M. DE MONZIE.--Il s’agit d’accepter une donation dont il est
impossible à l’heure actuelle de mesurer l’importance en millions et
d’affecter pour recevoir les trésors qui en font l’objet un immeuble
charmant, certes, mais qui, jusqu’ici, a été constamment inutilisé au
dire même de notre excellent collègue et ami, M. Léon Bérard.
Je comprends mieux la résistance de notre collègue, M. Jules Delahaye,
encore qu’il n’ait insisté sur les motifs vrais et respectables de cette
résistance. L’affectation de l’hôtel Biron lui paraît être un sacrilège
parce que de 1820 à 1904 la communauté du Sacré-Cœur occupa ces lieux
qui, désormais, seraient consacrés à la gloire d’un artiste profane,
d’un sculpteur amoureux de la chair, de la ligne et du mouvement. Je
rappellerai à M. Delahaye que la congrégation du Sacré-Cœur n’a pas
été la seule propriétaire de l’hôtel Biron. (_Interruptions à droite_.)