M. LE RAPPORTEUR.--Bien entendu.

M. DE LAMARZELLE.--Par conséquent, votre clause est tout à fait

exorbitante du droit commun.

En effet, en ce qui touche M. Rodin, si la moindre condition de la

donation--il dit, par exemple, que le chauffage sera organisé de telle

façon--n’est pas exécutée, si le chauffage n’est pas organisé comme il

convient, si M. Rodin est mal chauffé--je prends cet exemple le plus

topique, mais il y en a bien d’autres--M. Rodin aura le droit de dire:

«Voilà une condition qui n’est pas importante, c’est vrai, mais comme

la donation doit tomber pour inexécution de n’importe quelle condition,

elle tombera!»

L’État, au contraire, lui, est soumis au droit commun; la donation, pour

lui, n’est révocable que si les conditions résolutoires ne sont pas

réalisées.

Je dis que si l’on sort du droit commun à l’égard de M. Rodin, il

faut en sortir aussi à l’égard de l’État: c’est un principe formel de

notre droit, que l’égalité des parties doit exister dans un contrat

synallagmatique.

Je demande donc simplement que l’égalité soit maintenue, conformément au

droit commun, entre les deux parties, l’État et M. Rodin. (_Très bien! à

droite._)

M. LE SOUS-SECRÉTAIRE D’ÉTAT.--Je me permettrai de faire

observer à l’honorable M. de Lamarzelle que M. Rodin donne et que l’État

reçoit.

Rodin à l'hotel de Biron et à Meudon · 第 239 / 252 题