_À Louis de Gonzague FRICK_
C'est l'harmonie qui est à l'appareil
Le cyclone reste en suspens sur le fleuve
Comme deux paupières de vautour
Voyez l'étamine de mes mains dans laquelle il y a une ville de
l'extrême-orient
Les myosotis géants les pousse-pousse d'amour
Le carnaval des tempêtes part d'ici
Je me tiens debout sur l'avant-dernier char
J'espère que vous le baiser
Vous paraîtrez
Même en camisole de force
La lueur qui pêche les cœurs dans ses filets
Me demande l'heure
Je réponds le temps de pêcher pour toi
Pour moi celui d'agiter les mouchoirs et de tordre les poignets
L'usine aux cheveux de trèfle
L'usine où se plaignent les grandes rames à vif
Redouble de foi quand je passe
Les mains dans mes poches de grisou blanc et rose
Je promets et ne suis pas capable de tenir
L'atmosphère me demande conseil inutilement
Le long des fils télégraphiques je fais mon apparition en robe
fendue
Sur ma tête se posent des pieds d'oiseaux si fins
Que je ne bouge que pour les faire lever
Je vis parquée dans les forêts
D'où les nuages galants me font rarement sortir
Misérable je fuis sur un quai parmi les caisses