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En ce qui concerne à cette date la constitution civile du clergé,

sorte de concordat populaire, aussi illogique et aussi oppressif qu'un

concordat royal, je n'ai rien à rétracter de mon jugement; ce fut une

des grandes fautes de la Révolution; en matière de conscience, son

salut et son devoir étaient dans un peuple libre et dans une Église

libre, se mouvant librement et respectueusement dans deux sphères

indépendantes, la sphère civique et la sphère religieuse. Bien que je

ne me dissimule rien des difficultés de cette séparation des deux

autorités, elle triomphera un jour; la religion en sera plus pure et

plus efficace, plus morale, la conscience plus fière d'elle-même,

l'État plus irresponsable des fureurs ou des persécutions des pouvoirs

humains.

Le portrait de Vergniaud se dessine dans la question de l'émigration.

Le droit de tout faire, excepté ce qui attente à la patrie, est son

principe; il est aussi celui du bon sens. Seulement la confiscation

des biens de l'émigré, droit qui punit les enfants et la famille de la

faute d'un père, dont ils sont innocents et pour lequel ils sont

frappés dans leur existence, est un faux principe en équité comme en

politique.

Cours familier de Littérature - Volume 12 · 第 201 / 208 题