Oligomeris dispersa Müll.[26]

Silene setacea Viv.

Gymnarrhena micrantha Desf.

Asteriscus pygmæus Coss. et DR.

Ifloga spicata Schultz Bip.

Onopordon ambiguum Fres.

Carduus Arabicus Jacq.

Atriplex dimorphostegia Kar. et Kir.

Panicum Teneriffæ R. Br.

Andropogon laniger Desf.

Æluropus...

=VII=

=Du Djerid à Gafsa.=

Après Sedada nous coupons la plaine qui s’étend entre le Djebel

Cherb et le bord du grand Chott et où croissent de nombreux buissons

de _Retama Rætam_. Nous constatons l’abondance du _Pennisetum

ciliare_ et des _Arthratherum plumosum_, _ciliatum_ et surtout

_obtusum_. L’_Hedysarum carnosum_ y forme de grosses touffes. Nous

sommes partis en avant avec un cavalier qui nous avait déclaré à

Sedada ne pas connaître l’Oued Metaleghmin où nous devons camper,

et nous sommes forcés de nous arrêter pour attendre un autre guide

que le cheikh nous avait promis et qui devait nous rejoindre presque

immédiatement. Plus d’une heure s’écoule et nous commençons

à désespérer, lorsque nous voyons apparaître enfin notre convoi

précédé par un petit vieillard noir, maigre et grisonnant, monté

sur un âne minuscule et portant en travers de sa bête un fusil

gigantesque. Nous pressons la marche pour réparer le temps perdu et

échapper à un orage qui nous menace.

En route, une Gerbille se lève sous nos pas et met tout le monde en

branle. Nous finissons par la capturer et nous arrivons assez tard à

l’entrée d’une gorge étroite qui s’enfonce dans la montagne :

c’est le lit à sec d’un torrent qui serpente au milieu de pentes

à pic dénudées, marbrées de marnes jaunes et blanchâtres. Pendant

que nos gens pénètrent dans le défilé, je mets pied à terre pour

examiner un monument mégalithique formé d’un carré de pierres

brutes qui renferme une enceinte circulaire avec d’autres pierres

entassées en tumulus. Je suis heureux de retrouver là un type que

j’ai déjà constaté avec mon savant ami Mac Carthy dans le Sersou

et qui, pour nous, est absolument berbère. Tout autour je remarque

de petites touffes grêles d’une graminée gazonnante : c’est un

_Sporobolus_ nouveau. Je m’empresse d’en ramasser quelques pieds,

mais je suis interrompu par les larges gouttes de l’averse qui nous

menaçait depuis le départ et par les appels redoublés de nos gens :

il s’agit de déterminer sans retard le lieu du campement et de

dresser les tentes pour échapper à ce déluge.

La pluie à peine passée, il faut s’occuper de la question de

l’eau : le lit du torrent ne contient que du sable fin et ce

n’est qu’à un kilomètre qu’on découvre, au fond d’une

gorge transversale, barrée par un rocher, une cavité formant

citerne. Pendant qu’on conduit les bêtes à cet abreuvoir naturel

mais d’un accès dangereux, je retourne au campement en herborisant

le long des parois bigarrées des collines où sont en fleurs :

Rapport sur une mission botanique exécutée en 1884 dans le nord, le sud et l'ouest de la Tunisie · 第 10 / 29 题