A MARIE

Six ans étoient coulés, et la septième année

Étoit presques entière en ses pas retournée,

Quand, loin d'affection, de désir et d'amour,

En pure liberté je passois tout le jour,

Et, franc de tout souci qui les âmes dévore,

Je dormois dès le soir jusqu'au point de l'aurore;

Car seul, maître de moi, j'allois plein de loisir

Où le pied me portoit, conduit de mon désir,

Ayant toujours aux mains, pour me servir de guide,

Aristote ou Platon, ou le docte Euripide,

Mes bons hôtes muets, qui ne fâchent jamais;

Ainsi je les reprends, ainsi je les remets.

O douce compagnie, et utile et honnête!

Un autre en caquetant m'étourdiroit la tête.

Puis, du livre ennuyé, je regardois les fleurs,

Feuilles, tiges, rameaux, espèces et couleurs;

Et l'entrecoupement de leurs formes diverses,

Peintes de cent façons, jaunes, rouges et perses(*).

Ne me pouvant soûler, ainsi qu'en un tableau

D'admirer la nature et ce qu'elle a de beau,

Et de dire en passant aux fleurettes écloses:

«Celui est presque Dieu qui connoît toutes choses,

Écarté du vulgaire et loin des courtisans

De fraude et de malice impudents artisans. »

Tantôt j'errois seulet par les forêts sauvages

Sur les bords émaillés des peinturés rivages;

Tantôt par les rochers reculés et déserts,

Tantôt par les taillis, verte maison des cerfs

J'aimois le cours suivi d'une longue rivière,

A voir onde sur onde allonger sa carrière,

Et flot à l'autre flot en roulant s'attacher;

Et, penché sur les bords, me plaisoit d'y pêcher

Étant plus réjoui d'une chasse muette,

Troubler des écaillés la demeure secrète,

Tirer avec la ligne en tremblant emporté

Le crédule poisson pris à l'haim appâté,

Qu'un grand prince n'est aise ayant pris à la chasse;

Un cerf qu'en haletant tout un jour il pourchasse

Heureux si vous eussiez d'un mutuel émoi

Pris l'appât amoureux aussi bien comme moi ...

Las! couché dessus l'herbe, en mes discours je pense

Que, pour aimer beaucoup, j'ai peu de récompense

Et que mettre son cœur aux dames si avant,

C'est vouloir peindre en l'onde et arrêter le vent

M'assurant toutefois qu'alors que le vieil âge

Aura, comme sorcier, changé votre visage,

Et lorsque vos cheveux deviendront argentés

Et que vos yeux d'amour ne seront plus hantés

Que toujours vous aurez, quelque soin qui vous touche,

En l'esprit mes écrits, mon nom en votre bouche.

(*) Bleues.

Le lecteur doit être bien surpris de ne point rencontrer là cette _muse

en françois parlant grec et latin contre laquelle_ Boileau s'escrime si

rudement, de fort bien comprendre ce patois _que jargonnoit Ronsard à

la cour des Valois, et de ne le_ point trouver si éloigné qu'il croyait

du _beau françois_ d'aujourd'hui. C'est qu'il n'est pas en littérature

de plus étrange destinée que celle de Ronsard: idole d'un siècle

éclairé; illustré de l'admiration d'hommes tels que les de Thou,

les l'Hospital, les Pasquier, les Scaliger; proclamé plus tard par

Montaigne l'égal des plus grands poètes anciens, traduit dans toutes

les langues, entouré d'une considération telle, que le Tasse, dans un

voyage à Paris, ambitionna l'avantage de lui être présenté; honoré à

sa mort de funérailles presque royales et des regrets de la France

entière, il semblait devoir, selon l'expression de M. Sainte-Beuve,

entrer dans la postérité, comme dans un temple. Non! la postérité est

venue, et elle a convaincu le xvie siècle de mensonge et de mauvais

goût, elle a livré au rire et à l'injure les morceaux de l'idole

brisée, et des dieux nouveaux se sont substitués à la trop célèbre

Pléiade, en se parant de ses dépouilles.

La Pléiade, soit: qu'importe tous ces poètes à la suite, qui sont Baïf,

Belleau, Ponthus, sous Ronsard; qui sont Racan, Segrais, Sarrazin, sous

Malherbe; qui sont Desmahis, Bernis, Villette, sous Voltaire, etc.?...

Mais, pour Ronsard, il y a encore une postérité: et aujourd'hui surtout

qu'on remet tout en question, et que les hautes renommées sont pesées,

comme les âmes aux enfers, nues, dépouillées de toutes les préventions,

favorables ou non, avec lesquelles elles s'étaient présentées à nous,

qui sait si Malherbe se trouvera encore de poids à représenter le père

de la poésie classique? Ce ne serait point là le seul arrêt de Boileau

qu'aurait cassé l'avenir.

Nous n'exprimons ici qu'un vœu de justice et d'ordre, selon nous,

et nous n'avons pas jugé l'école de Ronsard assez favorablement pour

qu'on nous soupçonne de partialité. Si notre conviction est erronée,

ce ne sera pas faute d'avoir examiné les pièces du procès, faute

d'avoir feuilleté des livres oubliés depuis trois cents ans. Si tous

les auteurs d'histoires littéraires avaient eu cette conscience, on

n'aurait pas vu des erreurs grossières se perpétuer dans mille volumes

différents, composés les uns sur les autres; on n'aurait pas vu des

jugements définitifs se fonder sur d'aigres et partiales critiques

échappées à l'acharnement momentané d'une lutte littéraire, ni de

hautes réputations s'échaffauder avec des œuvres admirées sur parole.

Non, sans doute, nous ne sommes pas indulgents envers l'école de

Ronsard: et, en effet, on ne peut que s'indigner, au premier abord, de

l'espèce de despotisme qu'en littérature, de cet orgueil avec lequel

elle _Odi profanum vulgus,_ d'Horace, repoussant toute popularité comme

une injure, et n'estimant rien que le noble, et sacrifiant toujours

à l'art le naturel et le vrai. Ainsi aucun poëte n'a célébré plus et

la nature et le printemps que ne l'ont fait ceux du xvie siècle, et

croyez-vous qu'ils aient jamais songé à demander des inspirations à

la nature et au printemps? Jamais: ils se contentaient de rassembler

ce que l'antiquité avait dit de plus gracieux sur ce sujet, et d'en

composer un tout, digne d'être apprécié par les connaisseurs; il

arrivait de là qu'ils se gardaient de leur mieux d'avoir une pensée

à eux; et cela est tellement vrai, que les savants commentaires dont

on honorait leurs œuvres ne s'attachaient qu'à y découvrir le plus

possible d'imitations de l'antiquité. Ces poëtes ressemblaient en

cela beaucoup à certains peintres qui ne composent leurs tableaux que

d'après ceux des maîtres, imitant un bras chez celui-ci, une tête chez

cet autre, une draperie chez un troisième, le tout pour la plus grande

gloire de l'art, et qui traitent d'ignorants ceux qui se hasardent

à leur demander s'il ne vaudrait pas mieux imiter tout bonnement la

nature.

Puis, après ces réflexions qui vous affectent désagréablement à

la première lecture des œuvres de la Pléiade, une lecture plus

particulière vous réconcilie avec elle: les principes ne valent rien;

l'ensemble est défectueux, d'accord, et faux et ridicule; mais on se

laisse aller à admirer certaines parties des détails; ce style primitif

et verdissant assaisonne si bien de vieilles pensées déjà banales chez

les Grecs et les Romains, qu'elles ont pour nous tout le charme de la

nouveauté; quoi de plus rebattu, par exemple, que cette espèce de

syllogisme sur lequel est fondée l'odelette de Ronsard:

Mignonne, allons voir si la rose ...

Eh bien, la mise en œuvre en fait un des morceaux les plus frais et

les plus gracieux de notre poésie légère. Celle de Belleau, intitulée

_Avril,_ toute composée, au reste, d'idées connues, n'en ravit pas

moins quiconque a de la poésie dans le cœur. Qui pourrait dire

en combien de façons est retournée dans beaucoup d'autres pièces

l'éternelle comparaison des fleurs et des amours qui ne durent qu'un

printemps; et tant d'autres lieux communs que toutes les poésies

fugitives nous offrent encore aujourd'hui? Eh bien, nous autres

Français, qui attachons toujours moins de prix aux choses qu'à la

manière dont elles sont dites, nous nous en laissons charmer, ainsi

que d'un accord mille fois entendu, si l'instrument qui le répète est

mélodieux.

Voilà pour la plus grande partie de l'école de Ronsard; la part du

maître doit être plus vaste: toutes ses pensées à lui ne viennent pas

de l'antiquité; tout ne se borne pas dans ses écrits à la grâce et à

la naïveté de l'expression: on taillerait aisément chez lui plusieurs

poètes fort remarquables et fort distincts, et peut-être suffirait-il

pour cela d'attribuer à chacun d'eux quelques années successives de

sa vie. Le poète pindarique se présente d'abord: c'est au style de

celui-là qu'ont pu s'adresser avec le plus de justice les reproches

d'obscurité, d'hellénisme, de latinisme et d'enflure qui se sont

perpétués sans examen jusqu'à nous de notice en notice; l'étude des

autres poètes du temps aurait cependant prouvé que ce style existait

avant lui: cette fureur de faire des mots d'après les anciens a été

attaquée par Rabelais, bien avant l'apparition de Ronsard et de

ses amis; au total, il s'en trouve peu chez eux qui ne fussent en

usage déjà. Leur principale affaire était l'introduction des formes

classiques, et, bien qu'ils aient aussi recommandé celle des mots, il

ne paraît pas qu'ils s'en soient occupés beaucoup, et qu'ils aient

même employé les premiers ces doubles mots qu'on a représentés comme si

fréquents dans leur style.

Voici venir maintenant le poëte amoureux et anacréontique: à lui

s'adressent les observations faites plus haut, et c'est celui-là qui

a le plus fait école. Vers les derniers temps, il tourne à l'élégie,

et là seulement peu de ses imitateurs ont pu l'atteindre, à cause de

la supériorité avec laquelle il y manie l'alexandrin, employé fort peu

avant lui, et qu'il a immensément perfectionné.

Ceci nous conduit à la dernière époque du talent de Ronsard, et, ce me

semble, à la plus brillante, bien que la moins célébrée. Ses _Discours_

contiennent en germe l'épître et la satire régulière, et, mieux que

tout cela, une perfection de style qui étonne plus qu'on ne peut dire.

Mais aussi combien peu de poètes l'ont immédiatement suivi dans cette

région supérieure! Régnier seulement s'y présente longtemps après,

et on ne se doute guère de tout ce qu'il doit à celui qu'il avouait

hautement pour son maître.

Dans les discours surtout se déploie cet alexandrin fort et bien rempli

dont Corneille eut depuis le secret, et qui fait contraster son style

avec celui de Racine d'une manière si remarquable: il est singulier

qu'un étranger, M. Schlegel ait fait le premier cette observation:

«Je regarde comme incontestable, dit-il, que le grand Corneille

appartienne encore à certains égards, pour la langue surtout, à cette

ancienne école de Ronsard, ou du moins la rappelle souvent.» On se

convaincra bien aisément de cette vérité en lisant les discours de

Ronsard, et surtout celui des _Misères du temps._

Depuis peu d'années, quelques poètes, et Victor Hugo surtout,

paraissent avoir étudié cette versification énergique et brillante de

Ronsard, dégoûtés qu'ils étaient de l'autre: j'entends la versification

_racinienne,_ si belle à son commencement, et que depuis on a tant

usée et aplatie à force de la limer et de la polir. Elle n'était point

usée, an contraire, celle de Ronsard et de Corneille, mais rouillée

seulement, faute d'avoir servi.

Ronsard mort, après toute une vie de triomphes incontestés, ses

disciples, tels que les généraux d'Alexandre, se partagèrent tout son

empire, et achevèrent paisiblement d'asservir ce monde littéraire, dont

certainement sans lui ils n'eussent pas fait la conquête. Mais, pour

en conserver longtemps la possession, il eût fallu, ou qu'eux-mêmes

ne fussent pas aussi secondaires qu'ils étaient, ou qu'un maître

nouveau étendît sur tous ces petits souverains une main révérée et

protectrice. Cela ne fut pas; et dès lors on dut prévoir, aux divisions

qui éclatèrent, aux prétentions qui surgirent, à la froideur et à

l'hésitation du public envers les œuvres nouvelles, l'imminence d'une

révolution analogue à celle de 1549, dont le grand souvenir de Ronsard,

qui survivait encore craint des uns et vénéré du plus grand nombre,

pouvait seul retarder l'explosion de quelques années.

Enfin Malherbe vint! et la lutte commença. Certes, il était alors

beaucoup plus aisé que du temps de Ronsard et de du Bellay de fonder

en France une littérature originale: la langue poétique était toute

faite grâce à eux, et, bien que nous nous soyons élevé contre la poésie

antique substituée par eux à une poésie du moyen âge, nous ne pensons

pas que cela eût nui à un homme de génie, à un véritable réformateur

venu immédiatement après eux; cet homme de génie ne se présenta pas:

de là tout le mal; le mouvement imprimé dans le sens classique, qui

eût pu même être de quelque utilité comme secondaire, fut pernicieux,

parce qu'il domina tout: la réforme prétendue de Malherbe ne consista

absolument qu'à le régulariser, et c'est de cette opération qu'il a

tiré toute sa gloire[13].

On sentait bien, dès ce temps-là, combien cette réforme annoncée si

pompeusement était mesquine et conçue d'après des vues étroites.

Régnier surtout, Régnier, poëte d'une tout autre luire que Malherbe,

et qui n'eut que le tort d'être trop modeste, et de se contenter

d'exceller dans un genre à lui, sans se mettre à la tête d'aucune

école, tance celle de Malherbe avec une sorte de mépris:

Cependant, leur savoir ne s'étend seulement

Qu'à regratter un mot douteux au jugement;

Prendre garde qu'un _qui_ ne heurte une diphthongue,

Épier si des vers la rime est brève ou longue,

Ou bien si la voyelle, à l'autre s'unissant,

Ne rend point à l'oreille un vers trop languissant,

Et laissent sur le verd le noble de l'ouvrage.

(_Le Critique outré._)

Tout cela est très-vrai. Malherbe réformait en grammairien, en

éplucheur de mots, et non pas en poëte, et, malgré toutes ses

invectives contre Ronsard, il ne songeait pas même qu'il y eût à sortir

du chemin qu'avaient frayé les poètes de la Pléiade, ni par un retour à

la vieille littérature nationale, ni par la création d'une littérature

nouvelle, fondée sur les moeurs et les besoins du temps, ce qui, dans

ces deux cas, eût probablement amené à un même résultat. Toute sa

prétention, à lui, fut de purifier le fleuve qui coulait du limon que

roulaient ses ondes, et qu'il ne put faire sans lui enlever aussi en

partie l'or et les germes précieux qui s'y trouvaient mêlés: aussi

voyez ce qu'a été la poésie après lui: je dis la poésie.

L'art, toujours l'art, froid, calculé, jamais de douce rêverie, jamais

de véritable sentiment religieux, rien que la nature ait immédiament

inspiré: le correct, le beau exclusivement; une noblesse uniforme de

pensées et d'expression; c'est Midas qui a le don de changer en or tout

ce qu'il touche. Décidément, le branle est donné à la poésie classique:

la Fontaine seul y résistera; aussi Boirait l'oubliera-t-il dans son

_Art poétique._

[1] Tous les critiques étrangers s'accordent sur ce point. Citons entre

mille un passage d'une revue anglaise, rapporté tout récemment par _le

Mercure,_ et qui faisait partie d'un article où notre littérature était

fort maltraitée: «Il serait injuste cependant de ne point reconnaître

que ce fut aux Français que l'Europe dut la première impulsion

poétique, et que la littérature _romane, qui distingue le génie de

l'Europe moderne du génie classique de l'antiquité,_ naquit avec les

_trouveurs_ et les _conteurs_ du nord de la France, les _jongleurs_ et

les _ménestrels_ de Provence.

[2] Mellin de Saint-Gelais.

[3] Par I. D. B. A. (Joachim du Bellay). Paris, Arnoul Angelier, 1549.

Le privilège date de 1548.

[4] Auteurs du roman de la _Rose._

[5]_ Sonne-moi ces sonnets:_ ceci est un trait du mauvais goût

d'alors, auquel le jeune novateur n'a pu entièrement se soustraire.

Nous trouvons plus haut: _Distille_ avec un _style._ Ronsard lui-même

a cédé quelquefois à ce plaisir de jouer sur les mots: _Dorât_ qui

_redore_ le langage français; _Mellin_ aux paroles de _miel,_ etc.

[6] Allusion aux ridicules surnoms que prenaient les poètes du temps:

_l'Humble Espérant_ (Jehan le Blond); le _Banni de Liesse_ (François

Habert); _l'Esclave fortuné_ (Michel d'Amboise); le _Traverseur des

voies périlleuses_ (Jehan Bouchet). Il y avait encore le _Solitaire_

(Jehan Gohorry); l'_Esperonnier de discipline_ (Antoine de Saix), etc.,

etc.

[7] Il s'agit là de Pierre de Ronsard, annoncé comme le Messie par ce

nouveau saint Jean. Du Bellay a-t-il voulu équivoquer sur le prénom de

Ronsard avec cette figure de la _pierre_? Ce serait peut-être aller

trop loin que de le supposer.

[8] Il est à remarquer que _l'Illustration_ ne parle nominativement

d'aucun d'entre eux; plusieurs cependant étaient déjà connus. Il me

semble que du Bellay n'aurait pas manqué de citer ses amis s'il eut

porté seul la parole.»

[9] Quelques-unes ne portent que D. M. au sommet de la légende; mais il

n'y en a peut-être pas le quart où il ne soit question des _mânes_ du

défunt. Que d'observations de ce genre il y aurait encore à faire!

[10] Écoutons Paul Courier, à propos des inscriptions latines: «_caméra

campotorum_ leur paraissait beaucoup plus beau que _la Chambre des

comptes:_ cette manie dura, et même n'a point passé; des inscriptions

qui nous disent en mots de Cicéron qu'ici est le Marché-Neuf ou bien la

Place-aux-Veaux.»

[11] Il est à espérer que la révolution de 93 aura donné lieu à la

dernière explosion de l'imitation des anciens, et que nous en aurons

fini cette fois avec les Léonidas, et les Brutus, et les Régulus, et

les grandes odes pindariques, et les consuls, et les tribuns, et toute

la défroque de la république romaine ajustée au xixe siècle; c'est

quelque chose déjà pour nous que d'avoir le coq gaulois en place de

l'aigle classique.

[12] Cette ode était contenue dans le recueil intitulé: _Les quatre

premiers Livres d'odes de P. de Ronsard vendomois, ensemble et son

Boccaige;_ Paris, G. Cavellat, 1550.

Ronsard avait déjà publié séparément, l'année précédente, l'_Hymne

de France,_ Paris, Vascosan, et _l'Hymne de la paix,_ G. Cavellat,

1549. Ces trois pièces très-rares ne sont point indiquées sur le

catalogue de la Bibliothèque royale, ce qui a fait commettre à tous les

bibliographes une erreur de date touchant la publication des premiers

écrits de Ronsard.

[13] Il ne s'agit dans tout ceci que de principes généraux. Nous

avançons que le système classique a été fatal aux auteurs des deux

siècles derniers, sans porter, du reste, aucune atteinte à leur gloire

et au mérite de leurs écrits.

V

Le rêve et la vie - Les filles du feu - La bohème galante · 第 145 / 254 题