«C'était si amusant, maman, cria Marie, en rentrant dans la chambre.
--Nous avons vu Louis et Henriette qui patinaient si bien, ajouta Jean.
--Mais j'ai bien froid aux mains» dit Marie lorsqu'elle eut ôté ses
gants. Dehors, elle ne s'en était pas aperçue; mais maintenant qu'elle
était dans la chambre chaude, elle le sentait.
«Ne te mets pas près du poële, dit maman: tes mains te feraient
mal. Je sais un jeu qui réchauffe joliment bien les mains. Viens ici.»
Marie s'assied sur une chaise, devant la fenêtre et la maman s'assied
en face d'elle.
«Tape maintenant deux fois dans tes mains, comme ça: un, deux! C'est
bien! A présent tape dans la paume de mes mains: trois! A présent, en
mesure! et la maman chante la chanson suivante:
[Musique]
1.
Un, deux, trois,
Voici les grands froids!
Main qui se repose
Jusqu'au bout des doigts
Devient froide et rose,
Un, deux, trois!
2.
Un, deux, trois,
Voici les grands froids!
La main qui s'agite,
Jusqu'au bout des doigts,
Se réchauffe vite,
Un, deux, trois!
3.
Un, deux, trois,
Voici les grands froids!
La chanson commence,
Messieurs les dix doigts,
Entrez vite en danse,
Un, deux, trois!»
Bientôt, Marie chante aussi et frappe bien en mesure dans ses
mains, puis contre celles de sa mère. Ses petites mains ne sont plus
froides du tout à présent.