II

Depuis le lever du soleil, une grande agitation régnait dans le couvent,

où tout se préparait pour la vêture de Jeanne Mauroy. Il est d’usage que

le matin du jour où elle doit prendre l’habit religieux, la postulante

quitte le Carmel, dès l’aube, afin de passer auprès de sa famille les

heures qui précèdent la cérémonie, et que sa famille elle-même la

conduise à la chapelle. Mais Jeanne Mauroy étant orpheline, son tuteur

et ses proches venus pour l’assister en ce moment solennel, n’habitant

pas Beaucaire, elle était restée au couvent. C’est de là qu’elle devait

sortir pour aller à l’autel. Retirée dans la cellule qu’elle habiterait

désormais, elle attendait l’heure de la cérémonie, cette heure ardemment

appelée. Agenouillée devant la croix, elle priait, parée déjà de la robe

de mariée et de la couronne de fleurs d’oranger, toilette virginale dans

laquelle elle était tenue de se présenter au Carmel.

Jamais sa beauté n’avait eu plus d’éclat; elle resplendissait sur le

visage transfiguré par la béatitude de l’âme, dans le regard où brillait

une flamme joyeuse, et sur tout le corps dont les pures lignes se

dessinaient sous le blanc satin des vêtements. Au moment de s’immoler,

cette beauté s’affirmait une dernière fois dans l’épanouissement

merveilleux de ses trésors prodigués. Des adjurations brûlantes

tombaient des lèvres de la néophyte. Elle se laissait ravir par

l’extase, comme si, prête à consommer sa rupture avec le monde, elle eût

entendu la voix de son maître lui dire:

--Je ne veux plus que tu converses avec les hommes, mais seulement avec

les anges.

Dans l’emportement de cette extase, elle embrassait par la pensée, comme

dans une vision surnaturelle, sa vie future à chaque étape de laquelle

elle devait trouver un sacrifice à accomplir, une indicible joie à

goûter. Les vœux de pauvreté, de chasteté, d’obéissance qu’elle se

préparait à prononcer ne lui coûtaient rien. En se donnant à Dieu, elle

allait renoncer à tout ce qui n’était pas lui; mais elle était heureuse

de se donner ainsi entièrement, sans restriction, corps et âme. Elle se

regardait comme déjà morte au monde, ensevelie avec Jésus-Christ

derrière les grilles inaccessibles, convaincue qu’une âme n’est grande

qu’anéantie par l’humilité. Dans ce bonheur par avance savouré, il y

avait de la volupté.

Elle se voyait consacrant ses jours à la méditation, à la prière, au

silence, se détachant des préoccupations de la terre pour mieux

s’assurer le ciel, meurtrissant son corps sous un cilice, expiant les

fautes de l’humanité dans d’incessantes mortifications. Les flèches de

l’amour divin, de part en part, perçaient son cœur; elle ambitionnait

d’en sentir profondément les déchirures et, toute saignante de ces coups

réitérés, d’arriver à la mort, au delà de laquelle rayonnait la suprême

récompense.

Elle avait vingt ans, et c’est la mort qu’appelait surtout sa jeunesse

sacrifiée, la mort, aurore des noces éternelles. Sur ses lèvres

vermeilles, voltigeait déjà la prière qu’elle réciterait au moment de

franchir les portes de l’éternité: «O mon Seigneur et mon époux, l’heure

est enfin venue; nous allons nous voir. Mon tendre maître, voici le

moment du départ. Soyez-en mille fois béni, et que votre volonté

s’accomplisse. Il est temps que je sorte de cet exil et que mon âme, ne

faisant qu’une avec vous, jouisse de ce qu’elle a tant désiré.»

L’espoir de cette union mystique déchaînait dans son cœur une ardeur

amoureuse, dans son corps le frémissement des mystérieuses attentes qui

s’empare des vierges au seuil du lit nuptial, frémissement embelli pour

elle et purifié par la conviction que l’amant dont elle sollicitait les

étreintes était, non un homme, mais un Dieu. Et son âme, toute ravivée,

se répandait en appels et en larmes, crise délicieuse à laquelle elle

s’abandonnait dans un transport poussé jusqu’au delà de la raison.

La porte de sa cellule s’ouvrit. Elle s’était laissé emporter si haut,

si loin de la terre, qu’elle n’entendit pas le bruit. La prieure, qui

venait d’entrer, s’approcha d’elle, lui toucha l’épaule et dit:

--Voici l’heure, ma fille, suivez-moi.

Elle se leva silencieuse. La prieure, dont le voile laissait le visage

découvert, l’embrassa, puis, la précédant, quitta la cellule. Elles

traversèrent les couloirs tranquilles, et par l’escalier désert

descendirent. Au pied de l’escalier, par delà la porte de clôture

ouvrant sur la grande cour, se tenaient le tuteur et les parents de

Jeanne. La prieure la leur confia, et s’éloigna pour entrer dans le

chœur où les religieuses se trouvaient déjà réunies. Jeanne et les siens

franchirent la porte, traversèrent la cour se dirigeant vers la

chapelle. Les fidèles venus pour assister à sa prise d’habit

l’attendaient là. Ils saluèrent son apparition d’un long murmure. Elle

s’avança le long de l’espace resté vide entre les chaises jusqu’au

prie-Dieu préparé pour elle devant l’autel. Elle souriait, en saluant à

droite et à gauche, au moment de leur dire adieu, ceux qu’elle aimait.

Mais le tremblement de ses mains gantées, l’expression séraphique de son

regard, trahissaient la violente émotion qui la dominait à cette heure

solennelle où elle allait se donner à Dieu, en attendant l’engagement

suprême qu’elle prendrait à un an de là, après avoir subi les épreuves

du noviciat.

La chapelle avait la physionomie des jours de fête. Tout autour de

l’autel, sur les degrés recouverts d’un tapis, entre les cierges allumés

autour du tabernacle, et sur les murs jusqu’aux voûtes, ce n’étaient que

plantes et fleurs. Les lys et les roses étoilaient la sombre verdure des

lauriers et des palmes. Leurs parfums s’exhalaient dans la vapeur tiède

qui flottait sous les lumières. L’or des candélabres, les marbres des

degrés, les ferrures de la grille placée à gauche de l’autel, devant le

chœur réservé, brillaient de mille reflets avivés et scintillant entre

les feuilles, comme les rayons du soleil à travers les ramures d’une

forêt.

Ordinairement, devant cette grille, un rideau noir est tendu. Relevé ce

jour-là, il laissait voir l’intérieur du chœur des religieuses

resplendissant de lumières, et les sœurs debout dans leur stalle, un

cierge à la main, les novices voilées de blanc, les professes voilées de

noir, attendant le moment de se mettre en marche pour aller vers la

porte de clôture à la rencontre de la postulante qui ne les avait

quittées un moment que pour les rejoindre bientôt.

Elle s’était agenouillée, anéantie dans un ravissement qui derrière les

barreaux farouches lui montrait le paradis et ses joies ineffables.

Autour d’elle, des prêtres allaient et venaient, mettant la dernière

main aux préparatifs de la cérémonie solennisée par la présence de

l’évêque de Nîmes, qui devait officier et consacrer de ses mains la

nouvelle novice. Des rumeurs de voix poursuivant doucement des

entretiens d’une chaise à l’autre, le bruit des arrivants qui se

plaçaient peu à peu, troublaient encore la paix de la chapelle. Tout à

coup le silence se fit. Le prélat sortait de la sacristie, entouré des

prêtres assistants et des enfants de chœur.

A ce moment, un nouveau venu se présentait au couvent. C’était un jeune

homme à la figure pâle, aux cheveux châtains, avec un regard vif et doux

à la fois, révélant l’esprit d’initiative et d’énergie. Une moustache

très-fine, aux tons fauves, relevait le caractère un peu féminin de sa

physionomie. Il avait la taille élevée, mince et bien prise. La

poussière blanchissait ses vêtements et ses chaussures. Un petit sac en

cuir, retenu par une courroie, achevait de lui donner l’air d’un

voyageur fraîchement débarqué.

A la faveur de l’agitation qui, ce jour-là, troublait la tranquillité du

couvent, il avait pu pénétrer dans la vaste cour conduisant à la

chapelle. Il s’était arrêté, laissant errer ses regards de tous côtés,

dans l’attitude d’un homme qui cherche quelque chose ou quelqu’un.

Debout sur le seuil de la chapelle ouverte, la tourière suivait l’office

de cette place sans perdre de vue l’entrée. Elle l’aperçut et alla vers

lui:

--Vous venez pour assister à la cérémonie, monsieur? dit-elle à

demi-voix.

--Quelle cérémonie? demanda-t-il surpris.

--Que voulez-vous, alors, si vous n’êtes venu pour cela?

Mais, au lieu de répondre, il interrogea:

--C’est bien ici la communauté des Carmélites?

--Oui, monsieur.

--Cette communauté est dirigée par madame de Varimpré, en religion sœur

Thérèse de Jésus?

--C’est en effet le nom de notre Révérende Mère.

--Je veux la voir.

--Elle n’est pas visible aujourd’hui.

--Il faut que je lui parle sur-le-champ, il le faut, répondit l’inconnu

avec l’expression d’une ferme volonté.

--Personne ne peut lui parler en ce moment, reprit la tourière troublée

par l’exigence formulée devant elle. Elle est au chœur avec toutes nos

mères. Nous avons une prise d’habit; vous pouvez vous en assurer par

vous-même. Après la cérémonie, si ce que vous avez à dire à madame la

prieure est pressé, elle pourra vous recevoir.

--C’est bien; j’attendrai.

--Vous pouvez entrer dans la chapelle, monsieur, dit encore la tourière.

Puis, voyant que le visiteur ne se hâtait pas de profiter de

l’invitation, elle regagna sa place sous le porche, le laissant au

milieu de la cour. Il y resta, se promenant à grands pas, inquiet et

fiévreux, à l’ombre des murailles derrière lesquelles son regard curieux

semblait vouloir pénétrer. Parfois, il s’arrêtait, prêtait l’oreille, et

après avoir constaté que les chants n’étaient pas achevés, il reprenait

sa promenade, sans dissimuler son impatience, surexcitée par l’attente.

Tout à coup, s’éleva dans la nef un grand bruit de chaises. Les rares

personnes qui, n’ayant pu y trouver place, s’étaient tenues sur les

degrés extérieurs, se rangèrent à droite et à gauche pour laisser la

sortie libre. La tourière courut au jeune homme et lui dit:

--Vous ne pouvez rester là, monsieur. Voici la postulante.

Il se jeta contre le mur, les yeux fixés sur l’intérieur de la chapelle

au fond de laquelle la flamme des cierges poussait jusqu’aux voûtes une

lumière rougeâtre, tremblante sous l’éclat du jour qui entrait par les

vitraux. Dans le cadre de la large baie, il vit apparaître Jeanne

Mauroy. Jamais plus radieux visage ne s’était offert à ses regards.

Suivie du clergé qui chantait le _Magnificat_ et les fidèles, hommes et

femmes, attristés comme s’ils eussent suivi son cercueil, elle marchait

modeste et calme, dans une attitude de recueillement. Sur ses lèvres

errait un sourire; un rayon de joie céleste brillait dans ses yeux. Ils

s’arrêtaient au passage, ces yeux extasiés, sur les figures amies,

consternées. Ils exprimaient l’étonnement que causait à cette adorable

enfant la tristesse surprise autour d’elle, quand tant de bonheur

l’enveloppait. En arrivant auprès du visiteur inconnu, elle les leva

aussi sur lui, comme pour lui donner une part de ses adieux. Mais, soit

que la présence d’un étranger l’eût surprise, soit qu’elle eût été

troublée par l’expression d’admiration et de pitié qu’elle venait de

saisir sur des traits qu’elle voyait pour la première fois, un flot de

sang empourpra ses joues, montant jusqu’aux paupières subitement

abaissées. Elle hâta le pas, et passa, non assez vite cependant pour

empêcher que le souvenir de sa beauté se fixât dans la mémoire de ce

jeune homme que sa présence venait de bouleverser. Il s’était tourné

vivement vers la tourière inclinée à son côté et disait à demi-voix:

--Le nom de cette personne, madame?

La tourière resta silencieuse une minute; puis elle répondit:

--Qu’importe son nom! Tout à l’heure, elle ne s’appellera plus que sœur

Nicette de la Croix.

De l’autre côté de la cour, la porte de clôture venait de s’ouvrir de

nouveau. Sur le seuil, trois religieuses s’avançaient ayant le voile

baissé. Deux d’entre elles tenaient un cierge à la main. L’autre les

précédait, portant une croix en bois noir sans christ. La postulante

s’agenouilla et baisa l’extrémité de cette croix. Puis elle se releva,

salua les assistants qui l’avaient accompagnée jusqu’à cette porte et ne

pouvaient la suivre au delà. C’était la première étape de l’éternelle

rupture avec le monde, et lorsque les lourds battants de bois se

refermèrent sur la procession qui s’éloignait en psalmodiant une hymne à

la Vierge, un frisson passa sur le petit groupe des fidèles. Tandis

qu’ils regagnaient leur place dans la chapelle, la postulante traversa

le cloître à la suite des sœurs, conduite au chœur par la prieure et

jusque devant la haute grille où elle s’agenouilla. Maintenant, de

l’autre côté de la grille, elle apercevait l’évêque, debout, entouré des

prêtres assistants, coiffé de la mitre, appuyé sur sa crosse, vêtu d’une

chape aux reflets d’argent.

--Ma fille, que demandez-vous? dit-il.

--La miséricorde de Dieu, la pauvreté de l’Ordre et la compagnie des

sœurs, répondit-elle.

--Est-ce de votre propre mouvement et de votre plein gré que vous vous

présentez pour recevoir l’habit de ce saint Ordre?

--Oui, monseigneur.

--Avez-vous dessein de persévérer dans l’Ordre jusqu’à la fin de votre

vie?

--Oui, monseigneur.

--Voulez-vous donc entrer dans l’Ordre pour le seul amour de

Notre-Seigneur?

--Oui, avec la grâce de Dieu et les prières des sœurs.

Elle avait parlé d’une voix ferme.

--Que Dieu achève en vous son ouvrage! reprit l’officiant.

Puis il lui adressa une brève et touchante exhortation qu’il termina en

disant:

--Que le Seigneur vous dépouille du vieil homme!

Quand il eut fini, la postulante fut emmenée par la prieure. Tandis

qu’elle était absente, le prélat bénit le scapulaire, la ceinture et le

manteau qu’elle allait recevoir de ses mains.

Elle revint bientôt, transformée déjà, préparée pour l’ensevelissement

volontaire qu’elle s’imposait. Elle avait quitté ses vêtements de mariée

et revêtu une robe de bure qui l’enveloppait comme d’un suaire. A ses

pieds, les bas de laine et les sandales remplaçaient les souliers de

satin. Une guimpe cachait la pureté des épaules, s’étendait sur le

corsage en plis roidis sous lesquels semblait s’être évanouie la grâce

des formes. Enfin, de la soyeuse chevelure qui tout à l’heure couronnait

sa beauté, les boucles épaisses n’existaient plus. Elles gisaient là-bas

comme des fleurs flétries. Les ciseaux les avaient coupées jusqu’à la

racine, ne laissant sur la tête que des cheveux ras, qui se redressaient

sous la coiffe blanche comme révoltés contre le barbare traitement qui

venait de dépouiller le front de sa plus belle parure.

De nouveau, la postulante se tenait devant la grille. Quoique

découronnée, sa tête fine et fière resplendissait toute radieuse. Les

assistants purent alors admirer le visage où s’exprimait une divine

sérénité, et dont aucun regret n’altérait la quiétude. Des mains d’un

prêtre, le pasteur recevait tour à tour la ceinture, le scapulaire, le

manteau blanc. Il les passait à la postulante en prononçant pour chacun

de ces objets les paroles sacrées. En lui mettant la ceinture, il

disait:--Quand vous étiez plus jeune, vous vous ceigniez vous-même et

vous alliez où il vous plaisait. Mais lorsque vous aurez vieilli, un

autre vous ceindra. En lui mettant le scapulaire:--Prenez le joug de

Jésus-Christ qui est doux et son fardeau qui est léger. En lui mettant

enfin le manteau:--Ceux qui suivent l’agneau sans tache, marcheront avec

lui vêtus de blanc. C’est pourquoi que vos vêtements soient toujours

blancs, en signe de votre pureté intérieure.

Tout était dit. Le prélat jeta l’eau bénite sur la novice, et, se

mettant à genoux, il entonna le _Veni, Creator_. Après la première

strophe, tandis que les religieuses se tenaient debout à leur place, la

prieure prit la sœur Nicette par la main et la conduisit au milieu du

chœur, où elle la fit étendre sur un tapis de serge, les bras en croix.

Tant que dura le chant sacré, elle resta ainsi, la face contre terre,

dans l’immobilité de la mort. Elle ne se releva que pour aller porter à

ses compagnes le baiser fraternel. Puis les religieuses sortirent du

chœur processionnellement, et les assistants se retirèrent. Le visiteur

étranger fit comme eux.

Il avait observé tous les détails de la cérémonie, des larmes aux yeux,

le cœur étreint par l’angoisse. De nouveau, il se trouva dans la cour,

attendant la prieure. Mais maintenant son impatience de tout à l’heure

s’était apaisée. Un lourd accablement pesait sur lui, une impression

cruelle qui détournait sa pensée du but de sa visite. Il mesurait du

regard les lourds bâtiments du monastère. Peut-être rêvait-il d’y

pénétrer de gré ou de force pour en faire sortir la créature qu’il

venait de voir s’enterrer vivante. Peut-être se demandait-il où puise

son énergie la passion indomptable qui jette aux bras d’un amant

crucifié les vierges de vingt ans et les pousse à choisir une vie

martyrisante comme le plus beau et le plus enviable des destins.

--Veuillez me suivre au parloir, monsieur, dit tout à coup près de lui

la voix de la tourière. Ma mère prieure va s’y rendre.

Il obéit en silence, ramené à la réalité par cette invitation, repris

par l’impatient émoi qui le dominait tout à l’heure quand il s’était

présenté au couvent pour parler à la sœur Thérèse de Jésus. Étant entré

dans le parloir, précédé de la tourière, il s’assit sur une chaise,

devant la grille aux pointes menaçantes, rendue plus épaisse et plus

impénétrable par le rideau tendu de l’autre côté des ferrures. Presque

aussitôt, il entendit ces mots prononcés par une femme qu’il ne pouvait

voir:

--Loué soit Notre-Seigneur Jésus-Christ!

Surpris, il regarda la tourière.

--Répondez: A jamais! fit-elle.

Et docilement, il répéta:

--A jamais.

La tourière sortit, le laissant seul, la pâleur aux joues, un frisson

dans tout le corps, escaladant des yeux cette grille effroyable derrière

laquelle il espérait trouver ce qu’il était venu chercher dans cette

maison de paix et de prière.

La Carmélite · 第 14 / 22 题