Pisombo, Pisombo! a chapel is near,
'Tis holy St. Stephen's.--Now, good Saint, hear!
Pisombo, Pisombo! as wearied we pray,
For favouring breezes to speed our way.
V
Pisombo, Pisombo! how trimly we glide!
--If the rich Carrack, that creeps o'er the tide,
Pisombo, Pisombo! were offered to me--
My own loved bark, would I take her for thee?
Suivait un commentaire: «Ces extraits, qui, nous devons le dire en toute
justice, n'ont pas plus de valeur poétique qu'il n'est possible d'en
attribuer à presque toutes les autres compositions du volume,
satisferont peut-être le lecteur, par cette hardiesse de la pensée,
cette vigueur de l'expression, cette simplicité aussi, qui sont le
propre de la ballade populaire et assurent aux chants illyriens une
incontestable supériorité sur les oeuvres des autres bardes serbes. De
plus, nous ne trouvons dans les spécimens de poésie serbe de M. Bowring
aucune allusion à ces deux étranges superstitions qui, de l'Adriatique à
la Mer Noire, étendent leur terrible influence et d'où proviennent dans
la langue illyrienne certaines tournures empreintes de tristesse.
«La première est la superstition du _mauvais oeil_: superstition digne
d'attirer l'attention, en ce que la description de ce prétendu pouvoir
de fascination auquel on croit religieusement, particulièrement en
Dalmatie, s'applique exactement, sans qu'on ait à y changer une phrase,
à certaines croyances populaires d'Irlande. Dans l'un et l'autre pays,
le pouvoir de diriger les destinées d'autrui est accordé à certaines
personnes, et cela grâce à un simple regard.»
«La seconde de ces superstitions, plus répandue encore que la
précédente, le _Vampirisme_, rencontre de nombreux croyants dans les
populations de Hongrie et de Turquie; elle est heureusement ignorée dans
les Iles Britanniques.»
Après avoir ainsi relevé dans _la Guzla_ ces deux traits qui lui
paraissaient si bien caractériser le véritable esprit d'un peuple
particulier, le bon critique de la _Revue du Mois_ rendait hommage à
l'extrême modestie du traducteur: «Nous n'ajouterons qu'un mot pour
faire remarquer cette manière toute simple et dénuée de prétention avec
laquelle ce petit travail est présenté au public. Le nom même de
l'auteur si industrieux, si bien informé et d'un goût si parfait, est
supprimé et sans doute avec lui nombre d'anecdotes qui eussent jeté une
lumière plus intense sur cette oeuvre poétique. Si, comme nous croyons
devoir l'y encourager, il continue la publication des ballades
illyriennes, il serait à désirer qu'il le fît avec moins de discrétion
que dans les pages que nous avons sous les yeux.»
Mérimée dut être flatté d'un tel compliment.
§ 3