Il Manzoni a Parigi.
Il nome che portava la madre del Manzoni l'avea fatta accogliere in
tutte le conversazioni più eleganti e più dotte del Consolato e del
Primo Impero. Ad Auteuil, presso Parigi, viveva la vedova
dell'Helvetius, in una casa già frequentata dai famosi Holbach,
Franklin, Jefferson, Condillac, Diderot, D'Alembert, Condorcet,
Laplace, Volney, Garat, Chenier, Ginguenè, Daunou, Thurot, Tracy
l'ideologo e Cabanis. Ma il Cabanis frequentava specialmente la
Maisonnette ove viveva la vedova del Condorcet, sorella del
maresciallo Grouchy e della moglie di Giorgio Cabanis. Fu alla
Maisonnette, ove la signora Beccarla si recava con particolare
frequenza, che il Manzoni dovette conoscere il grande medico filosofo
di Auteuil. Dal Sainte-Beuve apprendiamo che il Manzoni, parlandone
col Fauriel, lo chiamava _cet angélique Cabanis_. Il Cabanis era nato
nel 1757 a Cosnac e morì nel 1808 presso Meulan. Il Manzoni lo conobbe
dunque negli ultimi tre anni della sua vita, e al colmo della sua
gloria. Nell'anno 1806 il Cabanis aveva indirizzata al Fauriel una
bella lettera sopra le cause prime, che fu pubblicata solo parecchi
anni dopo la sua morte; probabilmente il Manzoni la lesse manoscritta
presso il Fauriel. Il Sainte-Beuve riportò un passo eloquente della
lettera del Cabanis; io ne riferirò qui, invece, la conclusione, nella
quale il medico filosofo si rivolgeva allo storico sperato dello
Stoicismo: "C'est a vous, mon ami, qu'il appartient de nous offrir les
images des grandes âmes formées par ces maximes, de retracer dignement
des souvenirs si touchants et si majestueux. Sans doute il est
toujours utile de proposer aux hommes de semblables modèles; mais, aux
époques des révolutions politiques, le bon sens et la vertu n'ont de
garantie que dans la constance des principes, dans l'inébranlable
fermeté des habitudes. Le débordement de toutes les folies, de toutes
les fureurs, les excès de tous genres, inséparables de ces grands
bouleversements, troublent les tètes faibles, leur rendent
problématique ce qu'elles ont regardé comme le plus certain; les
exemples corrupteurs, les succès momentanés du crime, les malheurs,
les persécutions qui s'attachent si souvent aux gens de bien,
ébranlent la morale des âmes flottantes; le ressort des plus
énergiques s'affaiblit lui-même quelquefois, et toutes celles qui ne
sont affermies dans la pratique des actions honnêtes que par le
respect de l'opinion publique, voyant cette opinion toujours équitable
à la longue dans les temps calmes, alors incertaine, égarée et souvent
criminelle dans ses jugements, s'habituent à mépriser une voix qui
leur tenait lieu de conscience; et si elles ne finissent bientôt par
traiter de vaines illusions les devoirs les plus sacrés, il ne leur
reste plus du moins assez de courage pour les faire triompher, dans le
secret de leurs pensées, des impressions de terreur dont elles sont
environnées de toutes parts. Poursuivez donc, mon ami, cet utile et
noble travail: si la plus grande partie des temps historiques vers
lesquels il vous ramène doivent remettre sous vos yeux les plus
horribles et les plus hideux tableaux, vous y trouverez aussi celui
des plus admirables et des plus touchantes vertus; leur aspect
reposera votre coeur, révolté et fatigué de tant de scènes d'horreur
et de bassesse. Jouissez, en le retraçant avec complaissance, des
encouragements qu'il peut donner à tous les hommes en qui vit quelque
étincelle du feu sacré, surtout _à cette bonne jeunesse, qui entre
toujours dans la carrière de la vie avec tous les sentiments élevés et
généreux;_ et ne craignez pas d'embrasser une ombre vaine, en
jouissant d'avance encore de la reconnaissance des vrais amis de
l'humanité." A me pare tra le cose probabili che il Cabanis, quando
scriveva queste parole, scritte, prima del Manzoni, un poco _alla
manzoniana_, per le quali insieme col Fauriel si confortava nella
speranza che la nuova gioventù avrebbe raccolto l'esempio delle virtù
stoiche, di cui il Fauriel dovea scrivere la storia, sebbene fosse
avvezzo a terminare i suoi scritti con una generosa perorazione ai
giovani, pensasse questa volta, particolarmente, al giovine amico del
Fauriel, al Manzoni, che, nel suo Carme _in morte di Carlo Imbonati_,
fin dal mese di febbraio dello stesso anno 1806 si era fatto un vero
programma poetico di Filosofia stoica. In parecchi scritti poi del
Cabanis trovo traccie di quello stile modestamente arguto, un po' vago
d'antitesi e di paralleli, che piaceva pur tanto al Manzoni e che gli
divenne proprio, ma ch'egli potè forse sentirsi capace di rinnovare
leggendo alcuno degli scrittori francesi. Non vorrei ingannarmi,
innanzi ai professori di stilistica, dicendo che riconosco, per
esempio, anticipato in parte il fare manzoniano in queste parole, con
le quali si termina la prefazione del _Coup-d'oeil sur les révolutions
et sur la réforme de la Médecine_, del Cabanis: "Cette introduction
est la seule partie que j'aie pu terminer. Je m'étais refusé jusqu'à
ce moment à la rendre publique, dans l'espoir de compléter un jour
l'ouvrage entier tel que je l'avais conçu. Mais le dépérissement total
de ma santé ne me permet plus de nourrir cet espoir, qui fut toujours
peut-ètre beaucoup trop ambitieux pour moi. Je finis donc par céder
aux voeux de quelques amis, et par livrer au public cette faible
esquisse. J'aurais voulu la rendre plus digne de lui et d'eux, mais la
même raison qui m'engage à la tirer de mon portefeuille, m'ôte le
courage et les moyens de la perfectionner. Telle qu'elle est, elle
renferme, je crois, des idées utiles, c'est assez pour écarter les
conseils de mon amour-propre, qui peut-ètre la condamneraient a
l'oubli; et si nos jeunes élèves, auxquels elle est particulièrement
destinée, retirent quelque fruit de cette lecture, l'avantage de les
avoir aidés dans leurs travaux sera pour mon coeur bien au-dessus de
tous les succes les plus glorieux." Io non dico che qui dentro ci sia
il Manzoni; ma mi pare di ritrovarci, fino ad un certo segno, il suo
modo di dire, e però non ho creduto di doverlo tacere. Nel Cabanis,
oltre al medico filosofo, vi era l'apostolo, un bisogno continuo di
comunicarsi vivamente ed utilmente agli altri; questo bisogno il
Manzoni non l'ha sentito in pari grado, anzi, per dire il vero, egli
mi pare averlo sentito pochissimo. Il Cabanis non si contentava che il
medico fosse dotto; lo voleva principalmente buono; e tutti i suoi
migliori scritti riescono ad una tale conclusione. Ma, se il Manzoni
non provava la stessa impazienza nel manifestare i proprii sentimenti
e nel farli attivi leggendo gli scritti e ascoltando i discorsi di
colui che gli parve _angelico_, dovette provare più volte una viva
simpatia, e, approvando in cuor suo i pensieri del sapiente di
Auteuil, trarne qualche profitto per la regola della propria vita, ed
in parte, anche, in quanto il Cabanis gli parve scrittore efficace,
giovarsene per dare, ad un tempo, rilievo singolare e disinvoltura
alla propria prosa. Il Manzoni entrò nella vita con un programma etico
ben determinato. Così il Cabanis, quando, nel 1783, ottenne il
dottorato, avea proferito innanzi a' suoi giudici un generoso
giuramento in versi non molto eleganti, ma, in compenso, molto
sinceri, onde rilevo questi brani:
Je jure qu'à mon art obstinément livrée
Ma vie aux passions n'offrirà nulle entrée;
Qu'il remplira mes jours; que, pour l'approfondir,
L'embrasser tout entier, peut-être l'agrandir,
Mon âme à cet objet sans repos attachée,
Poursuivant sans repos la vérité cachée,
Formera, nourrira, par des efforts constants,
Sa lente expérience et ses trésors savants.
Je jure que jamais l'intérêt ni l'envie
Par leurs lâches conseils ne souilleront ma vie;
Que partout mes respects chercheront les talents;
Que ma tendre pitié, que mes soins consolants
Appartiendront surtout au malheur solitaire,
Et du pauvre d'abord trouveront la chaumière;
Que mes jours, dont mon coeur lui réserve l'emploi,
Pour conserver les siens ne seront rien pour moi
......................................
......................................
Libre de vains égards ou d'un orgueil coupable,
Je jure que ma voix, de détours incapable,
Montrera sans faiblesse, ainsi qu'avec candeur,
Et l'erreur étrangère et surtout mon erreur.
Je jure encor, fidèle à mon saint ministère,
Je jure, au nom des moeurs, que mon respect austère
Ne laissera jamais mes désirs ni mon coeur
S'égarer hors des lois que chérit la pudeur.
......................................
......................................
Ah! si mon coeur jamais, dans de honteux moments,
Abjurait sans puàeur ses vertueux serments,
Attache à tous mes pas les remords et le blâme,
Dieu vengeur qui m'entends! qu'en me fermant son âme,
La sévère amitié me laisse en un désert!
Dans ce coeur maintenant aux goûts simples ouvert
Flétris les vrais désirs, étouffe la nature,
Frappe-le des terreurs que nourrit l'imposture;
Et que plein de l'effroi d'un obscur avenir,
Je meure sans laisser aucun doux souvenir!
Mais, si de la vertu dont l'image m'enflamme
La sévère beauté toujours parle à mon âme;
Si, malgré tant de maux dont les assauts constants
Ont flétri mes beaux jours et glacé mon printemps,
À mes devoirs livré, moi-même je m'oublie,
Pour ne songer qu'aux maux qu'un autre me confie;
Si toujours mes serments sont présents a mon coeur,
Dieu juste, sur mes jours répands quelque douceur;
Veille sur les amis qui consolent ma vie;
Nourris les sentiments dont tu l'as embellie!
Chéri du malheureux, du puissant révéré,
Que mon nom soit béni plutôt que célébré!
Il Cabanis, come più tardi il Manzoni, tenne fede al suo programma
giovanile. E, se fu caso che due uomini come il Cabanis ed il Manzoni,
l'uno al tramonto, l'altro al principio della vita, s'incontrassero e
si amassero, quel caso almeno non si potè dir cieco, poichè, se il
temperamento dei due scrittori era diverso, non potevano incontrarsi
due uomini che si somigliassero di più nel desiderio del bene. Il
ritratto del Cabanis che accompagna il primo volume della edizione
delle sue opere fatta nell'anno 1823 a Parigi dal Didot, ci offre la
figura d'uomo pensoso e malinconico, ma benevolo e dall'espressione
soave. La gioventù del Cabanis era stata molto agitata; giovinetto,
egli aveva seguito, in qualità di segretario, un signore polacco a
Varsavia; tornato a diciott'anni a Parigi, vi aveva atteso per alcuni
anni a lavori letterarii, tra gli altri, a una versione dell'_Iliade_;
ma non trovandosi abbastanza incoraggiato, elesse infine di studiar la
medicina; laureato dopo sei anni di studio, si stabilì ad Auteuil,
dove ebbe la ventura di conoscere la vedova del celebre Helvetius, che
lo trattò come proprio figlio e gli fece conoscere gli uomini illustri
che ne frequentavano la casa, tra i quali quel Beniamino Franklin, di
cui il Cabanis ci ha poi raccontata così bene e con tanta efficacia
morale la vita. Per mezzo dell'Holbach, divenne amico del Diderot, del
D'Alembert e del Voltaire. All'arrivo della rivoluzione, il Cabanis ne
approvò i principii e ne deplorò gli eccessi. Amico intimo del
Mirabeau, ne descrisse la malattia e la morte. Assistette fino
all'ultima ora il Condorcet, ne raccolse gli scritti, ne consolò la
vedova; poco dopo, si congiunse in matrimonio con una cognata di lei,
sorella del generale Grouchy. Nominato quindi professore, membro
dell'Istituto, membro del Senato, la sua fama d'allora in poi andò
sempre crescendo e la sua vita potè dirsi relativamente felice. Tutti
gli scrittori francesi contemporanei s'accordarono nel chiamare il
Cabanis non solo un gran medico, professore e filosofo, ma _un homme
de bien_. Questa lode ch'egli ambiva sopra ogni altra, gli meritò pure
la gloria di essere amato ed ammirato dal nostro Manzoni; ora, poichè
nessuna delle ammirazioni del Manzoni rimase sterile per la sua vita,
noi non possiamo tacere che, se il Manzoni tornò in Italia migliore
che non ne fosse partito, una parte del merito vuole pure riferirsi
all'_angelico Cabanis_. Quando il Cabanis morì, nel 1808, il suo posto
nell'Accademia francese fu occupato da un altro filosofo, un amico,
una conoscenza intima anch'esso del Fauriel e del Manzoni, l'ideologo
Destutt de Tracy, l'autore dei celebri _Élements d'idéologie_, nato
nel 1751, morto nel 1836.[1] Sebbene, per l'età, il Tracy potesse
essere padre al Fauriel, sappiamo tuttavia che egli avea tanta fiducia
nel criterio di lui, che gli dava ad esaminare e giudicare i proprii
scritti prima di pubblicarli. Scrivendo poi al Fauriel, il Tracy gli
diceva, citando un bell'adagio orientale, che l'albero dell'amicizia
"est le seul qui porte des fruits toujours doux." Ma il grande amico,
l'anima gemella, nella gioventù del Manzoni, fu Claudio Fauriel. La
signora di Staël, scrivendo al Fauriel, fra le altre cose gli diceva:
"Ce n'est pas assurément que votre esprit aussi ne me plaise, mais il
me semble qu'il tire son originalité de vos sentiments." Queste parole
ci possono dare la ragione della profonda simpatia, della viva
amicizia che il Manzoni sentì pel Fauriel. La forza, la grandezza
originale del Manzoni consiste pure nella sua capacità di sentire
vivacemente e di tradurre sinceramente il proprio sentimento.
Ammiratore del Parini e di Carlo Imbonati, due stoici, il giovine
Manzoni arrivava a Parigi e vi incontrava lo stoico Fauriel, nel 1805,
cioè nell'anno in cui questi preparava una storia dello Stoicismo ed
attirava alle dottrine stoichei suoi migliori amici. Ma lo stoicismo
del Fauriel non si scompagnava da un sentimento filantropico, più
moderno che lo raddolciva. Amico del vero, e persuaso che il vero si
può conciliar sempre col buono, per amor del vero egli amava pure
nell'arte la naturalezza. Il Manzoni trovò dunque nel Fauriel più
tosto un consenso che un ammaestramento; i due amici confermarono a
vicenda, ne' loro lunghi e geniali discorsi, e determinarono meglio a
sè stessi la loro poetica letteraria che riusciva al tempo stesso una
poetica della vita. Anche al Manzoni si sarebbero forse potute
rivolgere le parole che la Stael indirizzava al Fauriel: "Vous aimez
les sentiments exaltés, et, quoique vous n'ayez pas, du moins je le
crois, un caractère passionné, comme votre âme est pure, elle jouit de
tout ce qui est noble avec délices." Ingegni critici entrambi, ossia
correttivi, erano impediti essi stessi da una clamorosa e tumultuosa
dimostrazione de' loro sentimenti; poeti entrambi, non potevano
tuttavia guardare con freddezza alcun oggetto della loro critica;
moderavano dunque la passione e scaldavano la riflessione con una
specie di compenso euritmico che le metteva quasi sempre fra loro in
perfetta armonia. Il Fauriel sarebbe stato amato con ardore dalla
Stael, se egli lo avesse voluto; ma preferì una soddisfazione più
viva, quella di essere ammirato da lei, che, deposta oramai ogni
speranza di una corrispondenza amorosa, poteva quindi scrivergli: "Je
croirai moins de mal de la nature humaine quand votre âme noble et
pure me fera sentir au moins tout le charme et tout le mérite des
ètres privilégiés." Si comprende il fascino che un tal uomo dovette
esercitare sopra il giovane Manzoni al suo arrivo in Parigi, e si
capisce ancora come il Fauriel dovesse fortificarsi ne' suoi virtuosi
convincimenti, trovando adesione ad essi nell'animo di un Manzoni.
Vuolsi egli da ciò argomentare che il Fauriel fosse, nella sua qualità
di stoico, insensibile all'amore, e fargli quasi un merito di una tale
insensibilità? Non è questo il mio pensiero. Pare, invece, che l'animo
del Fauriel fosse preso, più ancora che dalle grazie, dalle virtù
della vedova del Condorcet. Essa era nata sei anni prima di lui, ma,
se egli amò alcuna donna, fu quella; ed amando fortemente quella, non
ne poteva onestamente amare un'altra; perciò Beniamino Constant,
scrivendo al Fauriel, dopo avere chiamata la Stael "la meilleure et la
plus spirituelle des femmes," si scusa, soggiungendo queste altre
parole significanti: "Je m'aperçois que le superlatif est malhonnête,
et je le rétracte pour l'habitante de la _Maisonnette_." Il Fauriel
era nato per sentire fortemente l'amicizia, degno quindi d'incontrarsi
col Manzoni che si mostrò anch'esso affettuoso e costante nelle sue
amicizie. E si può ancora riferire al Manzoni quello che il
Sainte-Beuve scrisse del Fauriel: "En lui les extrémités, les
terminaisons de l'âge précédent se confondent, se combinent à petit
bruit avec les origines de l'autre; il y a de ces intermédiaires
cachés qui font qu'ainsi deux époques, en divorce et en rupture à la
surface, se tiennent comme par les entrailles." Come il Fauriel
comunicò al Cabanis, ad un ideologo, ad un filosofo, che era pure non
grande, ma neppure infimo poeta, il proprio amore delle indagini
storiche, così ne innamorò un altro poeta più grande e più originale,
il nostro Manzoni. Il dramma _storico_, il romanzo _storico_, il
discorso _storico_, la _Storia della Colonna infame_, riconoscono per
loro padre legittimo, effettivo, il Manzoni; ma se il Manzoni ne fu il
padre, il Fauriel ne vuol essere tenuto come l'amoroso padrino. Alla
sua volta, il Manzoni, rapito da un nuovo profondo sentimento
religioso, dovea forse contribuire ad animare di nuova poesia
cristiana il sentimento stoico, quasi pagano, del Fauriel, e
aggiungere a' pensieri virili dello storico una maggior soavità di
espressione poetica. Il Fauriel poi ed il Manzoni erano di quegli
uomini, in compagnia del quali, anche non volendo, si diventa
migliore: il poeta danese Bággesen, per esempio, che era temuto da'
suoi avversarii per i suoi frizzi e per le sue invettive, presso il
sereno e virtuoso Fauriel diveniva o voleva almeno apparire un
agnello: i frammenti delle sue lettere al Fauriel pubblicati dal
Sainte-Beuve lo dimostrano. Lo stoico Fauriel, amico della vedova del
Condorcet, ma, senza dubbio, amico nel più nobile senso della parola,
dovea tenere il posto presso il Manzoni di quel Carlo Imbonati, lo
stoico discepolo del Parini, ed amico della signora Giulia Beccaria.
Quando la signora Condorcet morì nel 1822, il Fauriel venne a cercare
conforto al suo vivo, irreparabile dolore, presso il suo Manzoni, a
Brusuglio. Premesse queste poche parole intorno alle ragioni profonde
della simpatia ed amicizia che legò insieme il Manzoni ed il Fauriel,
mi giova ora, con la guida del Sainte-Beuve, seguire i discorsi che i
due grandi scrittori tennero in Parigi sull'arte loro. Ma io
discorderei tosto dall'illustre critico francese, il quale attribuiva
al Fauriel il merito d'avere, dopo la lettura del noto Carme _In morte
dell'Imbonati_, non pure consigliato al Manzoni di perfezionarsi nel
verso sciolto, ma indicatigli "les modèles qu'il préférait." Per
quanto il Fauriel fosse intelligente di poesia italiana, conviene
ammettere che il Manzoni se ne intendesse un poco più: il Fauriel
provavasi egli pure a scrivere sonetti italiani e li leggeva al
Manzoni; ma, se que' sonetti avessero avuto un vero valore, è assai
probabile che gli avrebbero sopravvissuto. Il Fauriel deve avere
semplicemente ammirato i bei versi del Manzoni, e convenuto con lui
che il miglior modello di verso sciolto italiano era quello del
Parini, che molto probabilmente il Manzoni fece conoscere al Fauriel e
non, di certo, viceversa. Il Sainte-Beuve scrive, del rimanente, egli
stesso parlando del Manzoni: "Le divin Parini, comme il l'appelait
quelquefois, fut son premier maître; mais, en avançant, son vers
tendit de plus en plus à se dégager de toute imitation prochaine, à se
retremper directement dans la vérité et la nature." Il che è vero
soltanto, se si confronti lo sciolto della tragedia con quello del
Carme per l'Imbonati, ma non potrebbe stare se si volesse riguardare
come un progresso l'_Urania_ ed altri componimenti lirici
immediatamente successivi, rispetto a quel primo Carme mirabile per
verità e naturalezza. Ma a questo punta non mi giova più citare; mi
conviene invece riferire, per intiero, quanto il Sainte-Beuve ci
lasciò scritta intorno ai discorsi principali che si tennero su
argomenti letterarii fra il Manzoni ed il Fauriel, dall'anno 1806
all'anno 1808. "Quante volte (scrive il Sainte-Beuve), correndo
l'estate del 1806 o alcuno degli anni dipoi, nel giardino della
_Maisonnette_ e fuori, per le colline di Saint-Avoie, sul pendio di
quella vetta, onde si scorge sì bello il corso della Senna, e
l'isoletta coperta di salici e di cipressi, da cui l'occhio si allarga
contento su quella fresca e tranquilla vallata, quante volte i due
amici andavano ragionando tra loro sul fine supremo d'ogni poesia,
sulle false immagini di che conveniva spogliarla, sull'arte bella e
semplice che bisognava richiamare alla vita! Certo, il Cartesio non fu
tanto insistente nel raccomandare al filosofo di deporre le idee della
scuola e i pregiudizii dell'educazione, quanto il Fauriel nel
raccomandare al poeta di liberarsi intieramente da quelle false
immagini che sogliono ricevere nome di poetiche. Bisogna che la poesia
sia cavata dall'intimo del cuore, bisogna sentire e saper esprimere i
proprii sentimenti con sincerità. Quest'era il primo articolo della
riforma poetica meditata dal Fauriel e dal Manzoni. Non è però che di
mezzo alle speranze questi non sentisse un'amarezza nel cuore. Ben
intendendo che la poesia non può corrispondere nè alle sue origini nè
al suo fine, se non opera sulla vita del popolo e della società,
scorgeva facilmente, che, per mille titoli, l'Italia non poteva
arrivare a tanto. La divisione degli Stati, il difetto d'un centro
comune, l'ozio, l'ignoranza, le pretensioni locali avevano arrecato
differenze troppo profonde tra la lingua scritta e le parlate. Quella
divenne addirittura una lingua morta. Non potè quindi prendere ed
esercitare sulle varie popolazioni un'azione diretta, immediata,
universale. E così, per una contradizione veramente singolare, la
prima condizione in Italia d'una lingua poetica, pura e semplice, era
di fondarsi sull'artificio. Il Manzoni sentì assai presto la gravità
di questo inconveniente. Egli non poteva contemplare senza un certo
piacere, misto d'invidia, il pubblico di Parigi tutto plaudente alla
commedia del Molière. Quel vedere un popolo intero che gustava e
intendeva in tutte le loro parti i capolavori del genio, come cosa
sua, quasi ponendosi in comunicazione con esso, gli pareva un sintomo
di quella vita attiva che temeva fosse divietata a una nazione divisa
In tanti dialetti. Egli ch'era destinato a riunire un giorno i più
eletti ingegni del suo paese in un concorde sentimento d'ammirazione,
egli allora non credeva possibile siffatta unanimità, o almeno
dolevasi che non potesse partire dal maggior numero. Il Fauriel lo
incoraggiava con autorità, e ponevagli sott'occhio molti illustri
esempi, anche di scrittori italiani, ricordandogli che tutti, più o
meno, ebbero a lottare con difficoltà della stessa specie." Il
soggiorno in Francia non valse di certo al Manzoni per fargli imparar
meglio quella lingua italiana, allo studio della quale egli si
appassionò poi tanto dopo il suo ritorno in Italia. Ma gli diede,
quanto allo stile, quella naturalezza, quell'agevolezza e disinvoltura
che le nostre scuole e le nostre Accademie non ci hanno mai insegnate,
avendo anzi mirato molto spesso a nascondere con la frase elegante i
pensieri, o il vuoto de' pensieri, più tosto che ad esprimerli. Il
Manzoni ammirava grandemente e sovra tutti i prosatori il Voltaire, le
opere del quale egli citava spesso, avendole fino al suo trentesimo
anno 1820 avute sempre fra le mani! Se ne privò poi, per farne dono al
proprio confessore monsignor Tosi, canonico del Duomo, poi vescovo di
Pavia, e togliersi così la tentazione di ascoltare il Voltaire
altrimenti che come scrittore, e di sorbire con l'ambrosia delle belle
parole il veleno di pensieri che quella fede cattolica, della quale
egli aveva assunta la difesa, gli comandava di riprovare.[2]
[1] L'Elogio del Cabanis recitato dal Tracy fu tradotto in italiano
da Defendente Sacchi sopra il manoscritto dell'Autore e pubblicato
nel 1834 a Piacenza.
[2] Il fatto ci è affermato dal professor Magenta, il quale aggiunge
che il Voltaire appartenuto al Manzoni "era un magnifico esemplare
parigino del 1785, di circa 100 volumi in-8°, legati in marocchino
col labbro dorato. L'egregio Carlo Tosi ne tiene quattro soltanto,
che degli altri alla morte del Vescovo non si trova che i
cartoni."