JOSEPH À JULIE.

Madrid, 6 novembre 1810.

Ma chère amie, j'ai reçu tes lettres des 12 et 14, je t'ai déjà

écrit que c'est toi plus que moi qui peut décider s'il convient que

tu viennes ici, ce voyage doit être entrepris ou différé selon que

les affaires d'Espagne à Paris s'arrangent ou se brouillent, elles

ne peuvent pas rester longtemps telles qu'elles sont, cette crise ne

peut pas durer, il faut avancer ou reculer. Si je dois retourner en

France, il est inutile que tu viennes en Espagne, si je dois rester

en Espagne, il faut y venir. Mais, pour que je puisse y rester, il

faut que l'empereur fasse ce que je lui ai écrit par la lettre dont

était porteur M. d'Almenara, à laquelle il n'a pas répondu.

Les Rois Frères de Napoléon Ier Documents inédits relatifs au premier Empire · 第 39 / 358 题