans les _Mélanges d'histoire et de
littérature de Vigneul-Marville_ (Paris, 1699, in-12, p. 313), à
propos de Commines: «On voyoit autrefois sur son tombeau, dans
l'église des Grands-Augustins de Paris, où il est inhumé, un globe
en relief et un chou cabus, avec cette devise, qui marque la
grande simplicité de ce temps-là: «_Le monde n'est qu'abus._»]
[Note 282: Jeu que nomme aussi Rabelais (_ibid._), et que son nom
explique assez.]
[Note 283: On sait le vers de Régnier dans sa 14e satire: