Lorsque j'étais petit garçon, à la pension Jauffret, j'étais assis dans
la salle d'étude à côté d'un carreau fêlé. C'était un mauvais voisinage,
surtout en hiver. Le vent se faufilait par là en petites lames
tranchantes pour me rougir le nez et me roidir les doigts. Je me
plaignis deux ans aux divers maîtres d'étude, qui me promirent tous de
faire un rapport sur la question. Mais, un beau matin de janvier, je
perdis patience: je lançai une grosse pierre dans mon carreau. On me
tira les oreilles, et l'on fit venir le vitrier.
_Au commencement de décembre 1861, je quittai pour un an mes amis de_
l'Opinion nationale, _après avoir attiré sur leur tête un procès et
plusieurs communiqués. M. le docteur Véron, qui dirigeait la politique
et la littérature du Constitutionnel, m'invita à écrire un Courrier de
Paris dans le feuilleton de son journal, promettant que j'y serais tout
à fait libre, et qu'on ne me demanderait pas le sacrifice d'une seule de
mes idées. Il tint parole, et me laissa publier, sans rature, les quatre
articles suivants:_
I