Vers la même époque, le gouvernement français essaya par la Hollande
de faire une tentative auprès de l'Angleterre pour l'ouverture d'une
négociation. Le ministre de France, M. de Champagny, duc de Cadore,
après avoir assuré le roi Louis que l'empereur n'avait nulle envie
de réunir la Hollande à l'empire, qu'il ne voulait pas même prendre
le Brabant et la Zélande; que, loin de là, il augmenterait son
royaume du grand-duché de Berg, ajoutant que s'il voulait faire
preuve d'une obéissance aveugle aux volontés de Napoléon, tout
changerait; que Napoléon, mécontent de la conduite de son frère,
demandait pour première preuve que ce dernier était décidé à suivre
désormais la politique de la France, de se prêter à un stratagème
qui consistait à envoyer quelqu'un en Angleterre pour voir si
l'appréhension de la réunion de la Hollande ne déterminerait pas
cette puissance à entrer en pourparlers pour la paix. Alors M. de
Champagny mit sous les yeux du roi le modèle d'une lettre que Louis
devait écrire à un de ses ministres. Louis rejeta d'abord avec
indignation cette rédaction, parce qu'on lui faisait dire qu'il
était convaincu de la nécessité de la réunion, puis sur les
instances qu'on fit auprès de lui, sur l'assurance qu'on lui donna
que tout cela n'avait d'autre but que de faire bien comprendre aux
Anglais l'imminence d'une réunion, il se décida à rédiger dans ce
sens une lettre à ses ministres.
Nous allons donner toutes les pièces, tous les documents relatifs à
cette haute comédie politique imaginée par Napoléon et dans laquelle
le roi Louis, alors sous l'entière dépendance de l'empereur à Paris,
fui contraint, bien malgré lui, de prendre un rôle. Comme nous
venons de le dire, le tout-puissant souverain de la France, à
l'apogée de son pouvoir et désireux de la paix maritime, crut, au
moyen d'une mise en scène habile, en faisant craindre au
gouvernement britannique une réunion prochaine de la Hollande à son
vaste empire, arriver à l'ouverture de négociations pour la
cessation de la guerre. Louis rédigea un projet de lettre destiné à
ses ministres en Hollande, lesquels devaient se réunir pour élaborer
une sorte de procès-verbal à expédier au président du conseil en
Angleterre, sir Arthur Wellesley, afin de prévenir le gouvernement
du danger qui menaçait les Îles britanniques si l'empereur Napoléon
donnait suite au projet qu'il semblait prêt à exécuter, de réunir la
Hollande à ses états et d'en faire un département français. En
effet, cela doublait la puissance maritime de l'empire. Or, rien ne
pouvait empêcher cette réunion si Napoléon l'ordonnait.
L'indépendance de la Hollande ne pouvait être indifférente pour
l'Angleterre, et dans ces conditions une paix maritime pouvait être
avantageuse pour la France, pour la Hollande, et pour l'Angleterre
elle-même. Telle était l'opinion de l'empereur.
Le 9 janvier, le roi Louis écrivit donc de Paris la lettre
ci-dessous.
Louis à ses ministres.
Messieurs,
Depuis six semaines que je suis auprès de l'empereur, mon frère, je
me suis constamment occupé des affaires du royaume. Si j'ai pu
effacer quelques impressions défavorables ou du moins les modifier,
je dois avouer que je n'ai pu réussir à concilier dans son esprit
l'existence et l'indépendance du royaume avec la réussite et le
succès du système continental, et en particulier de la France contre
l'Angleterre. Je me suis assuré que la France est fermement décidée
à réunir la Hollande malgré toutes les considérations, et qu'elle
est convaincue que son indépendance ne peut plus se prolonger si la
guerre maritime continue. Dans cette cruelle certitude, il ne nous
reste qu'un espoir, c'est celui que la paix maritime se négocie;
cela seul peut détourner le péril imminent qui nous menace. On
propose la cession du Brabant et de la Zélande, de fournir 14
vaisseaux et 25,000 hommes, et j'ai la certitude que même après cela
le reste de la Hollande serait bientôt demandé. Ainsi l'intention
claire et formelle de la France est de tout sacrifier pour acquérir
la Hollande et augmenter par là, quelque chose qui doive lui en
coûter, les moyens maritimes à opposer à l'Angleterre. Je suis
obligé de convenir que l'Angleterre aurait tout à craindre d'une
pareille augmentation de côtes et de marine pour la France. Il est
donc possible que leur intérêt porte les Anglais à éviter un coup
qui peut leur être aussi funeste. Faites donc en sorte, de
vous-mêmes, sans que j'y sois nullement mentionné, que le ministère
anglais soit prévenu du danger imminent de votre pays. Mais il n'y a
pas de temps à perdre. Envoyez de suite quelqu'un du commerce, sur
et discret, en Angleterre, et envoyez-le-moi de suite dès qu'il sera
de retour. Faites-moi savoir l'époque à laquelle il pourra l'être,
car nous n'avons pas de temps à perdre, il ne nous reste plus que
peu de jours. Deux corps de la grande armée marchent sur le royaume.
Le maréchal Oudinot vient de partir pour en prendre le commandement.
Faites-moi savoir ce que vous aurez fait en conséquence de cette
lettre et quel jour je pourrai avoir la réponse de l'Angleterre.
Sur ce, Messieurs, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte garde.
Projet de lettre jointe à celle du roi, et devant être adressée au
marquis de Wellesley:
Quelque étrange que puisse paraître la démarche d'une nation qui,
pour se sauver d'un péril imminent qui la menace, croit ne trouver
d'autre moyen de salut qu'en s'adressant à la puissance même avec
laquelle cette même nation se trouve en état de guerre ouverte, tel
est cependant le résultat des circonstances qui ont amené l'état
actuel des choses sur le continent, que cette démarche
extraordinaire est devenue indispensable pour ceux qui, pendant
l'absence de leur souverain, composent le gouvernement de Hollande.
Si d'une part ce n'est pas sans peine (pourquoi le
déguiserions-nous?) que nous nous voyons réduits à une démarche à
laquelle aucune autre considération que celle de la perte de notre
existence politique n'aurait été capable de nous engager; d'un autre
côté, ce n'est que dans la conviction la plus intime d'agir
conformément au plus sacré des devoirs politiques que nous devons
croire pouvoir nous y déterminer et passer sur toutes les raisons
qui ont pu nous arrêter un instant, au risque même de voir notre
conduite désavouée, pour ne pas dire davantage, par le monarque même
dont la conservation en fait un des principaux motifs, mais dont
l'urgence du danger ne nous a point permis de demander
l'approbation.
En effet, M. le marquis, il ne s'agit dans ce moment de rien moins
que la Hollande soit rayée de la liste des nations et d'en faire une
province de la France.
Depuis longtemps, un orage nous menaçait, et le roi, convaincu que
le seul moyen de l'écarter était une entrevue avec son auguste
frère, n'a pas hésité un seul instant de se rendre auprès de lui,
lorsqu'il voyait toute autre tentative inutile. Mais quelqu'aient
été les efforts qu'il a employés, les sacrifices auxquels il a voulu
se résigner, rien n'a été capable de concilier dans l'esprit de
l'empereur Napoléon l'existence et l'indépendance de la Hollande
avec la réussite du système continental.
Les nouvelles informations officielles qui nous sont transmises de
Paris nous assurent que la France est fermement décidée à réunir la
Hollande, et que l'époque de ce grand événement n'est éloignée que
de quelques jours. Déjà, le maréchal destiné à l'exécution de ce
plan, vient de partir. Déjà l'armée sous ses ordres paraît
s'approcher de nos frontières, sans qu'aucune instance de notre part
soit capable d'en arrêter les progrès. Dans cette cruelle certitude,
un seul espoir nous reste, c'est celui d'une prompte négociation de
paix entre la France et l'Angleterre. Cela seul peut détourner le
péril qui nous menace, et sans la réussite de ces négociations, c'en
est fait de l'existence politique de la Hollande, qui, une fois
perdue, ne saurait lui être rendue sans un bouleversement total de
l'ordre actuel des choses sur le continent, circonstance à laquelle
il nous paraît aussi difficile de croire qu'impolitique de la
désirer. Il est possible que nous nous faisions illusion, mais
l'expérience du passé nous engage à croire que toutes les
puissances, surtout l'Angleterre, sont intéressées à la conservation
de notre existence politique et à ne négliger aucun moyen convenable
pour parer le coup qui nous menace. La Hollande, puissance
indépendante, ne pourra jamais porter le moindre ombrage à la grande
force à laquelle l'Angleterre a su s'élever; réunie au contraire à
la France, et les grandes forces qu'elle possède encore mises à la
disposition du monarque qui gouverne ce vaste empire, et dont Votre
Excellence est trop juste elle-même pour ne pas reconnaître le génie
transcendant, la Hollande pourra donner indubitablement à la France
les moyens de prolonger encore bien longtemps une lutte qui a déjà
trop duré pour le malheur des nations.
Ce n'est pas tout: l'indépendance même de l'Angleterrre dans ses
relations directes avec le continent nous paraît menacée pour
toujours du moment que la Hollande sera irrévocablement réunie à la
France, et l'Angleterre par conséquent réduite à l'alternative de ne
cultiver ses relations que par des voies longues et détournées ou de
se soumettre à tous les inconvénients que pourra éprouver son
commerce, en prenant par les états de la puissance la plus
prépondérante du continent.
Pardonnez, M. le marquis, notre zèle nous emporte trop loin, mais
nous croyons qu'il est d'un intérêt si majeur pour l'Angleterre de
ne point voir la Hollande devenir province française, que nous osons
demander en considération sérieuse à Votre Excellence de contribuer,
pour tout ce qui dépend d'elle, à prévenir ce désastre par une
prompte ouverture de négociations de paix. Nous sentons qu'une
pareille démarche peut paraître au premier abord contraire à la
juste fierté du gouvernement anglais, mais lorsque nous considérons
que la première base sur laquelle reposeront ces ouvertures serait
d'exiger formellement que tout restât relativement à la Hollande sur
le pied actuel, nous pensons, au contraire, que bien loin de
blesser la fierté de votre gouvernement, des ouvertures de paix de
sa part ne sauraient que lui être glorieuses.
Voilà ce que le désir de notre conservation nous a suggéré de
soumettre immédiatement à Votre Excellence. Nous aurions pu sans
doute nous étendre davantage, si nous n'eussions craint de faire
tort à sa pénétration, en entrant dans des développements
ultérieurs.
Au cas où Votre Excellence penserait que ce que nous avons dit
mérite quelque attention du gouvernement anglais, qu'elle veuille
bien se persuader qu'il n'y a pas de temps à perdre, chaque instant
est infiniment précieux.
Nous terminerons cette lettre par l'expression de l'espoir que nous
aurons pour opérer auprès de Votre Excellence la même conviction qui
réside auprès de nous à l'égard du contenu.
Cela étant, nous aimons à nous flatter du plus heureux succès, la
sagesse connue de Votre Excellence nous est le sûr garant qu'elle
saura trouver les moyens de conduire l'important ouvrage dont il
s'agit à une fin heureuse. Et après une gloire militaire acquise à
si juste titre, quelle ne serait pas la satisfaction pour Votre
Excellence elle-même de voir pendant son ministère actuel luire le
jour heureux à l'humanité souffrante, dont la justice ne saurait
manquer de reconnaître en elle un des grands hommes d'état auxquels
il était réservé de réaliser l'espoir des nations.
L'empereur, peu satisfait de ce projet de lettre, écrivit à ce sujet
le lendemain, 17 janvier, au duc de Cadore:
Monsieur le duc de Cadore, vous trouverez ci-joint une lettre du roi
de Hollande avec un projet de dépêches au ministre des affaires
étrangères d'Angleterre. Vous ferez connaître au roi que je
n'approuve point ce projet de dépêche, et que je n'approuve point
non plus qu'il retourne en Hollande. Cela serait contraire aux
circonstances actuelles. Mes troupes ont déjà reçu l'ordre de se
diriger sur Dusseldorf et d'entrer en Hollande. Je vous envoie
ci-joint trois pièces: 1º un projet de note que vous remettrez à M.
de Roëll, le ministre des affaires étrangères de Hollande; 2º un
projet de procès-verbal d'une séance du conseil de Hollande; 3º un
projet de lettre du président de ce conseil au président du conseil
d'Angleterre.
L'empereur attachait une telle importance à cette affaire, que
lui-même fît écrire, sous sa dictée, la note ci-dessous:
Note dictée par l'empereur et sans date.
Je pense qu'il est convenable que quinze ou vingt des plus notables
de la nation hollandaise se rendent à Paris. Là, on leur fera
connaître la situation des choses et la volonté où je suis de réunir
leur pays, en leur disant tout ce que j'ai fait pour leur bien-être.
Si la guerre maritime dure encore, l'indépendance de leur pays est
impossible, mais que l'empereur demande que cette démarche soit
faite, pour faire connaître la position de la Hollande au
gouvernement anglais. Enfin, si on veut faire la paix ou plus tôt ou
plus tard, la paix se fera. En la faisant aujourd'hui, la Hollande
conservera son indépendance.
Cette démarche aussi peut frapper Londres, et mettre dans l'embarras
les ministres anglais.
Que le Corps législatif fasse faire des démarches en Angleterre pour
faire connaître que la paix peut conserver l'indépendance de la
Hollande.
Il faut pour cela que le discours soit fait de façon à prouver que
la Hollande sent l'impossibilité de conserver son indépendance si la
guerre dure. La réunion du Brabant est indifférente à l'Angleterre.
Causer de cela avec le ministre des affaires étrangères et
l'ambassadeur, et voir le parti à prendre.
Que la Hollande se donnera franchement à la France si on ne fait
rien avec l'Angleterre.
Alors le duc de Cadore fît rédiger un second projet, qui, revu avec
beaucoup de soin et corrigé de la main de l'empereur, fut envoyé de
Paris à MM. Van der Heim, Mollerus et autres ministres de Hollande.
Voici ce document:
Projet de procès-verbal.
Que si l'Angleterre connaissait le sort qui menace la Hollande, ce
pourrait être pour la Grande-Bretagne une occasion de se relâcher de
ses mesures et d'ouvrir au moins une négociation provisoire par
laquelle la France serait engagée à renoncer aux décrets de Berlin
et de Milan, et l'Angleterre à ses ordres du conseil et à ses
prétentions relatives aux droits de blocus; et que ce simple
arrangement rendant à la guerre le caractère qu'elle avait il y a
trois ans, la Hollande pourrait en conséquence exister comme elle
existait alors, en commerçant avec les neutres, sans nuire aux
intérêts du continent: que les Anglais jugeraient peut-être que le
moment est favorable pour entamer les négociations d'une paix qui
serait utile à l'Angleterre, Sa Majesté assurant l'indépendance
d'une nation dont le voisinage lui est si avantageux, et qui est la
plus directe et la plus courte communication avec le continent; que
dans ces circonstances il est évident que des négociations de paix
ou du moins des arrangements provisoires peuvent seuls conserver à
la Hollande son existence politique, et qu'en conséquence il sera
envoyé le plus promptement possible auprès du gouvernement anglais
un agent secret chargé de lui faire connaître la situation de la
Hollande, et de lui communiquer la note du ministre des relations
étrangères de France et le présent procès-verbal. Que si
l'Angleterre ne consentait pas à profiter de cette circonstance pour
faire des ouvertures de paix, elle pourrait, du moins, rétablir les
choses telles qu'elles étaient avant les ordres du conseil et
s'entendre pour une négociation relative à l'échange des prisonniers
de guerre; et que par là elle rendrait à la guerre actuelle le
caractère d'une guerre ordinaire, et éviterait les malheurs qui
menacent la Hollande. Que si, au contraire, l'Angleterre est
inaccessible à ces considérations, la nation hollandaise n'aura pas
d'autre parti que de se soumettre avec dévouement au grand homme qui
veut la réunir à son empire, en lui laissant son organisation
intérieure et en ouvrant à son commerce tout le continent européen.
Quelques députés au Corps législatif et autres personnes notables
pourront être convoqués à ce conseil et signer ce procès-verbal.
Le roi Louis, qui avait voulu d'abord décliner toute participation
dans ce projet et refuser un rôle dans cette haute comédie
politique, circonvenu, avait fini par se rendre, comme on l'aura vu,
et était devenu l'âme de l'affaire. Il fit passer en Hollande le
projet de lettre ci-dessous, à joindre avec les dépêches à expédier
en Angleterre.
Projet de lettre que le président du conseil des ministres de
Hollande devra écrire au président du conseil d'Angleterre:
J'ai l'honneur de vous envoyer une note du ministre des affaires
étrangères de France, ainsi que le procès-verbal d'une séance du
conseil tenu en conséquence. Votre Excellence reconnaîtra trop bien
par le but de ma démarche, pour que j'aie besoin de lui dire à quel
point l'indépendance de la Hollande est menacée; et elle sait
combien la réunion de la Hollande à la France serait funeste pour
l'Angleterre. Les résolutions de l'empereur ne peuvent être
détournées que par un traité de paix, où l'on mettrait pour
condition qu'il ne serait rien fait de nouveau à l'égard de la
Hollande; où, par une négociation provisoire relative à l'échange
des prisonniers de guerre, et à la suppression des décrets de Berlin
et de Milan, et des ordres du conseil d'Angleterre, l'on mettrait
également pour condition qu'il ne serait rien fait de nouveau à
l'égard de la Hollande. Si les deux puissances ne voulaient pas
s'entendre pour rendre la paix et le bonheur à l'humanité, elles
pourraient, du moins, par un arrangement, établir des principes sur
le commerce des neutres et l'échange des prisonniers, ce qui ôterait
à la guerre ce caractère farouche et désespéré qu'elle a pris
depuis quelques années: arrangement d'autant plus avantageux pour
l'Angleterre qu'il sauverait l'indépendance de la nation
hollandaise. Mais si tant de considérations d'humanité et de
politique ne peuvent rien sur le gouvernement britannique, il ne
nous restera qu'à nous rallier de bonne foi au grand empereur qui
veut nous admettre dans son empire, et reconnaître que les actes
qu'il fait contre notre indépendance ne sont point le résultat du
caprice et de l'ambition, mais celui de l'inflexible nécessité.
Il me reste à vous prier de ne donner aucune communication de cette
lettre, afin qu'elle ne parvienne pas aux oreilles de notre
souverain. J'espère, lorsque j'aurai reçu la réponse de Votre
Excellence, lui faire agréer la démarche que je fais dans ce moment.
Sa Majesté reconnaîtra la pureté de mes motifs, mais encore est-il
convenable qu'elle ne l'apprenne pas par d'autre que moi-même.
Enfin, le 24 janvier 1810, un troisième projet de note fut remis au
baron de Roëll. L'empereur avait revu avec soin cette note, dont
l'original porte des corrections de sa main. Voici ce dernier projet
qui fut confié à un Hollandais, M. Labouchère, et porté par lui à
Londres: