Le royaume de Naples, tout le reste de l’Italie et les îles du Levant,
ont à peu près le même mode de transport.
Les postes napolitaines sont servies par les chevaux que les seigneurs
voisins des routes fournissent de leurs haras, et dont ils retirent le
profit. Ces chevaux, élevés avec soin, sont très-estimés et
très-convenables pour ce service.
Les bateaux à vapeur vont donner une nouvelle activité à la
correspondance de toutes les îles de la Méditerranée. Ils sont employés
avec succès à Venise; et bientôt, tous les retards qu’on éprouvait dans
les relations maritimes disparaîtront.
On voyage dans le royaume de Naples, en chaises qui, avec deux chevaux,
paient onze carolins par poste. Un cheval, à franc étrier, coûte cinq
carolins et demi. La calèche napolitaine n’est qu’une espèce de coquille
à une place, sur un piédestal, supportée par des brancards très-légers
et très-élastiques, et traînée par un seul cheval. Son poids est de dix
à quinze livres. Elle roule avec une vitesse extrême. Le voyageur dirige
le cheval; et, le conducteur placé derrière, tient le fouet. Il y a
d’autres calèches, ou _curriculi_, qu’on loue 10 ou 12 fr. par jour. La
nouvelle route[189] qui a été construite pour traverser le mont
Pausilippe, est superbe, et on peut la parcourir très-commodément en
voiture.
[189] Elle a coûté 30,000 ducats, et les troupes autrichiennes y ont
travaillé sous la direction de M. Mulhlwerth, capitaine du génie
autrichien.
Nous avons remarqué que la partie de l’Italie dépendante de l’Autriche
était seule soumise à l’affranchissement forcé.