II

Parmi les silencieuses fleurs, aux fraîches racines, aux taches

parfumées

Bleu, blanc d'argent, aux boutons pourpres de Tyr,

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Elles reposent, la respiration calme, sur le jeune gazon;

Leurs bras et leurs ailes s'enlacent;

Leurs lèvres ne se touchaient pas, mais ne s'étaient jamais dit

adieu,

Comme si, disjointes par la caressante main du sommeil,

Elles étaient prêtes encore à dépasser le nombre des baisers

échangés

Lorsque tendrement l'amour ouvre les yeux du matin[1]:

L'enfant ailé je le reconnus.

Mais qui étais-tu, o heureuse, heureuse colombe?

Sa Psyché! elle-même!

Poèmes et Poésies Traduction précédée d'une étude par Paul Gallimard · 第 191 / 333 题