Andujar, le 6 avril 1810.
Ma chère amie, M. le duc de Santa-Fé[23] part dans l'instant, il est
instruit de tout ce qui me regarde, même des affaires particulières
qui nous intéressent, crois tout ce qu'il te dira, je désire que
tout ce que nous possédons en France puisse être réalisé en effets
sans échéances fixes sur l'étranger, Nicolas (Clary) pourrait nous
servir dans ce cas. Je serai à Madrid avant toi, si je suis instruit
à temps de ton départ à Paris. Je t'embrasse avec mes enfants.
[Note 23: Le duc de Santa-Fé, grand d'Espagne, dévoué à
Joseph.]
Tu verras quels sont les présents que je compte faire pour le
mariage et tu m'en parleras.