C'est vers ce temps qu'il imagina de prendre son rang, la gloire et
la fortune d'assaut par un coup de main. Il écrivit deux drames:
_Vautrin_ et _Mercadet_. Deux pièces de Figaro. L'une échoua comme
scandale; l'autre expira de langueur. Il croyait fermement que
_Mercadet_, pris dans la passion industrielle de la bourgeoisie,
serait le _Figaro_ du siècle. Je me souviens qu'il vint plusieurs
fois ayant la fièvre de son succès chez moi pour me conjurer de
l'entendre, de le voir, d'assister aux répétitions. Je consentis;
j'allai aux répétitions. Je fus peu touché. Rien ne put le
désenchanter de son illusion; on le joua sans succès. Il était comme
moi-même, mal né pour la scène: il n'y avait pas assez d'espace pour
ses conceptions.