LE MINISTRE DE LA GUERRE DE HOLLANDE À OUDINOT.

Amsterdam, 3 février.

«Monsieur le duc, les ordres que j'ai reçus du roi mon maître et que

M. de Byland, son aide de camp, m'a apportés, ont fait cesser en

effet l'obligation pénible où j'étais de lutter contre les mesures

de Votre Excellence, et maintenant que je me trouve autorisé à vivre

en harmonie avec elle, je n'aurai rien de plus à coeur que de faire

de mon côté tout ce qui peut tendre à la maintenir.

«Je sens que les troupes françaises qui vont occuper la partie du

royaume située entre la Meuse et l'Escaut auront besoin d'y trouver

des moyens de subsistance. Ce service est assuré, pour les troupes

hollandaises, par l'entrepreneur général des vivres, qui fournit à

tous leurs besoins. J'ai proposé à Sa Majesté de le charger aussi de

la nourriture des troupes françaises, et j'attends les ordres

qu'elle voudra bien me donner à cet égard. Si, dans l'intervalle,

Votre Excellence juge à propos de requérir l'intervention des

autorités locales, j'ai l'honneur de la prévenir que cette mesure

serait étrangère à mon département et ressortirait entièrement du

ministère de l'intérieur.»

Les Rois Frères de Napoléon Ier Documents inédits relatifs au premier Empire · 第 271 / 358 题