Qui ne t'a pas vue souvent parmi tes récoltes?
Parfois qui cherche au dehors peut te trouver
Assise nonchalamment sur le plancher d'un grenier,
Les cheveux mollement soulevés par le souffle du van:
Ou sur un sillon à moitié moissonné profondément assoupie,
Engourdie par l'exhalaison des pavots, tandis que ta faucille,
Epargne l'andain le plus proche et, toutes ses fleurs entrelacées:
Et parfois, comme une glaneuse tu restes
La tête chargée, bien droite, en franchissant un ruisseau;
Ou près d'un pressoir à cidre, d'un patient regard
Tu surveilles les dernières cuvées, heure par heure.