Ma tante est partie, et franchement...
La compagnie de cette femme faible n'est pas du tout ce qu'il me
faut. Elle est bonne, infatigable dans ses soins; mais sa pitié
m'énerve et m'irrite. Il y a dans sa compassion quelque chose qui me
fait si douloureusement sentir le malheur d'avoir perdu ma beauté!
Les joies du coeur ne sont plus pour moi, mais je voudrais
l'intimité d'une âme forte, qui m'aidât à acquérir la plus grande,
la plus difficile des sciences: celle de savoir souffrir.