24 janvier 1810.

Le soussigné, ministre des relations extérieures de France, est

chargé de faire connaître à Son Excellence M. le baron de Roëll,

ministre des affaires étrangères de Hollande, la détermination à

laquelle la situation actuelle de l'Europe oblige Sa Majesté

impériale. Si cette détermination est de nature à contrarier les

voeux d'une partie de la nation hollandaise, si elle afflige le

coeur de son roi, l'empereur en est fâché sans doute, et ne le prend

qu'avec regret, mais l'impitoyable destinée qui préside aux affaires

de ce monde et qui veut que les hommes soient entraînés par les

événements, oblige Sa Majesté de suivre d'un pas ferme les mesures

dont la nécessité lui est démontrée, sans se laisser détourner par

des considérations secondaires.

Sa Majesté impériale, en plaçant un de ses frères sur le trône de

Hollande, n'avait pas prévu que l'Angleterre oserait proclamer

ouvertement le principe d'une guerre perpétuelle, et que, pour la

soutenir, elle adopterait pour base de sa législation les monstrueux

principes qui ont dicté ses ordres du conseil de novembre 1807.

Jusqu'alors son droit maritime était sans doute combattu par la

France et repoussé par les neutres; mais enfin il n'excluait pas

toute navigation et laissait encore une sorte d'indépendance aux

nations maritimes. Il y avait peu d'inconvénient pour la cause

commune à ce que la Hollande commerçât avec l'Angleterre, soit par

l'entremise des neutres, soit en employant leur pavillon. Marseille,

Bordeaux et Anvers jouissaient du même avantage. L'Angleterre avait

encore à ménager les Américains, les Russes, les Prussiens, les

Suédois, les Danois, et ces nations formaient une sorte de lien

entre les puissances belligérantes.

La quatrième coalition a détruit cet état de chose. L'Angleterre,

parvenue à réunir contre la France la Russie, la Prusse et la Suède,

ne s'est plus vue obligée à tant de ménagements; c'est alors

qu'abusant et des mots et des choses, elle a élevé la prétention de

faire taire et disparaître tous les droits des neutres devant un

simple décret de blocus. L'empereur s'est vu forcé d'user de

représailles, et, à son arrivée à Berlin, il a répondu au blocus de

la France par la déclaration du blocus des Îles britanniques. Les

neutres et surtout les Américains demandèrent des explications sur

cette mesure. Il leur fut répondu que, quoique l'absurde système de

bloquer un état tout entier fut une usurpation intolérable,

l'empereur se bornerait à arrêter sur le continent le commerce des

Anglais; que le pavillon neutre serait respecté sur mer; que ses

bâtiments de guerre et ses corsaires ne troubleraient point la

navigation des neutres, le décret ne devant avoir d'exécution que

sur terre. Mais cette exécution même, qui obligeait de fermer les

ports de la Hollande au commerce anglais, blessait les intérêts

mercantiles du peuple hollandais et contrariait ses anciennes

habitudes. Première source de l'opposition secrète qui commença

d'exister entre la France d'un côté, et de l'autre le roi et la

nation hollandaise. Dès lors Sa Majesté entrevit avec peine que le

moyen qu'elle avait choisi entre des partis extrêmes, pour concilier

l'indépendance de la Hollande avec les intérêts de la France, ne

remédierait à rien et qu'il faudrait un jour étendre les lois

françaises aux débouchés de la Hollande et réunir ce royaume à

l'empire. La paix de Tilsitt eut lieu. L'empereur de Russie,

provoqué par les outrages que l'Angleterre avait faits à son

pavillon pendant qu'il combattait pour elle, et indigné de

l'horrible attentat de Copenhague, fit cause commune avec la France.

La France espéra alors que l'Angleterre verrait désormais

l'inutilité d'une plus longue lutte et qu'elle entendrait à des

paroles d'accommodement; mais ces espérances s'évanouirent bientôt.

En même temps qu'elles s'évanouissaient, l'Angleterre, comme si

l'expédition de Copenhague lui eût ôté toute pudeur et eût brisé

tous les freins, mettait ses projets à découvert et publiait ses

ordres du conseil de novembre 1807, acte tyrannique et arbitraire

qui a indigné l'Europe. Par cet acte, l'Angleterre réglait ce que

pourraient transporter les bâtiments des nations étrangères, leur

imposait l'obligation de relâcher dans ses ports, avant de se rendre

à leur destination, et les assujettissait à lui payer un impôt.

Ainsi, elle se rendait maîtresse de la navigation universelle, ne

reconnaissait plus aucune nation maritime comme indépendante,

rendait tous les peuples ses tributaires, les assujettissait à ses

lois, ne leur permettait de commercer que pour son profit, fondait

ses revenus sur l'industrie des nations et sur les produits de leur

territoire, et se déclarait la souveraine de l'Océan, dont elle

disposait comme chaque gouvernement dispose des rivières qui sont

sous sa domination.

À l'aspect de cette législation, qui n'était autre chose que la

proclamation de la souveraineté universelle, et qui étendait sur

tout le globe la juridiction du Parlement britannique, l'empereur

sentit qu'il était obligé de prendre un parti extrême et qu'il

fallait tout employer plutôt que de laisser le monde se courber sous

le joug qui lui était imposé. Il rendit son décret de Milan, qui

déclare dénationalisés les bâtiments qui ont payé le tribut à

l'Angleterre qui était imposé. Les Américains, menacés de nouveau de

se trouver soumis au joug de l'Angleterre, et de perdre leur

indépendance si glorieusement acquise, mirent un embargo général sur

tous leurs bâtiments et renoncèrent à toute navigation et à tout

commerce, sacrifiant ainsi l'intérêt du moment à l'intérêt de tous

les temps, la conservation de leur indépendance.

Le succès des vues de l'empereur dépendait surtout de l'exécution

universelle et sans exception de ses décrets. La Hollande a été un

obstacle à cette exécution. Elle ne s'est soumise qu'en apparence à

ces décrets. Elle a continué de faire le commerce interlope avec

l'Angleterre. De fréquentes représentations ont été faites au

gouvernement hollandais; elles ont été suivies de mesures de rigueur

qui attestaient le mécontentement de l'empereur. Deux fois les

douanes françaises ont élevé une barrière entre la France et la

Hollande. L'empereur voulait tout tenter avant de se résoudre à

détruire l'indépendance d'une nation qu'il avait protégée et

favorisée, en lui donnant pour souverain un prince de son sang. Il a

cherché à épuiser tous les moyens de conciliation, afin de pouvoir

se rendre ce témoignage qu'il ne cédait qu'à l'impérieuse nécessité.

Le moment est venu de prendre un parti. Déjà l'empereur a fait

connaître à la nation française, à l'Europe, la nécessité d'apporter

quelques changements à la situation de la Hollande, puisque la

nation hollandaise, loin d'avoir le patriotisme dont les Américains

ont fait preuve, ne paraît guidée que par une politique purement

mercantile et l'intérêt du moment présent. C'est de la part de

l'empereur une résolution inébranlable que de n'ouvrir jamais ses

barrières au commerce de la Hollande; il croirait les ouvrir au

commerce anglais. La Hollande peut-elle donc exister dans cet état

d'isolement, séparée du continent et cependant en guerre avec

l'Angleterre?

D'un autre côté, l'empereur la voit sans moyens de guerre et presque

sans ressources pour sa propre défense. Elle est sans marine, les

seize vaisseaux qu'elle devait fournir ont été désarmés. Elle est

sans armée de terre. Lors de la dernière expédition des Anglais,

l'île de Walcheren, Bath et le Sud-Beveland n'ont opposé aucune

résistance. Sans armée, sans douane, on pourrait presque dire sans

amis et sans alliés, la nation hollandaise peut-elle exister? Une

réunion de commerçants, uniquement animée par l'intérêt de leur

commerce, peut former une utile et respectable compagnie, mais non

une nation. L'empereur est donc forcé de réunir la Hollande à la

France, et de placer ses douanes à l'embouchure de ses rivières.

Laisser les embouchures du Rhin, de la Meuse et de l'Escaut à la

Hollande, n'est-ce pas les livrer au commerce anglais, et ces grands

fleuves ne sont-ils pas les artères de la France, comme la Hollande

est une alluvion de son territoire?

Sans les ordres du conseil de novembre 1809, la France se serait plu

à maintenir l'indépendance de la Hollande, parce qu'elle était

compatible avec la sienne; mais depuis lors, rien de ce qui favorise

le commerce anglais n'est compatible avec la souveraineté et

l'indépendance des puissances du continent.

Sa Majesté désire la paix avec l'Angleterre. Elle a fait à Tilsitt

des démarches pour y parvenir, elles ont été sans résultat. Celles

qu'il avait concertées avec son allié à Erfurth, l'empereur de

Russie, n'ont pas eu plus de succès. La guerre sera donc longue,

puisque toutes les démarches tentées pour arriver à la paix ont été

inutiles. La proposition même d'envoyer des commissaires à Morlaix

pour traiter de l'échange des prisonniers, quoique provoquée par

l'Angleterre, est restée sans effet, lorsqu'on a craint qu'elle pût

amener un rapprochement.

L'Angleterre, en s'arrogeant par ses ordres du conseil de 1807 la

souveraineté universelle, et en adoptant le principe d'une guerre

perpétuelle, a tout brisé et a rendu légitimes tous les moyens de

repousser ses prétentions. Par sa réunion avec la France, la

Hollande s'ouvrira le commerce du continent, et ce commerce utile à

la cause commune deviendra une source de richesses pour ses

industrieux habitants.

Deux voies se présentent pour opérer cette réunion: la négociation

ou la guerre. L'empereur désire s'entendre avec la nation

hollandaise, lui conserver ses privilèges et tout ce qui, dans son

mode d'existence, serait compatible avec les principes qu'il a

constamment soutenus, et ne pas être _réduit à fonder son droit sur

les plus légitimes de tous: la nécessité et la conquête_.

En exécution des ordres du roi Louis, les ministres du gouvernement

hollandais envoyèrent M. Labouchère à Londres, avec mission de faire

connaître au ministère britannique l'état des choses, de lui faire

envisager combien il serait avantageux à l'Angleterre que la

Hollande ne fût pas réunie à la France, enfin de l'engager à entrer

en négociation pour une paix générale.

M. Labouchère, riche et honorable commerçant très connu et très

estimé à Londres, devait envoyer le récit détaillé de ses démarches,

des réponses qui lui seraient faites, et revenir en Hollande avant

de se rendre à Paris près du roi. Les instructions données à M.

Labouchère sont libellées en date du 1er février. Le 12 du même

mois, sir Arthur Wellesley répondit: que l'Angleterre compatissait

aux maux de la Hollande, que la mission de M. Labouchère n'était pas

de nature à donner lieu à aucune observation sur une paix générale;

que la France n'avait encore manifesté aucun symptôme, ou d'une

disposition à la paix ou d'une tendance à se départir de ses

prétentions, prétentions qui jusqu'alors avaient rendu nulle la

volonté si bonne du gouvernement de la Grande-Bretagne pour mettre

fin à la guerre.

En recevant cette réponse à Londres, M. Labouchère s'empressa de

rendre compte au gouvernement hollandais de l'inutilité de ses

démarches et de la persuasion où il était que toute tentative

échouerait.

Ainsi se termina ce singulier épisode politique. On voulut essayer

de le reprendre, et le 20 mars l'empereur écrivit à son frère de

renvoyer à Londres M. Labouchère, non plus au nom du ministère

hollandais, mais en son nom, avec une note non signée et non d'une

écriture connue. Cette note, jointe à la lettre de l'empereur, se

trouve à la page 319 du 20e volume de la correspondance de Napoléon

Ier. Vers cette époque on répandit en Hollande le bruit de la mort

du roi et de la régence de la reine. Ce bruit venait de ce que

Louis, dont la santé était fort délabrée déjà, n'avait pu subir

toutes les vexations auxquelles il avait été soumis sans tomber

sérieusement malade. Il fut retenu assez longtemps au lit par une

fièvre nerveuse. Tous les souverains et les princes alors à Paris

s'empressèrent de le venir voir. Napoléon seul s'en abstint quelque

temps. Il parut enfin un beau matin, brusquement, en se rendant à la

chasse. La conversation des deux frères fut assez amicale. Ni l'un

ni l'autre n'aborda la question des grands intérêts politiques.

Pendant la maladie du roi, les troupes françaises continuaient à

s'approcher d'Amsterdam. Louis trouva moyen d'envoyer encore des

ordres formels pour qu'on mît cette capitale dans le plus imposant

état de défense[62]. Une fois à peu près rétabli, il voulut

s'assurer par lui-même s'il était encore prisonnier en France. Il

se rendit à son château de Saint-Leu. Le doute ne lui fut pas

permis. On n'avait pas encore arraché à ce malheureux prince toutes

les concessions que l'on désirait. On ne tarda pas à lui faire à cet

égard des ouvertures qu'il commença par repousser, comme d'habitude,

et puis qu'il finit par écouter, attendu qu'il ne pouvait faire

autrement sans mettre dans le plus grand péril l'indépendance de la

Hollande. Or, Louis espérait toujours que de la force du mal

naîtrait le bien, que les mesures du blocus poussées à l'extrême

amèneraient une paix maritime, que lors de cette paix la Hollande

pourrait sortir de ses ruines. Il voulait donc gagner du temps pour

atteindre à cette paix. La question la plus importante, à ses yeux,

c'était de faire vivre de la vie politique, et à l'état de nation,

un royaume à qui la France enlevait chaque jour un lambeau. Pour

maintenir les Hollandais sur le tableau des puissances européennes,

le roi consentit à tout ce qu'on voulut, à l'exception de la

conscription, coutume qui répugnait par trop à son peuple, et de

l'imposition sur la rente, mesure qu'il considérait comme

équivalente à une banqueroute. Interdiction de tout commerce et de

toute communication avec l'Angleterre, mise sur pied, entretien

d'une flotte considérable, d'une armée de terre de 25,000 soldats,

suppression de la dignité du maréchalat, destruction de tous les

privilèges de la noblesse contraires à la constitution donnée par

l'empereur, tout fut accordé.

[Note 62: L'empereur fut bientôt informé des projets du roi.]

Le 24 février 1810, avait paru au _Journal officiel_ un article

virulent contre la Hollande. Le roi en fut très affecté et chargea

Werhuell d'en parler au duc de Cadore, et de prier ce dernier de

demander à l'empereur de faire connaître ses intentions pour que le

gouvernement hollandais accédât à ses désirs, si la chose était

possible. Werhuell écrivit dans ce sens au duc de Cadore, et dès le

lendemain le roi Louis reçut de son frère un projet de traité.

En marge de ce traité le roi Louis écrivit: «_Je consentirai à tous

les sacrifices que l'empereur exigera, pourvu que je puisse tenir

les engagements que je contracterai; pourvu encore que le reste de

la Hollande puisse exister, et surtout si ces sacrifices ôtent tout

sujet de mécontentement de la part de mon frère et me donnent la

possibilité de regagner son amitié et sa bienveillance; et c'est par

cette raison que je désirerais qu'on omît des considérants ces mots:

différents survenus entre eux._ Je n'ai pas d'autre différent que la

peine de voir l'empereur et mon frère fâché contre moi.»

Ce traité se composait de 15 articles, pour quelques-uns desquels le

roi demanda des modifications. Il proposa ensuite neuf articles

additionnels. L'empereur consentit à quelques-unes des modifications

proposées par son frère et rejeta les autres.

Daté du 16 mars, ce traité contenait en outre les quatre articles

secrets suivants:

1º Le roi ne s'oppose pas à ce que le corps de 18,000 hommes du

deuxième article soit commandé par un général nommé par l'empereur.

2º Il consent à ce que les bâtiments chargés de contrebande qui

arriveraient dans les rades de Hollande y soient arrêtés et déclarés

de bonne prise, et toutes les marchandises anglaises et coloniales

confisquées, sans égard à aucune déclaration.

3º Qu'il est dans le projet du roi d'éloigner de sa personne les

ministres qui ont eu l'intention de défendre Amsterdam, et n'ont pas

craint de provoquer la colère de la France. Sa Majesté veillera à ce

que dans aucun discours ou publication quelconque il n'y ait rien

qui tende à favoriser les sentiments haineux de la faction anglaise

contre la France.

4º Sa Majesté s'engage à cesser insensiblement d'entretenir des

ministres en Russie et en Autriche, de manière à ce que cette mesure

ne soit pas un sujet de remarque et que les cours ne puissent s'en

formaliser.

Après être tombé d'accord sur le traité avec son frère, le roi Louis

envoya à ses ministres en Hollande la lettre ci-dessous, qui fut lue

en séance du Conseil d'état, en présence de tous les membres du

cabinet, par le vice-président du Conseil.

Paris, 21 février 1810.

Le roi au Conseil d'état.

Quoique le troisième mois après mon départ tire déjà à sa fin, il

n'y a encore rien de décidé au sujet de l'état de nos affaires. Je

ne puis cependant mieux employer le premier moment de ma guérison

qu'en vous renouvelant l'assurance que j'emploierai continuellement

tous les moyens possibles pour conserver l'existence de ce royaume.

Il ne faut pas le feindre, ceci nous coûtera des sacrifices grands

et pénibles; mais s'il y a seulement une lueur de possibilité qui

nous assure la continuation de l'existence de la Hollande après tout

ce qu'on exige d'elle, je n'hésiterai pas un moment de me reposer

sur la magnanimité de l'empereur mon frère, dans l'espoir que les

raisons de mécontentement une fois remédiées, nous obtiendrons le

dédommagement que nous pouvons prétendre à si bon droit et dont nous

aurons besoin plus que jamais.

Mon intention, en me conformant à tout ce que l'empereur, mon frère,

exigera de nous, est de lui montrer que nous avons beaucoup

d'ennemis, que nous sommes la victime du vice, de viles passions et

d'intérêts; mais que nous n'avons cessé de continuer toujours

d'admirer l'empereur et de nous comporter comme des amis et des

alliés fidèles de la France, et éprouvés par mille sacrifices. Si,

comme j'ai raison de me flatter, je puis réussir dans mes intentions

réelles, le reste suivra de soi-même, tandis que ce doit être

l'intérêt et le désir de la France de protéger et d'agrandir la

puissance de ses amis, au lieu d'y apporter atteinte. Je vous invite

ainsi de réunir tous vos efforts pour prévenir les émigrations dans

les pays étrangers ou autres démarches désespérées et d'animer la

nation à attendre, avec la modération qui fait le fond de son

caractère, et convient à sa juste cause, le décret que l'empereur

donnera pour notre sort. Il ne m'est pas inconnu tout ce que chacun

souffre. J'ai fait pour plaider notre cause tout ce qui était en mon

pouvoir; ni la perte de mon temps, ni la mauvaise réussite de mes

peines n'ont pu me décourager, aussi ai-je tout _espoir d'espérer_

que si nous pouvons faire un arrangement qui n'exclue pas

entièrement la possibilité de notre existence, la Hollande pourra

encore échapper à cette tempête, surtout si après tout cela il ne

reste, non seulement aucun sujet de mécontentement, mais aucun

prétexte de mésentendu ou de mécontentement, et c'est à quoi je

tâche de faire aboutir tous mes efforts.

Votre roi,

Les Rois Frères de Napoléon Ier Documents inédits relatifs au premier Empire · 第 66 / 358 题