Paris, 7 mai 1810.
«Monsieur l'ambassadeur, j'ai mis sous les yeux de l'empereur la
dépêche que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 27 avril et
dont M. de Caraman était porteur. Sa Majesté, d'autant plus sensible
aux désagréments de votre position qu'ils paraissent être une suite
de votre zèle même pour son service, a voulu les faire cesser en
vous accordant le congé que vous avez vous-même désiré. Vous pouvez
donc profiter de ce congé aussitôt que vous aurez fait les
arrangements que vos intérêts particuliers peuvent nécessiter; car
je dois vous prévenir que l'intention de S. M. est de ne point vous
faire retourner en Hollande et de ne point vous y donner de
successeur. Mais cela ne doit y être connu qu'après votre retour à
Paris. M. Serrurier restera comme chargé d'affaires, et vous voudrez
bien le présenter en cette qualité.»