RODIN A L’HOTEL BIRON

Des plaisantins ont souvent répété que Rodin, à l’hôtel Biron, est un

intrus.

L’histoire de l’hôtel de Biron que nous avons tenu à raconter

prolixement suffira peut-être, maintenant, à bâillonner ces bavards. Si

une demeure, en effet, a jamais été habitée par les gens les plus divers

et les plus saugrenus, c’est bien cet hôtel Biron qui a été secoué

jusque dans ses dessous. Après cela, s’obstiner à considérer Rodin comme

un intrus dans l’hôtel Biron, c’est se décerner à soi-même un touchant

brevet de sottise!

La situation est celle-ci: les sœurs du Sacré-Cœur chassées,

Rodin a réhabilité un hôtel historique qui était tombé, par la grâce du

liquidateur, dans les pires mains!

Aujourd’hui, l’hôtel est si bien réhabilité qu’il est même devenu, pour

le monde entier, un phare, un phare de haute et vive lumière.

C’est vers lui que convergent maintenant tous les regards du monde

artiste; c’est près de lui que s’entre-choquent les vomissements d’une

basse presse française et les magnifiques éloges du reste de la terre.

L’hôtel Biron est devenu un but de pèlerinage. C’est une des cathédrales

de l’Art.

Rodin s’est installé là, modestement, humblement, comme il a toujours

vécu. S’il y a des motifs d’admiration dans les hautes et spacieuses

salles qu’il a trouvé nues à son arrivée, s’il y a maintenant de la

beauté, ce sont ses seules œuvres qui ont fait ce miracle!

[Illustration: HOTEL BIRON. LE BUREAU DE RODIN]

Oui, les hautes et spacieuses salles étaient nues, plus nues que le plus

dénué envieux le peut imaginer; car je ne sache pas qu’il faille tenir

pour ornementation des lézardes d’humidité, des suints de larmes, des

traînées de pluies! Ah! les lambris dorés, les pures boiseries de style,

quoi encore! Quelle plaisanterie! Quand Rodin est entré à l’hôtel Biron

il n’a pensé qu’à y installer des ateliers; et, vraiment, aucune autre

pensée n’y pouvait venir, quand on regardait cette détresse et ce vide.

Oui, des œuvres seules ont fleuri de grâce et de force ce désert; et

le travail des praticiens seul l’anime; le courageux travail de l’outil

qui projette les éclats du marbre.

Rodin a le culte du passé. Il est entré à l’hôtel Biron avec un profond

respect, et il n’a jamais cessé d’honorer ces ateliers que le hasard lui

a donnés.

Tout ce qu’on a pu dire, en dehors de cet hommage, n’est qu’un amas de

sottises. Ni gaz, ni électricité n’éclairent même le soir les salles;

de vacillantes lueurs de bougies, ça et là, ponctuent, d’insuffisantes

clartés, les ténèbres.

La véritable joie de Rodin c’est d’accumuler encore ici des statues,

des bustes, des statuettes, des colonnes de plâtre et de gracieuses

figurines. Il vient de bonne heure de Meudon à l’hôtel de la rue

de Varenne; et, tout de suite, dans la salle où il travaille plus

assidûment, il s’enferme avec son modèle. Il a gardé le contentement

profond, aussi vif qu’au premier jour, de modeler sur le papier, de

pétrir la glaise ou de «reprendre» quelque statuette de plâtre. Il faut

l’avoir vu, à ce moment-là, cet enchanteur de la forme, de l’expression

surtout, pour comprendre un peu tout le bonheur que lui donne la vie de

son travail!

Un jour que nous nous promenions dans les allées sauvages du jardin

Biron, Rodin m’a dit:

«Oui, j’ai toujours aimé farouchement le travail. Dans mes débuts,

j’étais malingre, d’une pâleur extrême, la pâleur de ma pauvreté; mais

une ardente surexcitation nerveuse me poussait à travailler sans répit.

Je n’ai jamais fumé, pour ne pas être surtout distrait, je crois, une

seule minute; j’abattais mes quatorze heures quotidiennes, et je ne me

reposais que le dimanche. Alors, ma femme et moi, nous allions dans

quelque guinguette prendre un «gros» repas à trois francs pour nous

deux, qui était toute notre récompense de la semaine!»

Aussi, aujourd’hui, tâchez d’établir un catalogue de l’œuvre complète

de Rodin, vous n’y arriverez pas. Lui-même ne sait pas tout ce qu’il a

créé, inspiré et fait exécuter. Il se perd dans ce dédale d’œuvres.

Ah! cela égaya souvent ce peintre revêche et constipé que l’on connaît

pour noter soigneusement (sujet, matière, dimensions, etc.), tout ce qui

sort de ses pauvres mains!

Levé dès l’aube, Rodin vient chaque jour à l’hôtel Biron. On le conduit

de sa villa des champs jusqu’à la gare de Meudon-Val-Fleury--oh! le plus

souvent, une simple voiture que traîne un cheval pacifique!--puis il

prend le train électrique pour descendre à la gare des Invalides, d’où

il gagne à pied la rue de Varenne.

Il accomplit ce trajet sans ennui, sans lassitude. Ceci, déjà, est un

étonnement, depuis si longtemps que ce trajet reste le même, à l’aller

et au retour. Mais il faut se dire simplement que le travail seul

passionne ce grave vieillard; qu’il ne pense qu’à ce travail, qu’à _son_

travail, et que, parfois, s’il s’en distrait un instant, c’est encore

pour travailler _autrement_,--pour noter enfin ces «Pensées», dont

quelques-unes sont dans ce livre, par faveur, réunies.

Même, maintenant, à bien dire, il ne s’écoule pas de jour sans que

Rodin note une ou plusieurs de ses méditations conçues de souvenir ou

en présence de la nature (paysages, figures, etc.). C’est ainsi qu’il a

écrit de nombreux albums, dont la publication serait l’au jour le jour

enfin expressif d’un merveilleux artiste. Car, si dans le «journal» du

grand Delacroix il y a peu à glaner, les cahiers de Rodin contiennent

d’éloquents enseignements et tout l’exposé d’une extraordinaire

technique.

Ses «Pensées», Rodin les note, d’ailleurs, une à une, devant la vie, en

plein air; il les tourne et il les retourne, en marchant, jusqu’à ce

qu’il leur ait donné une forme satisfaisante. Mme Georgette Leblanc,

qui perpètre quelques «Pensées», comme tant de femmes inassouvies, écrit

d’abord, d’une grosse écriture, son effort cérébral, puis elle affiche

ce papier dans une sorte de petit placard à grillage, comme on en voit

à la porte de la mairie, dans les villages. Elle passe alors et repasse

devant le papier ainsi épinglé; et c’est à la suite de cette sorte

de mise au pilori qu’elle décide si elle gardera ou non la «Pensée»!

Amusante manière d’examen!

Rodin, lui, plus simple, passe au crible ses «Pensées», tandis qu’il

suit, lentement, les épaisses allées du jardin sauvage Biron, cet autre

Paradou.

Les beaux jours venus, quelles heures émouvantes Rodin vit sous ces

voûtes de feuilles, sous les pommiers et sous les cognassiers de cette

incomparable petite forêt! Sa chienne Dora bondit près de lui, et

il répond à voix basse à son interlocuteur, comme s’il craignait de

troubler le sourire des fleurs sauvages, poussées là en gerbes, en

panaches de gala!

Heureuses après-midi au cours desquelles--j’en appelle à ses

familiers,--on n’entend jamais Rodin parler de ses œuvres, mais

seulement de la Nature et des Maîtres! Combien de fois nos questions

sont restées sans réponse parce qu’elles violentaient l’extrême modestie

de ce grand homme! Combien de fois, au contraire, vantait-on le Bernini

ou Pigalle, il nous disait, lui, d’inédites paroles, de précieux aperçus

encore invus! Et comme tout cela était classé dans sa mémoire! L’ordre,

qu’il s’efforce d’obtenir des gens qu’il emploie, lui a fait obtenir

de précises distinctions et nulle confusion n’est jamais en lui, nul

désordre.

Cependant, que de voyages Rodin a accomplis, en observant toujours,

en épuisant son admiration! N’importe, comme ils sont lumineux ses

commentaires de l’art universel! Ce qui n’empêche pas que d’officiels

goujats affirment chaque jour, avec le plus imperturbable aplomb, que

tout ce qu’il a collectionné, tant à l’hôtel Biron qu’à Meudon, n’offre

qu’un intérêt médiocre.

Cette déclaration est au moins stupéfiante, allons! Comment, voici

un génie qui se mêle, lui aussi, de collectionner; et ce sculpteur de

génie, _qui ne recherche que des sculptures_, serait moins entendu en la

matière qu’un valet absolument quelconque qui «conserve» un musée ou un

palais! Cela, n’est-ce pas, c’est d’une irréfrénable gaieté!

Ah! les gens officiels sont des gens têtus, convenons-en! Ils sont

cuirassés d’une telle sottise qu’ils en émerveillent. Parfois on se

demande si ce ne sont pas des gens fort spirituels qui veulent le

plus comiquement du monde se divertir; car, enfin, on s’interroge, on

se dit qu’un gouvernement a tout de même placé dans des lieux élevés

ces galfâtres de la brocante et ces margouillats de la camelote;

on se répète qu’ils sont décorés, et c’est quelque chose cela!

enfin, ils font partie, ces gens, d’un tas de sociétés artistiques,

littéraires, industrielles et vinicoles; ils président des banquets,

des distributions de prix, ils inaugurent des statues; ils dirigent des

écoles d’art, que sais-je encore? Ils ont une barbe de Triton, un aplomb

de financier et une faconde de bonisseur! En vérité, oui, parfois, on ne

sait plus! Ils vous déroutent!

Tout de même, il y a des demeures dans lesquelles ils ne devraient pas

entrer.

Celle de Rodin est une de celles-là. Ce maître parle-t-il, le charabia

des conservateurs et des directeurs d’écoles d’art devient quelque chose

d’extraordinairement cocasse, de prodigieusement extravagant. C’est de

l’imbécillité dosée, de l’extrait de sottise. On prend subitement en

haine un gouvernement qui a confié des fonctions à de tels hébétés; on

vilipende les cuistres ministériels qui ont à se reprocher de telles

nominations!

Mais on écoute toujours Rodin, dans le jardin Biron, et toute colère

s’apaise.

[Illustration: HOTEL BIRON. UN COIN DE L’ANTICHAMBRE]

C’est qu’il a bu, lui, toute la lie officielle; c’est qu’il a tout

enduré de l’Institut, le magnifique artiste. Feu Henri Roujon, la

sous-ventrière des basses Lettres, s’était, depuis toujours, déclaré

l’ennemi de Rodin; MM. Puech et Mercié, ces modeleurs de graisse, ces

orthopédistes des moulages sur nature, exècrent, eux aussi, Rodin. M.

Bonnat rivalise avec le photographe Lampué de gâtisme ânonnant.

Ah! oui, toute colère s’apaise; car, heureux de la vie, Rodin conte avec

un ironique sourire bien des histoires arrivées à d’autres qu’il admire;

et ses mots sont si calmes, arrivent en cortège si tranquille, que l’on

jette comme lui les yeux sur le bonheur du beau jardin, et qu’elles

s’effacent vite complètement les pauvres physionomies des sots que notre

conversation met en cause.

Rodin aime, d’ailleurs, d’un vif amour le jardin Biron, où la nature

crée, comme elle l’entend, toutes ses herbes, toutes ses feuilles et

tous ses fruits. Il y a là une voûte d’arbres qui jaillit comme une

nef: et cela s’ordonne en toute majesté, avec faste et solennité. Quel

aspect Rodin offre sous cette splendeur! Il est là, trapu, un manteau

brun jeté sur ses épaules, un béret de velours noir abritant sa tête

pensive. J’ai songé souvent, en le considérant, à tous les portraits

de lui--peintures et bustes--que l’on essaya. Ils sont tous vains. La

photographie, seule, a pu donner deux ou trois visions à retenir. Les

peintres et les sculpteurs se contentent trop aisément du pittoresque;

ils ont vu la longue barbe, un air de faune sensuel; ils n’ont pas vu

l’aspect caractéristique, dominant, celui d’un patriarche de Rembrandt

non point revêche, renfrogné, mais, au contraire, malicieux, ironique et

toujours curieux de la vie.

Ah! certes, non point renfrogné! Car, maintenant que Rodin a conquis la

gloire universelle, toutes les femmes de la terre le viennent visiter

à l’hôtel Biron; et à toutes--Dieu sait pourtant s’il en entend, des

sottises!--il donne son sourire amusé. Oui, ce patriarche aime la vie,

toujours, de plus en plus fortement. Entendez-le parler de ses modèles

favoris, il vous ravira par sa chaleur. Il eut longtemps un modèle

admirable, une jeune femme dont le corps enchanté lui fournit je ne

sais combien d’esquisses et de dessins; ah! quel hymne d’amour il lui

consacre toujours! et comme il raconte avec joie l’apparition nue,

à un dîner d’artistes, de cette merveilleuse chair, souple, élancée,

frémissante, orgueilleuse!

Ses plus significatives «Pensées», celles qui constituent ses profondes

réflexions sur la technique de la statuaire, elles lui sont données,

d’ailleurs, par ses modèles-femmes dont il éclaire, à la lumière d’une

bougie, le corps dans la tombée du jour. C’est ce qui fit dire à

l’une d’elles: «Je pose pour la littérature!» Oui, de la littérature,

peut-être, car le style de ces «Pensées» est admirable; mais c’est

surtout le merveilleux résumé--en quelque sorte philosophique--de

soixante années d’un patient labeur et d’une fructueuse expérience.

Car, dès le temps où Rodin fut le collaborateur de Carrier-Belleuse,

c’est-à-dire aux premières années de son apprentissage, jamais il ne

négligea d’apprendre toujours quelque chose, même quand il devait

demander cette chose-là à un camarade d’atelier. Et son esprit reste

singulièrement lucide quand il explique brièvement, une à une, toutes

les conquêtes de son talent. Il se souvient de l’artisan qui lui

apprit à modeler en profondeur et qui lui fit comprendre toute la

caractéristique beauté de l’ornement. Jamais une vie ne se retracera

mieux sur l’écran d’une pure mémoire. Rodin a oublié des dates dans

sa création vigoureuse; il ne peut, pour le détail, citer certaines

œuvres, du moins toutes ses œuvres; mais ce qui demeure en lui,

d’une manière précise, formelle, c’est l’histoire de tous ses progrès.

Aussi, comme il offrirait de rares exemples techniques aux sculpteurs,

si ces gens-là voulaient l’entendre!

Mais qui de ceux-là l’entend? Il vit à l’hôtel Biron, dans son travail,

dérangé par d’importuns visiteurs, mais aucun sculpteur parmi ceux-là.

A la métairie de la rue Bonaparte, on feint de l’ignorer; mieux même:

on ricane quand on y prononce son nom, et les autres sculpteurs sont

également indifférents. Si! ils viennent, ceux-ci, quelquefois, pour

solliciter son appui, mais c’est tout. Pour tous, ce maître illustre

vit aussi ignoré qu’un Pharaon de la vingtième dynastie. Vous ne vous

demanderez plus alors maintenant, j’espère, pourquoi Rodin c’est toute

la sculpture actuelle,--et pourquoi presque tous les autres gens dits

sculpteurs croupissent dans une si parfaite médiocrité!

Non point, certes, que nous réclamions pour Rodin toute une cohue de

disciples, d’imitateurs et de plagiaires, bien que Mirbeau ait écrit:

«De lui part un style!» Non, certes, pas de séquelle de suiveurs;

mais Rodin, en vingt ou vingt-cinq leçons, à forfait,--comme on

apprend quelques carambolages au jeu de billard--pourrait détourner de

l’anecdote, de l’énorme soufflé, du maniérisme bête, un tas de braves

gens, pas méchants, mais naturellement obtus, auxquels il manque--pour

le surplus!--quelques notions de l’art des plans. A l’école, à la ferme

du quai, on n’enseigne pas les choses utiles de la statuaire. Aussi

est-il compréhensible que pas un nourrisson-sculpteur n’ait osé envoyer

au diable la sénile ganache qui radote sous le vieux nimbe en tôle

peinte du prix de Rome!

Entendez bien, toutefois, que jamais Rodin ne s’est plaint d’un tel

«isolement». Au contraire, les choses du passé qu’il admire et qu’il

collectionne avec la plus vive clairvoyance,--n’en déplaise à messieurs

les saugrenus conservateurs de palais déserts!--ces choses-là lui font

une compagnie enchantée, très heureusement muette, et qui lui suffit.

Ah! certes, que d’heures il médite devant ses antiques, ses bronzes

cambodgiens, ses terres cuites de Tanagra et de la Basse-Egypte,

ses Lékythes grecs à fond blanc, ses pierres gravées de Thèbes ou

d’Héliopolis et devant ses stèles assyriennes si curieusement émaillées!

Avec quels doigts frémissants il touche ces vieilles pierres patinées,

vernies, dorées et quelquefois si grises! Et comme il les dispose bien

toutes! Celle-ci, par exemple, posée sur une sorte de billot, c’est un

bassin mutilé de femme. Quel bourreau l’a laissé là, si ambré sur ce

lourd tapis à dessins rouges?

A côté, voici un exquis petit torse de Vénus accroupie; un corps

délicat, sans tête et sans bras, et c’est tout rayonnant de lumière.

Ailleurs, un autre torse se dresse, bras, jambes et tête disparus; mais

quelle joie dans ce marbre gonflé de soleil!

Dans une des grandes vitrines, considérez aussi tant de pierres

sculptées, des bas-reliefs babyloniens, des pierres du Sérapéum et de

l’époque Saïte, profils de guerriers, de dieux, de prêtres et d’oiseaux

sacrés.

Et, au milieu de toute cette noblesse, le comique grimacement de petits

ivoires japonais nargue, semble-t-il, d’élégantes statuettes de dieux,

parées d’attributs.

Mais le fervent amoureux des églises de France a placé également ici une

Vierge en pierre tenant l’enfant Jésus; et elle ne choque assurément pas

parmi ces autres déesses cambodgiennes, patinées et rongées par le temps.

Comme tout cela est ordonné, du reste! C’est un véritable musée, dont il

est bien impossible de détailler, ailleurs qu’en un catalogue, toutes

les richesses. Cette collection qui s’accroît sans cesse, Rodin la

commença, voilà une quinzaine d’années, alors qu’une fatigue nerveuse

avait en quelque sorte bouclé son formidable effort. Pour échapper

à cet ennui physiologique, il se mit à visiter les antiquaires; et

il faut bien croire, je le répète, qu’il mit quelque discernement à

déjouer les ruses et à éventer les trucs de ces aimables forbans, pas

toujours, après tout, constamment filous; ou, alors, il faut admettre

ceci, que les musées, dirigés par des gens un peu moins forts que

Rodin, avouons-le! ne contiennent que des «tiares de Saïtapharnès»;--et

si l’on a pu apporter «d’authentiques merveilles» à ces messieurs les

conservateurs, nous ne voyons pas pourquoi Rodin n’a pas été, de temps

en temps, si vous ne nous accordez que cela, également favorisé.

[Illustration: HOTEL BIRON. LE GRAND ATELIER

Rodin à l'hotel de Biron et à Meudon · 第 13 / 252 题