MÉTÉORE

_À Louis de Gonzague FRICK_

C'est l'harmonie qui est à l'appareil

Le cyclone reste en suspens sur le fleuve

Comme deux paupières de vautour

Voyez l'étamine de mes mains dans laquelle il y a une ville de

l'extrême-orient

Les myosotis géants les pousse-pousse d'amour

Le carnaval des tempêtes part d'ici

Je me tiens debout sur l'avant-dernier char

J'espère que vous le baiser

Vous paraîtrez

Même en camisole de force

La lueur qui pêche les cœurs dans ses filets

Me demande l'heure

Je réponds le temps de pêcher pour toi

Pour moi celui d'agiter les mouchoirs et de tordre les poignets

L'usine aux cheveux de trèfle

L'usine où se plaignent les grandes rames à vif

Redouble de foi quand je passe

Les mains dans mes poches de grisou blanc et rose

Je promets et ne suis pas capable de tenir

L'atmosphère me demande conseil inutilement

Le long des fils télégraphiques je fais mon apparition en robe

fendue

Sur ma tête se posent des pieds d'oiseaux si fins

Que je ne bouge que pour les faire lever

Je vis parquée dans les forêts

D'où les nuages galants me font rarement sortir

Misérable je fuis sur un quai parmi les caisses

Clair de terre · 第 58 / 62 题