Ses panégyristes allemands le dépeignent ainsi: nous ne l'avons pas
connu à cet âge. Nous ne pouvons pas savoir ce que l'âge avancé de la
vie pouvait avoir ajouté à cette physionomie complexe et multiple, qui
exprimait jadis toute autre chose que la candeur et la sincérité qui
conviennent au vieillard.
Mais il pensa enfin, en 1844 et 1845, à rédiger pour le monde le
_Cosmos_, ce testament de sa science universelle, où il espérait
immortaliser son nom. L'oeuvre, déjà plusieurs fois entreprise,
n'était pas facile même à lui. Nous allons l'examiner tout à l'heure.
Mais, en attendant, regardons-le vivre les longs jours que Dieu lui
avait destinés.