LE PRINCE DE TALLEYRAND A LA PRINCESSE DE VAUDÉMONT.

«Londres, le 8 juin 1832.

»Je commence ma lettre avant d'avoir des nouvelles de Paris. Je ne

sais rien depuis le 6, neuf heures du matin; jugez de mon tourment.

J'espère que cela finira à l'avantage du pouvoir, et que le pouvoir

saura en profiter pour rétablir par des moyens forts et

constitutionnels l'ordre si gravement troublé. C'est dans l'ordre

constitutionnellement établi qu'il faut chercher la popularité; c'est

là où elle est bonne. Les caresses à la canaille l'enhardissent et ne

produisent pas d'autre effet.

»On dit que le roi s'est montré avec beaucoup de tranquillité et de

fermeté le 5 au soir et toute la nuit du 6 qu'il a passée à cheval: on

l'approuve beaucoup ici...»

Mémoires du prince de Talleyrand, Volume 4 · 第 178 / 211 题