Depuis le lever du soleil, une grande agitation régnait dans le couvent,
où tout se préparait pour la vêture de Jeanne Mauroy. Il est d’usage que
le matin du jour où elle doit prendre l’habit religieux, la postulante
quitte le Carmel, dès l’aube, afin de passer auprès de sa famille les
heures qui précèdent la cérémonie, et que sa famille elle-même la
conduise à la chapelle. Mais Jeanne Mauroy étant orpheline, son tuteur
et ses proches venus pour l’assister en ce moment solennel, n’habitant
pas Beaucaire, elle était restée au couvent. C’est de là qu’elle devait
sortir pour aller à l’autel. Retirée dans la cellule qu’elle habiterait
désormais, elle attendait l’heure de la cérémonie, cette heure ardemment
appelée. Agenouillée devant la croix, elle priait, parée déjà de la robe
de mariée et de la couronne de fleurs d’oranger, toilette virginale dans
laquelle elle était tenue de se présenter au Carmel.
Jamais sa beauté n’avait eu plus d’éclat; elle resplendissait sur le
visage transfiguré par la béatitude de l’âme, dans le regard où brillait
une flamme joyeuse, et sur tout le corps dont les pures lignes se
dessinaient sous le blanc satin des vêtements. Au moment de s’immoler,
cette beauté s’affirmait une dernière fois dans l’épanouissement
merveilleux de ses trésors prodigués. Des adjurations brûlantes
tombaient des lèvres de la néophyte. Elle se laissait ravir par
l’extase, comme si, prête à consommer sa rupture avec le monde, elle eût
entendu la voix de son maître lui dire:
--Je ne veux plus que tu converses avec les hommes, mais seulement avec
les anges.
Dans l’emportement de cette extase, elle embrassait par la pensée, comme
dans une vision surnaturelle, sa vie future à chaque étape de laquelle
elle devait trouver un sacrifice à accomplir, une indicible joie à
goûter. Les vœux de pauvreté, de chasteté, d’obéissance qu’elle se
préparait à prononcer ne lui coûtaient rien. En se donnant à Dieu, elle
allait renoncer à tout ce qui n’était pas lui; mais elle était heureuse
de se donner ainsi entièrement, sans restriction, corps et âme. Elle se
regardait comme déjà morte au monde, ensevelie avec Jésus-Christ
derrière les grilles inaccessibles, convaincue qu’une âme n’est grande
qu’anéantie par l’humilité. Dans ce bonheur par avance savouré, il y
avait de la volupté.
Elle se voyait consacrant ses jours à la méditation, à la prière, au
silence, se détachant des préoccupations de la terre pour mieux
s’assurer le ciel, meurtrissant son corps sous un cilice, expiant les
fautes de l’humanité dans d’incessantes mortifications. Les flèches de
l’amour divin, de part en part, perçaient son cœur; elle ambitionnait
d’en sentir profondément les déchirures et, toute saignante de ces coups
réitérés, d’arriver à la mort, au delà de laquelle rayonnait la suprême
récompense.
Elle avait vingt ans, et c’est la mort qu’appelait surtout sa jeunesse
sacrifiée, la mort, aurore des noces éternelles. Sur ses lèvres
vermeilles, voltigeait déjà la prière qu’elle réciterait au moment de
franchir les portes de l’éternité: «O mon Seigneur et mon époux, l’heure
est enfin venue; nous allons nous voir. Mon tendre maître, voici le
moment du départ. Soyez-en mille fois béni, et que votre volonté
s’accomplisse. Il est temps que je sorte de cet exil et que mon âme, ne
faisant qu’une avec vous, jouisse de ce qu’elle a tant désiré.»
L’espoir de cette union mystique déchaînait dans son cœur une ardeur
amoureuse, dans son corps le frémissement des mystérieuses attentes qui
s’empare des vierges au seuil du lit nuptial, frémissement embelli pour
elle et purifié par la conviction que l’amant dont elle sollicitait les
étreintes était, non un homme, mais un Dieu. Et son âme, toute ravivée,
se répandait en appels et en larmes, crise délicieuse à laquelle elle
s’abandonnait dans un transport poussé jusqu’au delà de la raison.
La porte de sa cellule s’ouvrit. Elle s’était laissé emporter si haut,
si loin de la terre, qu’elle n’entendit pas le bruit. La prieure, qui
venait d’entrer, s’approcha d’elle, lui toucha l’épaule et dit:
--Voici l’heure, ma fille, suivez-moi.
Elle se leva silencieuse. La prieure, dont le voile laissait le visage
découvert, l’embrassa, puis, la précédant, quitta la cellule. Elles
traversèrent les couloirs tranquilles, et par l’escalier désert
descendirent. Au pied de l’escalier, par delà la porte de clôture
ouvrant sur la grande cour, se tenaient le tuteur et les parents de
Jeanne. La prieure la leur confia, et s’éloigna pour entrer dans le
chœur où les religieuses se trouvaient déjà réunies. Jeanne et les siens
franchirent la porte, traversèrent la cour se dirigeant vers la
chapelle. Les fidèles venus pour assister à sa prise d’habit
l’attendaient là. Ils saluèrent son apparition d’un long murmure. Elle
s’avança le long de l’espace resté vide entre les chaises jusqu’au
prie-Dieu préparé pour elle devant l’autel. Elle souriait, en saluant à
droite et à gauche, au moment de leur dire adieu, ceux qu’elle aimait.
Mais le tremblement de ses mains gantées, l’expression séraphique de son
regard, trahissaient la violente émotion qui la dominait à cette heure
solennelle où elle allait se donner à Dieu, en attendant l’engagement
suprême qu’elle prendrait à un an de là, après avoir subi les épreuves
du noviciat.
La chapelle avait la physionomie des jours de fête. Tout autour de
l’autel, sur les degrés recouverts d’un tapis, entre les cierges allumés
autour du tabernacle, et sur les murs jusqu’aux voûtes, ce n’étaient que
plantes et fleurs. Les lys et les roses étoilaient la sombre verdure des
lauriers et des palmes. Leurs parfums s’exhalaient dans la vapeur tiède
qui flottait sous les lumières. L’or des candélabres, les marbres des
degrés, les ferrures de la grille placée à gauche de l’autel, devant le
chœur réservé, brillaient de mille reflets avivés et scintillant entre
les feuilles, comme les rayons du soleil à travers les ramures d’une
forêt.
Ordinairement, devant cette grille, un rideau noir est tendu. Relevé ce
jour-là, il laissait voir l’intérieur du chœur des religieuses
resplendissant de lumières, et les sœurs debout dans leur stalle, un
cierge à la main, les novices voilées de blanc, les professes voilées de
noir, attendant le moment de se mettre en marche pour aller vers la
porte de clôture à la rencontre de la postulante qui ne les avait
quittées un moment que pour les rejoindre bientôt.
Elle s’était agenouillée, anéantie dans un ravissement qui derrière les
barreaux farouches lui montrait le paradis et ses joies ineffables.
Autour d’elle, des prêtres allaient et venaient, mettant la dernière
main aux préparatifs de la cérémonie solennisée par la présence de
l’évêque de Nîmes, qui devait officier et consacrer de ses mains la
nouvelle novice. Des rumeurs de voix poursuivant doucement des
entretiens d’une chaise à l’autre, le bruit des arrivants qui se
plaçaient peu à peu, troublaient encore la paix de la chapelle. Tout à
coup le silence se fit. Le prélat sortait de la sacristie, entouré des
prêtres assistants et des enfants de chœur.
A ce moment, un nouveau venu se présentait au couvent. C’était un jeune
homme à la figure pâle, aux cheveux châtains, avec un regard vif et doux
à la fois, révélant l’esprit d’initiative et d’énergie. Une moustache
très-fine, aux tons fauves, relevait le caractère un peu féminin de sa
physionomie. Il avait la taille élevée, mince et bien prise. La
poussière blanchissait ses vêtements et ses chaussures. Un petit sac en
cuir, retenu par une courroie, achevait de lui donner l’air d’un
voyageur fraîchement débarqué.
A la faveur de l’agitation qui, ce jour-là, troublait la tranquillité du
couvent, il avait pu pénétrer dans la vaste cour conduisant à la
chapelle. Il s’était arrêté, laissant errer ses regards de tous côtés,
dans l’attitude d’un homme qui cherche quelque chose ou quelqu’un.
Debout sur le seuil de la chapelle ouverte, la tourière suivait l’office
de cette place sans perdre de vue l’entrée. Elle l’aperçut et alla vers
lui:
--Vous venez pour assister à la cérémonie, monsieur? dit-elle à
demi-voix.
--Quelle cérémonie? demanda-t-il surpris.
--Que voulez-vous, alors, si vous n’êtes venu pour cela?
Mais, au lieu de répondre, il interrogea:
--C’est bien ici la communauté des Carmélites?
--Oui, monsieur.
--Cette communauté est dirigée par madame de Varimpré, en religion sœur
Thérèse de Jésus?
--C’est en effet le nom de notre Révérende Mère.
--Je veux la voir.
--Elle n’est pas visible aujourd’hui.
--Il faut que je lui parle sur-le-champ, il le faut, répondit l’inconnu
avec l’expression d’une ferme volonté.
--Personne ne peut lui parler en ce moment, reprit la tourière troublée
par l’exigence formulée devant elle. Elle est au chœur avec toutes nos
mères. Nous avons une prise d’habit; vous pouvez vous en assurer par
vous-même. Après la cérémonie, si ce que vous avez à dire à madame la
prieure est pressé, elle pourra vous recevoir.
--C’est bien; j’attendrai.
--Vous pouvez entrer dans la chapelle, monsieur, dit encore la tourière.
Puis, voyant que le visiteur ne se hâtait pas de profiter de
l’invitation, elle regagna sa place sous le porche, le laissant au
milieu de la cour. Il y resta, se promenant à grands pas, inquiet et
fiévreux, à l’ombre des murailles derrière lesquelles son regard curieux
semblait vouloir pénétrer. Parfois, il s’arrêtait, prêtait l’oreille, et
après avoir constaté que les chants n’étaient pas achevés, il reprenait
sa promenade, sans dissimuler son impatience, surexcitée par l’attente.
Tout à coup, s’éleva dans la nef un grand bruit de chaises. Les rares
personnes qui, n’ayant pu y trouver place, s’étaient tenues sur les
degrés extérieurs, se rangèrent à droite et à gauche pour laisser la
sortie libre. La tourière courut au jeune homme et lui dit:
--Vous ne pouvez rester là, monsieur. Voici la postulante.
Il se jeta contre le mur, les yeux fixés sur l’intérieur de la chapelle
au fond de laquelle la flamme des cierges poussait jusqu’aux voûtes une
lumière rougeâtre, tremblante sous l’éclat du jour qui entrait par les
vitraux. Dans le cadre de la large baie, il vit apparaître Jeanne
Mauroy. Jamais plus radieux visage ne s’était offert à ses regards.
Suivie du clergé qui chantait le _Magnificat_ et les fidèles, hommes et
femmes, attristés comme s’ils eussent suivi son cercueil, elle marchait
modeste et calme, dans une attitude de recueillement. Sur ses lèvres
errait un sourire; un rayon de joie céleste brillait dans ses yeux. Ils
s’arrêtaient au passage, ces yeux extasiés, sur les figures amies,
consternées. Ils exprimaient l’étonnement que causait à cette adorable
enfant la tristesse surprise autour d’elle, quand tant de bonheur
l’enveloppait. En arrivant auprès du visiteur inconnu, elle les leva
aussi sur lui, comme pour lui donner une part de ses adieux. Mais, soit
que la présence d’un étranger l’eût surprise, soit qu’elle eût été
troublée par l’expression d’admiration et de pitié qu’elle venait de
saisir sur des traits qu’elle voyait pour la première fois, un flot de
sang empourpra ses joues, montant jusqu’aux paupières subitement
abaissées. Elle hâta le pas, et passa, non assez vite cependant pour
empêcher que le souvenir de sa beauté se fixât dans la mémoire de ce
jeune homme que sa présence venait de bouleverser. Il s’était tourné
vivement vers la tourière inclinée à son côté et disait à demi-voix:
--Le nom de cette personne, madame?
La tourière resta silencieuse une minute; puis elle répondit:
--Qu’importe son nom! Tout à l’heure, elle ne s’appellera plus que sœur
Nicette de la Croix.
De l’autre côté de la cour, la porte de clôture venait de s’ouvrir de
nouveau. Sur le seuil, trois religieuses s’avançaient ayant le voile
baissé. Deux d’entre elles tenaient un cierge à la main. L’autre les
précédait, portant une croix en bois noir sans christ. La postulante
s’agenouilla et baisa l’extrémité de cette croix. Puis elle se releva,
salua les assistants qui l’avaient accompagnée jusqu’à cette porte et ne
pouvaient la suivre au delà. C’était la première étape de l’éternelle
rupture avec le monde, et lorsque les lourds battants de bois se
refermèrent sur la procession qui s’éloignait en psalmodiant une hymne à
la Vierge, un frisson passa sur le petit groupe des fidèles. Tandis
qu’ils regagnaient leur place dans la chapelle, la postulante traversa
le cloître à la suite des sœurs, conduite au chœur par la prieure et
jusque devant la haute grille où elle s’agenouilla. Maintenant, de
l’autre côté de la grille, elle apercevait l’évêque, debout, entouré des
prêtres assistants, coiffé de la mitre, appuyé sur sa crosse, vêtu d’une
chape aux reflets d’argent.
--Ma fille, que demandez-vous? dit-il.
--La miséricorde de Dieu, la pauvreté de l’Ordre et la compagnie des
sœurs, répondit-elle.
--Est-ce de votre propre mouvement et de votre plein gré que vous vous
présentez pour recevoir l’habit de ce saint Ordre?
--Oui, monseigneur.
--Avez-vous dessein de persévérer dans l’Ordre jusqu’à la fin de votre
vie?
--Oui, monseigneur.
--Voulez-vous donc entrer dans l’Ordre pour le seul amour de
Notre-Seigneur?
--Oui, avec la grâce de Dieu et les prières des sœurs.
Elle avait parlé d’une voix ferme.
--Que Dieu achève en vous son ouvrage! reprit l’officiant.
Puis il lui adressa une brève et touchante exhortation qu’il termina en
disant:
--Que le Seigneur vous dépouille du vieil homme!
Quand il eut fini, la postulante fut emmenée par la prieure. Tandis
qu’elle était absente, le prélat bénit le scapulaire, la ceinture et le
manteau qu’elle allait recevoir de ses mains.
Elle revint bientôt, transformée déjà, préparée pour l’ensevelissement
volontaire qu’elle s’imposait. Elle avait quitté ses vêtements de mariée
et revêtu une robe de bure qui l’enveloppait comme d’un suaire. A ses
pieds, les bas de laine et les sandales remplaçaient les souliers de
satin. Une guimpe cachait la pureté des épaules, s’étendait sur le
corsage en plis roidis sous lesquels semblait s’être évanouie la grâce
des formes. Enfin, de la soyeuse chevelure qui tout à l’heure couronnait
sa beauté, les boucles épaisses n’existaient plus. Elles gisaient là-bas
comme des fleurs flétries. Les ciseaux les avaient coupées jusqu’à la
racine, ne laissant sur la tête que des cheveux ras, qui se redressaient
sous la coiffe blanche comme révoltés contre le barbare traitement qui
venait de dépouiller le front de sa plus belle parure.
De nouveau, la postulante se tenait devant la grille. Quoique
découronnée, sa tête fine et fière resplendissait toute radieuse. Les
assistants purent alors admirer le visage où s’exprimait une divine
sérénité, et dont aucun regret n’altérait la quiétude. Des mains d’un
prêtre, le pasteur recevait tour à tour la ceinture, le scapulaire, le
manteau blanc. Il les passait à la postulante en prononçant pour chacun
de ces objets les paroles sacrées. En lui mettant la ceinture, il
disait:--Quand vous étiez plus jeune, vous vous ceigniez vous-même et
vous alliez où il vous plaisait. Mais lorsque vous aurez vieilli, un
autre vous ceindra. En lui mettant le scapulaire:--Prenez le joug de
Jésus-Christ qui est doux et son fardeau qui est léger. En lui mettant
enfin le manteau:--Ceux qui suivent l’agneau sans tache, marcheront avec
lui vêtus de blanc. C’est pourquoi que vos vêtements soient toujours
blancs, en signe de votre pureté intérieure.
Tout était dit. Le prélat jeta l’eau bénite sur la novice, et, se
mettant à genoux, il entonna le _Veni, Creator_. Après la première
strophe, tandis que les religieuses se tenaient debout à leur place, la
prieure prit la sœur Nicette par la main et la conduisit au milieu du
chœur, où elle la fit étendre sur un tapis de serge, les bras en croix.
Tant que dura le chant sacré, elle resta ainsi, la face contre terre,
dans l’immobilité de la mort. Elle ne se releva que pour aller porter à
ses compagnes le baiser fraternel. Puis les religieuses sortirent du
chœur processionnellement, et les assistants se retirèrent. Le visiteur
étranger fit comme eux.
Il avait observé tous les détails de la cérémonie, des larmes aux yeux,
le cœur étreint par l’angoisse. De nouveau, il se trouva dans la cour,
attendant la prieure. Mais maintenant son impatience de tout à l’heure
s’était apaisée. Un lourd accablement pesait sur lui, une impression
cruelle qui détournait sa pensée du but de sa visite. Il mesurait du
regard les lourds bâtiments du monastère. Peut-être rêvait-il d’y
pénétrer de gré ou de force pour en faire sortir la créature qu’il
venait de voir s’enterrer vivante. Peut-être se demandait-il où puise
son énergie la passion indomptable qui jette aux bras d’un amant
crucifié les vierges de vingt ans et les pousse à choisir une vie
martyrisante comme le plus beau et le plus enviable des destins.
--Veuillez me suivre au parloir, monsieur, dit tout à coup près de lui
la voix de la tourière. Ma mère prieure va s’y rendre.
Il obéit en silence, ramené à la réalité par cette invitation, repris
par l’impatient émoi qui le dominait tout à l’heure quand il s’était
présenté au couvent pour parler à la sœur Thérèse de Jésus. Étant entré
dans le parloir, précédé de la tourière, il s’assit sur une chaise,
devant la grille aux pointes menaçantes, rendue plus épaisse et plus
impénétrable par le rideau tendu de l’autre côté des ferrures. Presque
aussitôt, il entendit ces mots prononcés par une femme qu’il ne pouvait
voir:
--Loué soit Notre-Seigneur Jésus-Christ!
Surpris, il regarda la tourière.
--Répondez: A jamais! fit-elle.
Et docilement, il répéta:
--A jamais.
La tourière sortit, le laissant seul, la pâleur aux joues, un frisson
dans tout le corps, escaladant des yeux cette grille effroyable derrière
laquelle il espérait trouver ce qu’il était venu chercher dans cette
maison de paix et de prière.