J'ai dit que le congrès devait commencer le 30 juillet, mais ce ne fut
que le 25 septembre que l'empereur de Russie, le roi de Prusse, et les
autres rois et ministres de cours différentes qui y étaient attendus,
commencèrent à s'assembler. M. de Metternich, lord Castlereagh,
remplacé ensuite par le duc de Wellington, le prince d'Hardenberg, le
comte de Nesselrode, qui n'était là que pour seconder l'empereur
Alexandre négociant pour lui-même, furent les principaux personnages
que M. de Talleyrand eut à rencontrer.
Sa tâche n'était pas très-facile. Son souverain devait sa couronne à
ceux dont les intérêts allaient alors se décider; on pouvait le
considérer lui-même comme leur ayant des obligations. Il fallait avoir
au plus haut degré conscience de sa position élevée pour ne pas
descendre à une position subordonnée. M. de Talleyrand avait
conscience de sa dignité, et il siégea à Vienne comme s'il était
l'ambassadeur du plus grand roi du monde.
Il avait avec lui des personnages de noms plus ou moins distingués, le
duc Dalberg, le comte Alexis de Noailles, M. de la Bernadière, et M.
de Latour du Pin.
M. de Talleyrand disait que le premier laisserait échapper les secrets
dont il désirait qu'on eût connaissance; que le second rapporterait au
comte d'Artois tout ce qu'il aurait vu, et épargnerait ainsi à ce
prince la peine de se le faire raconter par d'autres. Quant à M. de la
Bernadière, il ferait marcher la chancellerie, et M. de Latour du Pin
signerait les passe-ports. Lui-même, dans ces circonstances, allait à
Vienne avec l'idée de faire admettre la France dans le congrès sur le
même pied que les autres puissances, de rompre en quelque mesure le
faisceau de la coalition récemment formée contre elle, et de lui
trouver des amis au sein de ce corps où elle n'avait alors que des
ennemis unis contre elle; d'obtenir l'expulsion de Murat du trône de
Naples, et enfin, de transporter l'empereur de l'île Elbe à une
localité plus éloignée. Il était question des Açores ou des Bermudes.
La dissolution de l'alliance des grandes puissances, de quelque
manière qu'elle fût obtenue, était l'indépendance de la France. Quant
à l'expulsion de Murat de Naples, ou à l'éloignement de Napoléon,
c'étaient, sans aucun doute, des choses très-désirables à obtenir pour
les Bourbons en France; mais M. de Talleyrand avait peut-être encore
d'autres motifs pour poursuivre ces deux objets.
Si Murat n'était plus à Naples, que Napoléon fût en lieu sûr, et que
la branche aînée des Bourbons vînt à se perdre en France, deux autres
gouvernements, suivant les circonstances, étaient encore possibles. La
régence avec le duc de Reichstadt, ou une monarchie limitée avec le
duc d'Orléans. M. de Talleyrand en avait vu assez avant d'aller à
Vienne, et probablement en avait entendu assez depuis qu'il y était
arrivé, pour concevoir des doutes quant au succès de sa première
expérience; mais il occupait en France une position telle que, dans
toute combinaison n'ayant pas à sa tête l'empereur Napoléon, ce serait
toujours vers lui que se tournerait un parti considérable à
l'intérieur et à l'extérieur, pour résoudre les difficultés que
provoquerait la chute de Louis XVIII. Le congrès de Vienne eut
nécessairement pour base les engagements contractés entre les alliés à
Breslau, Töplitz, Chaumont et Paris; ces engagements stipulaient la
reconstruction de la Prusse d'après ses proportions de 1806, la
dissolution de la confédération rhénane, le rétablissement de la
maison de Brunswick dans le Hanovre, et faisaient aussi mention
d'arrangements concernant la position future du grand-duché de
Varsovie. Je reviendrai tout à l'heure sur ces arrangements.
Comme tout ce que l'on avait à partager était un butin commun entre
les mains des alliés, ils proposèrent qu'un comité de quatre
personnes, représentant l'Angleterre, l'Autriche, la Prusse et la
Russie, délibérât d'abord quant à la répartition; et qu'une entente
ayant ainsi été établie entre ces puissances (les principales entre
toutes), les termes de cette détermination fussent communiqués aux
autres puissances, à la France et à l'Espagne en particulier,--dont on
entendrait les objections.
Un tel arrangement excluait la France d'une part active dans les
premières décisions, qui seraient évidemment maintenues une fois que
les quatre puissances alliées seraient tombées d'accord.
M. de Talleyrand mit en jeu tout son tact et tout son talent pour
empêcher que les choses se passassent ainsi. Se prévalant du traité de
paix que la France avait déjà signé, il soutint qu'il n'y avait plus
_d'alliés_, mais seulement des puissances, qui, à la suite d'une
guerre ayant créé un nouvel ordre de choses en Europe, étaient
appelées à examiner et à décider de quelle manière ce nouvel ordre de
choses pourrait le mieux profiter au bien de tous et s'établir en
ayant égard aux droits anciens existant avant 1792, et aux nouveaux
droits acquis légitimement par certains États dans la longue lutte
qui, d'une manière plus ou moins continue, avait duré depuis cette
époque. Il parvint enfin après quelque difficulté à faire prévaloir
ces idées, et le comité de quatre fut changé en un comité de huit,
comprenant toutes les puissances signataires du traité de Paris:
l'Autriche, l'Angleterre, la Russie, la Prusse, la France, l'Espagne,
le Portugal et la Suède.
Ce premier point gagné, restait à obtenir le second résultat qu'il
avait en vue, je veux dire à diviser les alliés. Tout effort précipité
dans ce sens aurait empêché le succès de l'entreprise. M. de
Talleyrand sut attendre que des intérêts rivaux vinssent travailler
dans le même sens que lui.
A cette époque, la grande préoccupation de l'Autriche était de
reprendre son ancienne position en Italie, sans diminuer celle à
laquelle elle prétendait en Allemagne.
Les vues de la Russie, ou plutôt de l'empereur Alexandre, étaient plus
compliquées, et conçues avec une certaine grandeur d'esprit et une
certaine générosité de sentiment, quoique toujours avec ce mélange de
ruse que n'excluaient point les prétentions chevaleresques de
l'empereur.
Je viens de dire que j'aurais à parler des arrangements concernant le
duché de Varsovie, arrangements dont il avait déjà été question
pendant la guerre, au cas où les alliés auraient le dessus. Il avait
été convenu que ce duché, une fois soustrait aux prétentions de
Napoléon, serait divisé entre les trois puissances militaires,
l'Autriche, la Prusse et la Russie.
Mais l'empereur de Russie prit alors un ton plus haut. La destruction
de la Pologne, dit-il, avait été une disgrâce pour l'Europe: il se
donnait la tâche de rassembler ses membres dispersés, et de la
reconstituer avec ses lois, sa religion, et sa constitution à elle. Ce
serait pour lui un plaisir d'ajouter à ce qu'il pourrait rassembler
d'autre part, les anciennes provinces polonaises sous sa domination.
La Pologne aurait une nouvelle existence avec le czar de Russie pour
son roi. Je me demande si l'empereur Alexandre ne s'exagérait pas la
valeur de la reconnaissance à laquelle il s'attendait, et n'estimait
pas au-dessous de sa valeur l'amour des Polonais pour leur nationalité
et leur indépendance.
Mais son idée était très-certainement qu'il arriverait ainsi à créer
comme avant-garde en Europe un puissant royaume, capable de progrès
rapides, et unissant à un complet dévouement à sa famille tout
l'enthousiasme d'un peuple qu'il aurait ressuscité à la vue de toutes
les nations du monde.
De plus, il lui semblait, non sans raison, qu'un royaume de Pologne
existant ainsi attirerait inévitablement à lui avant longtemps toutes
les portions de territoire aliéné ou étranger qui étaient dans les
mains des autres puissances, et qu'ainsi avant longtemps la Russie
dominerait sur toute l'étendue de ce royaume qu'elle avait en un
certain temps consenti à partager. La Prusse et l'Autriche
discernèrent naturellement bien vite ce qu'il y avait sous ce projet;
mais la Russie présuma que l'Autriche se contenterait de ses
acquisitions italiennes. Elle vit, toutefois, que la Prusse
demanderait un présent peu ordinaire pour se laisser séduire. Le
présent proposé fut la Saxe, et ainsi les deux cours du Nord
conclurent un engagement secret, la Russie promettant de soutenir les
droits de la Prusse sur la Saxe, et la Prusse s'engageant à appuyer
les projets de la Russie quant à la Pologne.
Pour l'Angleterre, elle semblait plus spécialement occupée de l'idée
de former un royaume uni de Hollande et de Belgique, et, séduite par
l'illusion qui cherche à persuader que l'on peut arriver à unir par
des traités des populations qui n'ont entre elles aucune sympathie,
elle s'imaginait qu'elle pouvait créer une barrière contre l'ambition
française en ce qui concernait surtout l'Angleterre, et de cette
manière épargner pour l'avenir à ce pays les dangers qu'il eut à
craindre quand le Scheldt était au pouvoir de Napoléon, et que la côte
anglaise était menacée d'arsenaux maritimes qui lui faisaient face de
Brest à Anvers.
Le conflit qui commença aussitôt eut pour cause les prétentions
ambitieuses de la Prusse et de la Russie. Quoique ce fût surtout à la
personne de Napoléon qu'il était attaché, le roi de Saxe avait été
fidèle à la France, et la nation française était bien disposée à son
égard. Pour ce qui était de la Pologne, la France, qui a toujours pris
un vif intérêt à l'indépendance polonaise en tant que servant de
barrière à l'Europe contre l'agrandissement de la Russie, la France ne
pouvait envisager avec satisfaction un arrangement qui aurait fait de
la Pologne un instrument de la puissance russe.
Les dispositions de l'Angleterre au sujet de la Prusse étaient d'abord
quelque peu indécises. Elle n'approuvait pas la destruction de la
Saxe, mais cependant cela ne lui aurait pas déplu de voir un État
puissant s'établir dans le nord de l'Allemagne, à la condition que cet
État fût indépendant, et l'Angleterre se serait donc à première vue
prêtée à l'annexion de la Saxe aux États prussiens, si la Prusse avait
voulu s'unir à la Grande-Bretagne et à l'Autriche contre les projets
russes en Pologne.
L'Autriche, d'un autre côté, était tout à fait aussi opposée au projet
prussien qu'au projet russe; mais le prince de Metternich, étant
parfaitement sûr que la Prusse ne se séparerait pas de la Russie, fit
semblant de partager la manière de voir de lord Castlereagh, et promit
de sacrifier la Saxe si la Prusse consentait à insister avec
l'Angleterre en faveur de l'indépendance polonaise.
La Prusse refusa, ainsi que l'avait prévu le prince de Metternich, et
elle n'en prit pas moins possession de la Saxe, en même temps que la
Russie s'appropriait le grand-duché de Varsovie, prenant ainsi une
attitude d'hostilité à l'égard des autres puissances.
Pendant ce temps, la question de la Saxe préoccupait vivement le
parlement anglais et la cour d'Angleterre: le parlement, parce qu'il
est toujours contre les oppresseurs; la cour, parce qu'elle commençait
à entrevoir que la Prusse, une fois en possession de la Saxe, pourrait
se laisser aller à convoiter aussi le Hanovre. L'Autriche remarqua
avec joie ce changement, et il fut convenu que l'Angleterre et
l'Autriche s'opposeraient de concert et d'une manière formelle aux
intentions manifestées d'une manière si hautaine par les deux cours du
Nord.
Ainsi l'Angleterre, l'Autriche et la France se trouvaient rapprochées
par des opinions communes, par une même manière de voir.
Cependant il y avait certaines raisons qui portaient les deux
premières puissances à hésiter à s'unir avec la troisième.
Premièrement, une telle union était ce que désirait M. de
Talleyrand--une rupture de cette ligue qui avait amené la paix de
l'Europe; secondement, il n'était pas certain que la France pût venir
en aide à l'Autriche et à l'Angleterre d'une manière actuelle et
pratique; et enfin, on se demandait si, au cas où elle pourrait leur
venir en aide, elle ne demanderait pas en échange de ce secours plus
qu'il ne vaudrait, et ne saisirait pas cette occasion pour chercher à
renouer tous les projets ambitieux que le renversement de Napoléon et
le traité de Paris avaient fait évanouir.
La première objection fut écartée quand il devint de plus en plus
évident que la Prusse et la Russie avaient déjà contracté ensemble des
engagements particuliers et séparés, qui, non-seulement autorisaient,
mais même forçaient l'Angleterre et l'Autriche à se défendre contre
ces engagements par des engagements de même genre pris entre elles
dans le but de ne pas accepter servilement les résultats de ces
traités secrets.
Quant à la puissance de la France comme auxiliaire, M. de Talleyrand,
au moyen d'un habile exposé de l'état des affaires à Vienne, décida le
gouvernement français à donner une juste idée de sa puissance
militaire en élevant l'armée française de 130,000 à 200,000 hommes et
en créant la facilité de l'augmenter d'une manière bien plus
considérable encore--mesure rendue facile par les recouvrements
extraordinaires des finances sous l'habile administration de M. Louis,
et qui produisit un effet moral considérable, à la fois en France et
hors de France. En même temps, l'ambassadeur de France, dans ses
nombreuses conversations avec lord Castlereagh et M. de Metternich,
tenait ce langage:
«Un gouvernement, s'il veut durer, doit rester fidèle à son origine.
Celui de Bonaparte, fondé par la conquête, devait nécessairement se
continuer par la conquête; celui de Louis XVIII est fondé sur un
principe. Il faut qu'il reste fidèle à ce principe, celui de la
légitimité, droit que la conquête ne peut produire jusqu'à ce qu'elle
ait été confirmée par les traités. Nous soutenons le roi de Saxe.
D'après ce principe, nous ne nous attendons pas à être récompensés de
cet appui que nous lui prêtons. En soutenant son trône, nous
garantissons, nous affermissons le nôtre. Doutez-vous de ma sincérité?
Je suis prêt à signer toute pièce quelle qu'elle soit ayant pour but
de vous tranquilliser quant à l'ambition de Louis XVIII.»
Ce fut de cette manière qu'il prépara par degrés la signature du
traité secret du 3 janvier 1815, traité par lequel l'Autriche,
l'Angleterre et la France s'engageaient à fournir chacune 150,000
hommes pour soutenir celle des trois puissances qui viendrait à être
attaquée par d'autres puissances essayant évidemment de troubler
l'équilibre de l'Europe en vue de leur profit personnel.
Les noms des puissances soupçonnées ne furent pas mentionnés, et
l'alliance que l'on conclut était essentiellement d'un caractère
défensif; mais elle était sympathique aux sentiments français; elle
rompait l'alliance antifrançaise, et donnait à la France les deux
alliés les plus importants qu'elle pût espérer gagner; car c'était
l'Angleterre seule qui avait formé la dernière coalition, et une
nouvelle coalition ne pourrait se former sans elle.
M. Thiers, qui est trop disposé à croire que toute la politique d'un
homme d'État doit consister à acquérir des extensions de territoire,
critique tout ce qui fut alors fait par M. de Talleyrand, et fait
remarquer que ce diplomate aurait dû attendre tranquillement, et se
montrer plutôt favorable à la Prusse et à la Russie, et qu'alors ces
puissances auraient offert à la France la Belgique ou les frontières
du Rhin, étant ainsi pour la France des alliés plus profitables que
l'Angleterre et l'Autriche.
S'il est une idée qui me paraît des plus extravagantes, c'est celle-ci
que la Prusse, ou même la Russie, aurait consenti à réinstaller la
France sur le Rhin, ou à la ramener d'une manière quelconque dans le
proche voisinage ou sur le territoire de l'Allemagne.
J'ai la certitude que ce cas ne se serait présenté dans aucune
circonstance. Mais l'on admettra toujours avec moi que ce n'aurait été
qu'à la dernière extrémité, que la Prusse et la Russie se seraient
décidées à faire l'étrange proposition sur laquelle compte M. Thiers.
Elles auraient d'abord conduit jusqu'aux dernières limites leurs
négociations avec leurs alliés des derniers jours, et comme
l'Angleterre était prête à faire beaucoup de concessions et finit en
effet par abandonner à la Prusse un tiers de la Saxe, et à la Russie
une partie aussi considérable de la Pologne qu'elle put le faire sans
trop compromettre ses intérêts, il ne nous semble pas y avoir la
moindre probabilité que, pour les différends encore pendants, la
Prusse et la Russie auraient consenti à acheter l'appui de la France,
en lui donnant une grande augmentation de frontières et à s'attirer
ainsi la mortelle inimitié de la Grande-Bretagne et de l'Autriche.
M. de Talleyrand donc, s'il avait suivi la politique de M. Thiers,
aurait, en premier lieu, perdu l'occasion de séparer les grandes
puissances, occasion qu'il sut saisir avec tant d'habileté; il aurait
aussi lâchement abandonné la Saxe, et du même coup tellement dégoûté
l'Angleterre, qu'il aurait ensuite été impossible d'obtenir d'un
parlement anglais quelques sous pour le soutien de la cause des
Bourbons. Waterloo n'aurait jamais eu lieu; la Russie et la Prusse
n'auraient fait que peu sans les subsides anglais; et la France aurait
été de nouveau livrée entre les mains de Napoléon, dont le triomphe
aurait été tout à la fois la ruine de M. de Talleyrand et celle du
maître qu'il servait alors.
Comme ce n'est pas mon intention d'entrer dans un examen général du
traité de Vienne, que j'ai toujours considéré comme défectueux et sous
le rapport des principes, et au point de vue purement politique, je ne
suivrai pas plus loin les négociations auxquelles j'ai fait allusion,
mais, puisque j'ai parlé de Naples, il ne sera pas inutile de faire
observer que M. de Talleyrand ne parvint jamais à attirer l'attention
du prince de Metternich sur la déposition de Murat, avant que la
question prussienne et la question russe eussent été réglées d'une
manière convenable; car le prince de Metternich était trop prudent
pour se mettre à dos l'Allemagne et l'Italie à la fois; cependant
quand ces arrangements furent terminés, et que le beau-frère de
Napoléon se fut compromis par des intrigues qu'on avait laissées se
développer tout en les surveillant, l'homme d'État autrichien donna à
l'ambassadeur de France une assurance privée, mais positive, que le
royaume de Naples serait dans un bref délai rendu à ses anciens
possesseurs.
Quant à la question du changement de résidence de Napoléon, elle fut
tranchée par Napoléon lui-même au moment où le congrès allait se
clore. Napoléon, n'ignorant pas les plans que l'on formait pour
l'éloigner d'un lieu de résidence où il avait été absurde de le
placer, se décida à tenter l'audacieuse entreprise du retour de l'île
d'Elbe, entreprise qui fut la plus glorieuse, quoique la plus fatale,
de sa carrière semblable à celle d'un météore.