--Je gage, dit-il, que monsieur Lureau-Vélin oublie que nous avons à
causer affaires...
--Vous avez perdu, car j'y songeais tout juste, dit effrontément M.
Lureau-Vélin qui continuait de se délecter des lèvres de madame Durosay.
À ce moment, M. Grandier, qui ne redoutait pas les entreprises
excentriques, résolut d'implorer le galant pour ses petites fins
immédiates et pressantes.
--Aidez-moi, cher monsieur, signifiait son coup d'oeil, à jeter
incontinent la petite femme qui vous fournit tant d'agrément, dans les
bras de ce jeune homme embarrassé qui en mourra d'envie un peu plus tôt
que vous.
L'aimable dilettante trouva tant de goût à la tournure des choses qu'il
ne refusa pas d'y prêter la main.
--Maître Durosay, dit-il, si Madame persiste en son intention de nous
quitter, et qu'il ne lui manque point de cavalier, je serai donc à vous
et à vos descriptions de Touraine jusqu'au train de monsieur l'abbé.
--Voulez-vous, madame, que je sois votre cavalier? dit Septime, pâle
comme un mort.