Cassel, 10 mars 1809.
J'étais déjà informé que le Roi ne touchait point son traitement de
prince français; mais je n'ai point rectifié cette erreur, parce
qu'elle se rectifiait d'elle-même: quant à la dépense de la liste
civile que j'ai portée à 13 millions en treize mois, je l'ai évaluée
ainsi sur l'autorité de deux ministres d'État. D'autres
renseignements, comme j'ai eu l'honneur de l'écrire à Votre
Excellence, la restreignaient à dix ou douze millions. J'ai ensuite,
dans une autre dépêche, porté le déficit du trésor public pendant
l'année passée à douze millions. Le déficit est entre le trésor
public et la liste civile, et celui du trésor public, proprement
dit, n'est que de six millions.
Que le Roi soit parvenu à porter la recette de sa liste civile, au
moins pour l'année passée, à sept millions et demi, jusqu'à huit
millions, c'est ce qui m'a été assuré de trop de côtés, pour que je
puisse légitimement en douter. On m'a cité comme non compris dans
l'arriéré des six millions du trésor public:
1º Obligations souscrites par le Roi et remises à
la caisse d'amortissement de Paris, 1,500,000 fr.
2º Restitutions et charges concernant les domaines
réservés à Sa Majesté l'Empereur, 1,500,000