[406] Voir page 417.
«Tuileries, 4 mars 1832.
»... Nous voilà donc à Ancône, et en toute loyauté et franchise, car
le pape et les Autrichiens savaient que s'ils rentraient une seconde
fois dans les États du pape nous irions à Ancône; cela avait été
annoncé depuis longtemps. Je crois bien, de vous à moi, qu'ils se
flattaient que nous ne l'oserions pas, comme le roi de Hollande se
flattait que nous n'entrerions pas en Belgique: ainsi, par cette même
raison, je vous avoue, mon cher prince, que je suis bien aise que nous
ayons tenu parole en cela comme en tout le reste. Tous les
ambassadeurs ont été instruits, au même moment que l'ordre en a été
donné, du départ de notre expédition, et comme nous ne voulons
certainement pas de révolution en Italie, mais, au contraire, engager
à prendre tous les moyens qui peuvent l'éviter, ce qui sera
expliqué bien clairement et qui l'est certainement déjà, je ne puis me
tourmenter du résultat de cette expédition qui prouve aux puissances
que nous tenons ce que nous avançons, ce qui à mes yeux est un très
grand avantage.