M. DE LAMARZELLE.--C’est au-dessus de ma faculté de
compréhension, et je crois que je ne suis pas le seul de cet avis.
Je disais donc que l’avis est venu tout naturellement à certains membres
de la Chambre--et je déposerai un amendement dans ce sens--de donner
mandat à une Commission, nommée par l’État, de choisir, parmi les
œuvres de M. Rodin, celles qui vraiment sont dignes d’être conservées
à perpétuité, comme le commande la donation. Ce serait naturellement
une Commission de l’académie des Beaux-Arts. Mais quand on parle de
celle-ci aux partisans de M. Rodin, ils protestent: «Faire juger Rodin
par l’Institut ou par qui que ce soit, mais ce serait un sacrilège, une
abomination. Rodin est seul! Rodin est unique!»
M. LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION.--Nous pouvons vous donner les
noms de beaucoup de membres de l’académie des Beaux-Arts qui proclament
leur admiration pour Rodin.
M. DE LAMARZELLE.--Je les connais; mais il n’en est pas moins
vrai que les partisans de M. Rodin insultent l’Institut; je vais le
montrer. Je ne prétends pas qu’il n’y a pas de membres de l’Institut qui
l’admirent...