Non je ne ferai pas l'éther dans la revue future
Où les décors plantés dans la mer
En pleine aurore boréale
Comme toujours
Le pommier reprendra son bien
Je n'ai garde de confondre le baguier de la mer
Et l'arcade sourcilière de Dieu
Je ne suis pas seul en moi-même
Pas plus seul que le gui sur l'arbre de moi-même
Je respire les nids et je touche aux petits des étoiles
En tant que personnage de la revue éternelle
Mes sabots de feu ne font pas grand bruit
Sur le parquet céleste
Du ciel blanc qui fait la roue aux pieds de Junon
Tombent les ramoneurs de l'orage
Je pique les coursiers de mes sens
Les uns sont montés par de belles amazones
Les autres se cabrent au bord de précipices vermeils
Il y a une loge en dehors des coulisses
Une loge où la psyché redresse les branches qui plient
Sous trop de fruits de bouches encore vertes
L'immense tremblement des cils est dans le lustre
On tire le canon tout près
On emporte la statue du soleil sur un camion
Ma jeunesse prend part à une retraite aux flambeaux
Dans une île du Pacifique
Elle monte entre les fusées de ce dauphin
Immortelles de ma vie
Fiancées du jour qui n'hésite plus