Enfin on vient tout récemment de découvrir un autre principe de
diplomatie, à Paris, à Turin, à Londres, pour la convenance d'un petit
prince des Alpes, qui éprouvait le besoin de devenir une grande
puissance, et de peser du poids de trente millions de sujets et d'une
armée de cinq cent mille hommes à côté de la France, et, qui sait?
peut-être un jour sur la France!
Ce principe, c'est ce qu'on appelle en ce moment le principe sacré,
supérieur et absolu des _nationalités_. Les publicistes quotidiens de
Paris et de Londres l'ont adopté avec l'enthousiasme des nouvelles
découvertes et des généreux patriotismes; c'est un beau cri de guerre,
mais est-ce un principe? Examinons de sang-froid.