ODE A L'AUTOMNE

I

Saison de brume et de féconde abondance,

Proche parente du soleil qui dore;

Contribuant avec lui à charger et à combler

De fruits les vignes qui courent le long des toits de chaume;

A courber sous le poids des pommes les arbres moussus du cottage,

A mûrir jusqu'au cœur tous les fruits;

A grossir les courges, à gonfler les coques des noisettes

D'un succulent noyau; à faire bourgeonner davantage

Et davantage encore, les dernières fleurs pour les abeilles,

Au point de leur faire croire que les jours chauds ne cesseront

jamais,

Tant l'Eté a rempli jusqu'au bord leurs visqueuses alvéoles.

[Pg 177]

Poèmes et Poésies Traduction précédée d'une étude par Paul Gallimard · 第 216 / 333 题