Philippe II abandonna la propriété des postes de Portugal à la maison
Gomez de Mata, dont les descendans possédèrent la charge de grand-maître
avec tous les priviléges qui y étaient attachés. L’organisation de ce
service était la même qu’en Espagne. Le transport des lettres s’y fait
encore avec la même régularité, et c’est par l’intermédiaire de ce
royaume que le Portugal reçoit les dépêches du continent. On trouve à
Lisbonne des paquebots qui partent à époques fixes pour la Hollande,
l’Angleterre, le Brésil, les îles des Açores, de Madère, et les colonies
dépendantes du Portugal où les postes sont établies sur les bases
adoptées dans la métropole.
On voyage en Portugal dans des chaises de postes assez incommodes et
toujours mal entretenues. Ce sont des calèches attelées de deux mulets,
à 2 roues et à 2 places. On se sert à Lisbonne de ce genre de voitures;
mais on y remarque plus communément des équipages à quatre places et à
quatre mulets. Il est encore une autre voie qu’on peut prendre, celle
des messagers qui conduisent à dos de mulets, monture la plus ordinaire,
les dépêches ou les marchandises.
Il faut affranchir toutes les lettres destinées pour le Portugal et ses
colonies.