[381] Voir page 8.
«Paris, le 5 janvier 1831.
»Le parti ardent ici voudrait nous embarbouiller dans les affaires de
la Belgique et entraîner la France dans la guerre, en faisant
demander la réunion par la Belgique, et arborer la cocarde tricolore
française: il se flatte que cet entraînement serait irrésistible, mais
il se flatte en vain. Mon frère a déclaré qu'il ne céderait pas à cet
entraînement et qu'on verrait si c'est le roi ou les étudiants de
Paris qui doivent décider la question de la paix ou de la guerre...
»Il était bien tourmenté avant-hier, ne voyant plus quelle combinaison
pouvait convenir aux Belges, et vous demandait vos conseils pour en
trouver une; mais une dépêche de M. Bresson lui ayant appris que les
Belges étaient disposés à appeler le prince Othon de Bavière, il a
immédiatement fait taire toute autre considération et s'est emparé de
cette ouverture, non pas de manière à ce qu'on puisse dire qu'il
voulait imposer ce prince ou tout autre à la Belgique, mais pour
exprimer qu'il n'y avait aucune opposition, qu'il croyait instant d'en
finir, et que, par conséquent, il verrait ce choix avec plaisir...»