[399] Voir page 230.
«27 juin 1831.
»Après avoir ennuyé Mademoiselle des copies de ma correspondance
nocturne par le courrier d'aujourd'hui, je dois encore lui
communiquer la réponse du prince Léopold que je reçois à l'instant,
quoiqu'elle ne satisfasse pas toutes mes exigences françaises, et que
les conversations ne remplacent que faiblement ce qui aurait été bien
plus utile à dire officiellement. Cependant il faut se tenir pour
satisfait parce que le contraire serait maintenant sans but. Toujours
est-il bon que ma lettre d'hier ait provoqué l'explication écrite du
prince qui tient un peu de l'excuse. Il cherche à se justifier sur ce
que d'autres membres de la conférence ont pu lui dire: il eût été plus
simple et plus droit de s'arrêter à la phrase écrite de ma main, que
je lui avais laissée.
»A présent, espérons que les Belges si portés à l'indiscrétion
n'oublieront pas les assurances de dévouement que le prince leur a
faites pour la France...
»Mademoiselle se souviendra que les premières nouvelles de tout ce que
j'ai écrit ces jours-ci doivent venir de Bruxelles.
»Wessenberg va rendre plus facile le roi des Pays-Bas. C'est une
terrible tâche que nous lui donnons là.»