XVIII

Te comparerai-je à un jour d'été? tu es plus charmante et plus tempérée;

dans leur violence les vents font tomber les bourgeons chéris de mai, et

le bail de l'été est trop court, l'oeil du ciel brille quelquefois avec

trop d'éclat; souvent son teint doré est brouillé, et toute beauté perd

une fois sa beauté, dépouillée par le hasard ou par le cours inconstant

de la nature; mais ton éternel été ne se flétrira point, tu ne perdras

point la beauté que tu possèdes; la mort ne se vantera pas de te voir

errer dans ses ombres, lorsque tu vivras dans tous les temps par des

vers immortels; tant que les hommes respireront, tant que les yeux

pourront voir, autant vivra ceci, autant ceci te donnera vie.

Sonnets. Volume 8 · 第 19 / 154 题