Aix-la-Chapelle, 10 novembre 1813.
À peine ma lettre de ce jour avait-elle été envoyée à la poste pour
Mayence, que le roi m'a fait appeler pour me dire qu'un de ses
courriers avait rencontré S. M. I. à Verdun, et qu'il lui avait
parlé. Il paraît que l'intention du roi est d'aller à Pont, comme
d'après ce que S. M. m'a dit hier. Elle en avait reçu la proposition
de S. M. l'empereur par le général Wolff. Quant à moi qui ne connais
que mes ordres, je ne puis faire autre chose que de les répéter au
comte de Furstenstein et de mettre sur sa responsabilité personnelle
ce qui pourrait se faire de contraire aux instructions de S. M. I.
dans une circonstance où le roi m'assure que des indications
postérieures qu'il a reçues de S. M. I. ont rendu mes instructions
superflues. Ce ministre sort de chez moi. Je dois rendre justice à
sa manière de voir, à ses alarmes, à ses efforts. Je porterai cette
lettre à S. M., qui est pressée d'envoyer son courrier; je la lui
lirai, je la conjurerai d'attendre au moins une lettre de son
auguste frère, qui ne saurait tarder. Dieu veuille que nous soyons
écoutés.