J'éprouve un inexprimable dégoût de la vie et de tout. Qui m'aidera
à gravir le rude sentier? La solitude est bonne pour les calmes,
pour les forts.
Mon Dieu, _agissez avec moi; ne m'abandonnez pas à la faiblesse de
mon coeur, ni aux rêves de mon esprit._
Aussitôt que mes forces seront revenues, je tâcherai de me faire des
occupations attachantes. J'aimerais à m'occuper activement des
pauvres, comme mon cher bon père le faisait, mais je crains que ces
pauvres gens ne croient bien faire, en me parlant de ma figure, en
m'exprimant leur compassion, en me tenant mille propos odieux.
Craintes puériles, vaniteuse faiblesse qu'il faudra surmonter.