Je croyais avoir déjà trop souffert pour être capable d'un sentiment
de joie. Eh bien! je me trompais.
Ce matin, au lever de l'aurore, les oiseaux ont longtemps et
délicieusement chanté, et je les ai écoutés avec un attendrissement
inexprimable. Il me semblait que ces voix si tendres et si pures me
disaient: Dieu est bon. Espère en lui.
J'ai pleuré, mais ces larmes n'étaient pas amères, et depuis cette
heure, je sens en moi-même un apaisement très doux.
Ô mon Dieu, vous ne me laisserez pas seule avec ma douleur, vous qui
avez dit: «Je suis près des coeurs troublés.»