«Londres, le 27 décembre 1831.
»A la manière dont a été conduite par les Belges l'affaire des
forteresses, je crois qu'aujourd'hui il est impossible d'arriver à
faire ce que désire le roi. Mademoiselle doit être bien sûre que j'y
ai employé tous mes efforts. Mais, à présent, regardons bien l'affaire
en elle-même, et nous trouverons que son importance n'est pas bien
grande. On abat des forteresses, celles qui sont près de nous, Ath et
Mons: ainsi, voilà une réparation faite à la France. Il faut prendre
cela du bon côté et se souvenir, pour une autre occasion, qu'il ne
faut pas abandonner à eux-mêmes les gouvernements nouveaux et faibles.
»Dans la crise qui est toujours menaçante et qui le sera longtemps
encore en Europe, il est du premier intérêt que les gouvernements, qui
ont une analogie quelconque, marchent ensemble. L'affaire de la
Pologne réunit, par leur intérêt, trois gouvernements; deux seuls ont
un intérêt divers; il faut que ceux-là restent unis, et fassent même
pour cela des sacrifices, si cela est nécessaire. Je confie mon
opinion à Mademoiselle pour qu'elle veuille bien en faire usage avec
qui de droit....»