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Tu as un visage de femme, peint de la main de la nature, toi le maître

et la maîtresse de ma passion; tu as le coeur tendre d'une femme, mais

tu ne connais pas les inconstances auxquelles la perfidie des femmes est

sujette; tu as les yeux plus brillants qu'elles, mais tu ne les roules

pas faussement comme elles, tes regards voient l'objet sur lequel ils se

portent; tu as le teint d'un homme, toutes les nuances sont à ta

disposition pour attirer les yeux des hommes et pour surprendre les âmes

des femmes. Tu avais d'abord été créé pour être une femme, mais la

nature en te façonnant est tombée dans la rêverie, et par ses additions

elle m'a privée de toi en ajoutant quelque chose qui ne m'était bon à

rien. Mais puisqu'elle t'a destiné à la satisfaction des femmes, que ton

amour m'appartienne et qu'elles usent de ton amour comme d'un trésor.

Sonnets. Volume 8 · 第 21 / 154 题