Je sais bien que cette explication par le subliminal n’expliquera pas
grand’chose et ne fera tout au plus qu’éclairer de l’incompréhensible à
l’aide de l’inconnu. Mais expliquer un phénomène, comme le dit fort
justement le Dr J. de Modzelwski, «c’est émettre une hypothèse qui nous
est plus familière et plus compréhensible que le phénomène en question».
C’est en réalité ce que nous faisons constamment et presque
exclusivement en physique, en chimie, en biologie et dans toutes les
sciences sans exception. Expliquer un phénomène, ce n’est pas
nécessairement le rendre clair et limpide comme deux et deux font
quatre; encore que le fait que deux et deux fassent quatre ne soit pas,
si l’on va au fond des choses, aussi clair et limpide qu’il en a l’air.
Ce que dans ce cas-ci, comme dans la plupart des autres, on appelle
abusivement expliquer, c’est simplement confronter le mystère inattendu
que nous offrent ces chevaux à quelques phénomènes d’ailleurs inconnus,
mais plus anciennement et plus fréquemment constatés. Et ce même
mystère, expliqué de la sorte, servira quelque jour à en expliquer
d’autres. C’est ainsi que procède la science. Il ne faut pas l’en
blâmer; elle fait ce qu’elle peut, et il ne semble pas qu’il y ait
d’autres voies.