Regarde-toi dans ton miroir et dis au visage que tu y verras, qu'il est
temps pour ce visage d'en former un autre; si tu ne pourvois pas
maintenant à le réparer plus tard, tu trompes le monde, tu laisses une
mère sans bénédiction; car où est la belle dont le sein stérile dédaigne
la culture du laboureur? où est l'homme assez fou pour servir de tombeau
à son amour-propre pour arrêter la postérité? Tu es le miroir de ta
mère, en te voyant elle retrouve le bel avril de son printemps; de même
à travers les fenêtres de ta vieillesse, tu reverras ton âge d'or au
mépris des rides. Mais si tu vis pour qu'on oublie, meurs fille, et ton
image meurt avec toi.