M. LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION.--Il le loue.

M. DE LAMARZELLE.--Si vous voulez, M. Rodin, dans ce contrat,

se trouve donc dans une situation privilégiée.

M. LE SOUS-SECRÉTAIRE D’ÉTAT.--Les droits de reproduction sont,

dès maintenant, acquis à ce musée. Je vous donne ce renseignement qu’il

y a, dès maintenant, pour plus de 150.000 francs de commandes dont

le montant tombera dans la caisse de ce musée. Il vivra donc par ses

propres ressources, et si, un jour, il veut se transporter ailleurs, il

en aura sans doute les moyens. Je ne vois pas en quoi M. Rodin pourrait

manquer alors qu’il a le désir de nous apporter ses collections.

L’État a, en même temps, des droits de conservation, puisque, depuis

le jour de la première donation, ce sont les gardiens nationaux qui

surveillent les collections au dépôt des marbres et même à Meudon.

M. DE LAMARZELLE.--Je serais désolé de discuter, au sujet de

cette question, une question de gros sous; mais, enfin, nous évaluons,

d’un côté, ce que donne M. Rodin, d’un autre côté, ce que donne

l’État. Si la valeur vénale des œuvres de M. Rodin peut être telle

aujourd’hui, elle peut être différente dans vingt ans. Nous ne savons

rien de ce que nous donne M. Rodin, au point de vue vénal, tandis que

nous savons ce que donne l’État à M. Rodin, à l’heure actuelle.

Rodin à l'hotel de Biron et à Meudon · 第 243 / 252 题