«Londres, le 2 juin 1832.
»Je me donne de la peine pour que Durant trouve notre affaire avec les
Hollandais en disposition de rapprochement, et je crois que
véritablement, l'intérêt hollandais forcera le roi de traiter. Tous
les appuis sur lesquels il comptait lui manquent. Je resterai
jusqu'après l'arrivée de Durant que j'établirai. On est ici fort en
gracieusetés pour moi; on me fait donner ma parole d'honneur de
revenir. Je promets, mais je dépends de l'état de la France: c'est là
ce qui me décidera. J'ai fait ce qu'un autre ne pouvait pas faire,
c'est d'avoir conservé les cinq puissances ensemble; elles y sont;
ainsi, si je le veux, ma mission est remplie, et on la croyait plus
que difficile. Le roi fera, j'espère, quelque acte qui prouve bien à
toute l'Europe qu'il reste dans le système de M. Périer pour le
dedans, et dans le mien pour le dehors...»