Pas une dépêche. Pas un mot. Oh! ne rien savoir de lui! Quel supplice de
toutes les secondes... Où est-il?... Que lui arrive-t-il?... Quatre
jours, déjà, depuis qu’il est parti... Si gai! Il y avait en lui une
bravoure joyeuse que je ne soupçonnais pas et dont je suis fière, dans
ma peine; une sorte de curiosité pour cette vie inconnue qui s’ouvrait
devant lui; un oubli absolu du danger, de la mort qui, désormais, va
rôder autour de lui...
Ah! Dieu, à cette heure, je l’aime comme jamais, peut-être, je ne l’ai
tant aimé!...