Décédées, 85 personnes de tous âges. Conséquemment le

nombre des personnes devrait être augmenté de 319. Ainsi

la colonie devrait être de 9,719, sans comprendre les 515

de l'Acadie. Il y a eu 66 mariages.

Sauvages qui sont habitués parmi nous: 960 personnes;

hommes, femmes et enfans.

RECENSEMENT.

1719.

Eglises. 77

Presbytères. 52

Maisons du Roi. 2

Prêtres du Séminaire. 18

Jésuites. 16

Récollets. 12

Religieuses de l'Hôtel-Dieu. 106

Religieuses Ursulines. 50

Religieuses de l'Hôpital-Général. 12

Soeurs de la Congrégation. 68

Curés. 51

Hommes audessus de 50 ans. 1,241

" audessous de 50 ans. 2,575

Garçons audessus de 15 ans, 2,388

" audessous de 15 ans, 4,978

Femmes et veuves. 3,557

Filles audessus de 15 ans. 2,461

" audessous de 15 ans, 4,997

______

Total des âmes. 22,530

Moulins à blé. 76

" à scie. 19

Terres en valeur, arpens. 63,032

Prairies. " 8,018

Blé français, minots. 234,566

Blé d'Inde, " 6,487

Pois. " 46,408

Avoine. " 50,416

Lin, livres. 45,970

Chanvre, " 5,080

Chevaux. 4,024

Bestes à cornes. 18,241

Moutons. 8,435

Cochons. 14,418

Armes à feu. 3,726

Epées. 792

Fait et arrêté le 20 avril 1720.

(Signé,)

L. A. de Bourbon, et le

Maréchal d'Estrées.

Par le Conseil,

(Signé,)

Lachapelle.

RECENSEMENT, 20 OCTOBRE.

1720.

Maisons du Roi et forts. 5

Eglises. 88

Presbytères. 59

Prêtres des Missions Etrangères 31}

Curés et Missionnaires. 69}

Jésuites. 24} 331

Récollets. 32}

Religieuses. 175}

Hommes audessus de 50 ans. 1,274

" audessous de 50 ans. 3,020

" absens. 315

Femmes et veuves 3,782

Garçons audessus de 15 ans. 2,677

" audessous de 15 ans. 5,052

Filles audessus de 15 ans. 2,734

" audessous de 15 ans. 5,249

______

Total des âmes. 24,434

Moulins à blé. 82

" à scie. 28

Terres en valeur, arpens. 61,357

Prairies. " 10,132

Blé français, minots. 134,439

Blé d'Inde. " 4,159

Pois. " 55,331

Avoine. " 72,053

Lin. livres. 67,264

Chanvre. " 1,418

Chevaux. 5,270

Bestes à cornes. 24,866

Moutons. 12,175

Cochons. 17,944

Armes à feu. 4,632

Epées. 915.

RECENSEMENT DE LA COLONIE.

1721.

Maisons Royales. 6

Prêtres du Séminaire. 31

Jésuites. 24

Récollets. 32

Religieuses de l'Hôtel-Dieu. 111

" Ursulines. 79

" de l'Hôpital-Général. 23

Soeurs de la Congrégation. 76

Frères Hospitaliers. 6

Eglises. 86

Presbytères. 61

Curés ou Missionnaires. 59

Moulins à blé. 90

" à scie. 30

Familles. 4,183

Hommes audessus de 50 ans. 1,314}

" audessous de 50 ans. 2,857}

" absens. 282}

Femmes et veuves. 4,107}

Garçons audessus de 15 ans. 3,361} 24,511

" audessous de 15 ans. 3,970}

Filles audessus de 15 ans. 3,351}

" audessous de 15 ans. 5,269}

Terres en valeur, arpens. 62,145

Prairies. 12,203

Blé français, minots. 292,700

" d'Inde. " 7,205

Pois. 57,400

Avoine. 64,035

Orge. 4,585

Tabac, livres. 48,038

Lin. " 54,650

Chanvre. " 2,100

Chevaux. 5,603

Bestes à cornes. 23,388

Moutons. 13,823

Cochons. 16,250

Armes à feu. 5,263

Epées. 923

Pêches dans l'étendue de la

paroisse de la baie Saint-Paul. 7

Pris dans les pêches ci-dessus: 160 marsouins, qui ont

produit barriques d'huile, 125--chaque barrique de 100

livres.

N. B.--Faute de barriques suffisamment, plus de moitié

de la graisse a diminué sur la grève.

Total de toutes les pêches établies en 1721. 14

" " " " en 1722. 7

RECENSEMENT FAIT EN LA NOUVELLE-FRANCE EN

1734.

Eglises. 102

Curés et Missionnaires. 83

Presbytères. 76

Prêtres et Chanoines. 32

Jésuites. 18

Récollets. 27

Religieuses de l'Hôtel-Dieu. 97

Ursulines. 80

Religieuses de l'Hôpital-Général,

et Frères Charrons. 31

Soeurs de la Congrégation. 96

Moulins à blé. 118

" à scie. 52

Familles. 6,422

Hommes audessus de 50 ans. 1,718}

" audessous de 50 ans. 4,588}

" absens. 430}

Femmes et veuves. 6,593} 37,252

Garçons audessus de 15 ans. 3,805}

" audessous de 15 ans. 8,342}

Filles audessus de 15 ans. 3,654}

" audessous de 15 ans. 8,122}

Terres en valeur, arpens. 163,111

Prairies. " 17,657

Blé français, minots. 737,892

"d'Inde. " 5,223

Pois. 63,549

Avoine. 163,988

Orge. 3,462

Tabac, livres. 166,055

Lin. " 92,245

Chanvre. " 2,221

Chevaux. 5,056

Bestes à cornes. 33,179

Moutons. 19,815

Cochons. 23,646

Armes à feu. 6,619

Epées. 784

N. B.--Ce recensement a été fait avec toute l'exactitude possible; et on

le croit le plus exact qui ait été envoyé jusques ici.

(B)

P. 372. ORDONNANCE de M. Dupuy, intendant, portant défense aux membres

du conseil supérieur, aux juges, greffiers et autres officiers de la

justice, de s'absenter du service du roi, et d'obtempérer aux lettres de

cachet du gouverneur, sous peine d'interdiction.

Claude Thomas Dupuy, chevalier, conseiller du roy en ses conseils d'état

et privé, maître des requêtes ordinaire de son hôtel, intendant de

justice, police et finances en toute la Nouvelle-France, isles et terres

adjacentes en dépendantes.

Le sieur Gaillard et le sieur d'Artigny, conseillers au conseil

supérieur de Québec, nous ayant apporté aujourd'huy neuf heures du

matin, chacun un papier qui leur a été adressé par Monsieur le Mis. de

Beauharnois, étant gouverneur général de présent à Montréal, lequel

papier ils ont reçu de la main du sieur Le Verrier, lieutenant de roy

commandant à Québec en l'absence du gouverneur général, nous l'avons

fait transcrire de mot à mot en notre présente ordonnance ainsi qu'il en

suit:

DE PAR LE ROY.

Charles Mis. de Beauharnois, chevalier de l'ordre militaire

de St.-Louis, gouverneur et lieutenant général pour le roy

en toute la Nouvelle-France. Il est ordonné au sieur

Gaillard, conseiller au conseil supérieur de Québec, d'en

partir aussitost notre présent ordre reçu pour se rendre à

Beaupré, où il demeurera jusqu'à nouvel ordre, sous peine de

désobéissance; et au sieur d'Artigny de se retirer à

Beaumont. Fait à Montréal ce XIII may mil sept cent

vingt-huit.

(Signé) BEAUHARNOIS,

Et plus bas par Monseigneur,

(Signé) DEMONCEAUX,

Et à costé est le cachet des armes de mon dit sieur Beauharnois.

Ces deux écrits, partis d'une autorité tout à fait illégitime et

impuissante au fait de ce qui y est ordonné, ne doivent être considérez

par tout bon sujet du roy, que comme une nouvelle entreprise de monsieur

le Mis. de Beauharnois contre le service et l'autorité de Sa Majesté, et

une suite de l'ordre que mon dit sieur de Beauharnois apporta luy même

au conseil le huit mars dernier, par lequel, affectant le ton de

souverain, il prétendit interdire le conseil supérieur, casser ses

arrests, et imposer silence au procureur général du roy; prétentions

aussi téméraires qu'elles ont paru nouvelles à toute la colonie. Mais

comme le conseil en a porté ses plaintes au roy en conséquence et

conformément à la déclaration qu'en fit le conseil supérieur à mon dit

sieur de Beauharnois en personne, par son arrest du même jour, huit

mars, prononcé en la présence de mon dit sieur de Beauharnois, le

conseil suppliant Sa Majesté qu'il luy plaise, en vengeant l'insulte

faite à son conseil supérieur, assurer sa propre autorité contre les

efforts que l'on fait icy journellement pour soulever les peuples et les

dégager de l'obéissance à la justice, cette nouvelle tentative ne sera

regardée que comme une vengeance sur les officiers de ce conseil

supérieur, et un déplaisir du peu de succès que le gouverneur général a

eu de son ordonnance du huit, dont il a desjà donné assés d'autres

marques de ressentiment, mais qu'on a osé porter contre le roy même,

telle qu'est la publication qu'on a fait faire de la dite ordonnance à

la teste des troupes, avec des cris de vive le Roy et Beauharnois, la

rebellion de là garnison du trente mars, déchirant avec les épées les

arrests du conseil supérieur et les ordonnances de Sa Majesté, le bris

des prisons royalles et l'enlèvement des prisonniers du neuf avril

suivant, et en dernier lieu l'azile ouvert le six de ce présent mois au

château St.-Louis, logement du gouverneur, à tous les décrétés par

justice et prisonniers échappés des prisons de Sa Majesté; pendant que

contre les ordonnances de la guerre on tient cruellement et

ignominieusement en prison des officiers des troupes, en leur imputant

pour toute faute d'avoir désapprouvé des procédés aussi odieux.

Et comme en répandant de toutes parts dans la colonie, jusques dans les

mains des ouvriers, des copies de ses provisions, quoy qu'elles fussent

suffisamment connues et registrées au conseil supérieur, pour exercer

l'autorité et les pouvoirs que le roy luy a donnés ainsi que l'ont fait

ses prédécesseurs, sans une pareille communication au peuple, laquelle

n'est faite aujourd'huy que pour surprendre le peuple, et sans excéder

de la part des précédens gouverneurs les bornes de leurs pouvoirs,

monsieur le marquis de Beauharnois entend tirer les droits qu'il veut

exercer sur les membres du conseil et autres officiers de la justice, de

ce qu'il est dit dans ses provisions de gouverneur qu'il a le

commandement sur tous les états de la colonie, dans l'énumération

desquels états sont compris les conseillers du conseil supérieur et les

ecclésiastiques; et attendu que pour ce qui nous regarde, il a plû au

roy, par les provisions dont il nous a honoré, d'ordonner pareillement

aux officiers du conseil supérieur, à tous les justiciers, autres

officiers et sujets du roy, de nous entendre et de nous obéir, il est

d'autant plus indubitable que cela nous donne sur les conseillers du

conseil supérieur et sur tous les autres sujets du roy, un pouvoir au

moins absolument égal à celuy que pourrait prétendre mon dit sieur

marquis de Beauharnois; que par le règlement de 1684: signé Louis et

plus bas, Colbert, donné sur quelques prétentions du gouverneur général,

il a été réglé et ordonné par le roy que les gouverneurs généraux

n'avaient aucune direction sur les officiers de la justice, ainsi qu'il

a été encore décidé depuis par nombre de règlemens et ordres du roy

aussi formels que ce premier, et que par un arrest du conseil d'état du

roy rendu en faveur de Mr. Talon, lors intendant en Canada, le roy veut

et ordonne que tout ce que l'intendant ordonnera soit exécuté par

provision nonobstant toute opposition, appellation et empêchement

quelconque; et que par nos provisions particulières conformes à cet

arrest, le roy s'en est encore expliqué en ces termes: _Nous vous

donnons le pouvoir et faculté de juger souverainement seul en matière

civile et de tout ordonner ainsi que vous verrez être juste et à propos

pour notre service, validant vos jugemens, règlemens et ordonnances

comme s'ils étoient émanés de nos cours supérieures, comme aussi de vous

trouver aux conseils de guerre, ouïr les plaintes qui vous seront faites

par nos peuples des dits pays, par les gens de guerre et tous autres sur

tous excès, torts, et violences, leur rendre bonne et briève justice,

informer de toutes entreprises pratiques et menées faites contre notre

service, procéder contre les coupables de tous crimes de quelque qualité

et condition qu'ils soient, leur faire et parfaire leur procès jusqu'à

jugement définitif et exécution d'icelui inclusivement._

Et ce qui fait que la préférence et l'exécution provisionnelle et

provisoire deüe à ce que nous ordonnerons à l'occasion des sieurs

Gaillard et d'Artigny et autres magistrats, juges et officiers de

justice, y est aujourd'hui plus nécessaire que jamais, c'est qu'il

s'agist du service instant de sa majesté, et de l'exercise de la justice

deüe à son peuple, qui ne peut être retardée ny suspendüe que par le roy

même, et qui le seroit totalement, n'y ayant plus au conseil que les

sieurs Gaillard et d'Artigny avec les sieurs Hazeur, Guillemin, le sieur

de Lotbinière étant obligé de s'abstenir dans les affaires criminelles,

et même pour le présent dans les affaires ecclésiastiques, où il

s'agiroit de ses droits avec le chapitre, le sieur Lanouillier étant

allé à Montréal pour les affaires du roy, les sieurs Macart et St.-Simon

n'y venant plus que rarement à cause de leur grand âge, et les autres,

qui ne sont pas icy desnommez, ayant volontairement ou par terreur

abandonné leur compagnie pour suivre le party de monsieur le Mis. de

Beauharnois, ce qui n'est nullement permis, les compagnies ne devant pas

se diviser au préjudice du roy, à qui chacun doit son service en sa

compagnie, jusqu'à ce qu'il ait remis ses provisions, ou qu'elles luy

soient ôtées par le roy même, et ce qui réduisant le conseil à cinq

personnes seulement nous compris, et à moins si aucune de ces cinq

personnes cessoit de s'y trouver, ôteroit tout moyen de rendre la

justice au peuple, et de veiller aux droits et à l'autorité du roy, qui

est le point où l'on vouloit atteindre, et l'extrémité où depuis près de

deux ans on a travaillé à réduire tout le corps de la justice dans la

Nouvelle-France, et en particulier le conseil supérieur, au grand

préjudice du roy et de son peuple, et d'autant plus encore qu'il est à

propos d'avertir le peuple que les pouvoirs que Mr. le gouverneur

général peut avoir par ses provisions sur les conseillers du conseil

supérieur, sur les ecclésiastiques et sur les autres états de la colonie

qui n'ont point de rapport à l'ordre militaire, ne sont que des pouvoirs

relatifs à la commission quand il agist dans l'étendüe de son district,

n'ayant pas plus celuy d'exiler un conseiller, de l'empêcher de rendre

la justice, et un juge inférieur, d'exercer ses fonctions, qu'il en

auroit d'envoyer un prêtre au séminaire, d'empêcher un prêtre de dire la

messe et de confesser; mais que comme il pourroit bien empêcher qu'on ne

sonnât l'Angelus à midy, où que l'on sonnât la cloche des Recollets à

minuit, s'il entendoit dire qu'au son de cette cloche il y eût quelque

signal donné par l'ennemy, il pourroit bien encore commander à un

conseiller ou à un juge quelque chose pour la deffense de la ville en

cas d'attaque ou autre occasion pressante et de son exercice

particulier, ou autres exemples de cette nature.

Veu les dits deux ordres de mon dit sieur le Mis. de Beauharnois, l'un

envoyé au sieur Gaillard et l'autre au sieur d'Artigny, sans que nous

sçachions s'il n'en a point encore été envoyé de pareil à quelqu'autre

des conseillers du conseil supérieur. Nous, en vertu du pouvoir à nous

donné, et en conséquence de la qualité dont le roy nous a honoré de

premier président du conseil supérieur, seul en droit d'assembler et de

convoquer le dit conseil, et ayant seul en cette qualité la police tant

intérieure qu'extérieure de la compagnie, Ordonnons au sieur Gaillard et

au sieur d'Artigny et à tous autres conseillers au conseil supérieur, de

la part du roy et sous peine d'être réputé désobéissant aux ordres de Sa

majesté, et au serment par eux prêté au roy en son conseil, de ne se

point départir de son service peur quelque prétexte et par quelque ordre

que ce soit, leur ordonnons de rester à Québec, et leur faisons deffense

d'en désemparer jusqu'à ce qu'il ait plu à sa majesté ordonner de la

satisfaction qu'il voudra bien accorder au conseil supérieur, tant de

l'insulte qui luy a desjà été faite, que de celle qu'il vient encore de

recevoir en la personne de ses conseillers; Ordonnons pareillement à

tous juges tant des justices royalles que des seigneurs, à tous

greffiers du conseil supérieur et autres, à tous huissiers et autres

officiers de la justice, de se conformer à la présente ordonnance, et

leur enjoignons de l'observer sous peine de désobéissance au roy et

d'interdiction de leurs charges et offices. Mandons, etc. Fait en notre

hôtel à Québec le vingt neuf may mil sept cent vingt huit.

Dupuy.

Le Sceau Par Monseigneur

Hiché,

Signifié de l'ordre de monseigneur l'Intendant, à monsieur Boisseau,

greffier de la prévosté de cette ville; et en parlant à sa personne par

moy huissier au conseil supérieur, ce jourd'huy quatre juin mil sept

cent vingt huit.

Chetinau de Rousel.

(C)

P. 426. Etat du montant des importations et des exportations annuelles

du Canada entre les années 1749 et 1755 inclusivement.

Années.

1749 { Importations. 5,682,090 Livres.

{ Exportations. 1,414,900

Différence... 4,267,190

1750 { Importations. 5,154,861

{ Exportations. 1,337,000

Différence... 3,817,861

1751 { Importations. 4,439,490

{ Exportations. 1,515,932

Différence... 2,923,558

1752 { Importations. 6,047,820

{ Exportations. 1,554,400

Différence... 4,493,420

1753 { Importations. 5,195,733

{ Exportations. 1,706,130

Différence... 3,489,603

1754 { Importations. 5,147,621

{ Exportations. 1,576,616

Différence... 3,571,005

Arrivages--Vaisseaux venant de France 32

" " des Iles 10

" " de Louisbourg

et de l'Acadie. 11

__

53

1755 { Importations. 5,203,272

{ Exportations. 1,515,730

Différence... 3,687,542

SOMMAIRES.

LIVRE V.

CHAP. I.--_Colonies Anglaises_.--1690.

Objet de ce chapitre.--Les persécutions politiques et religieuses

fondent et peuplent les colonies anglaises, qui deviennent en peu de

temps très puissantes.--Caractère anglais dérivant de la fusion des

races normande et saxonne. Institutions libres importées dans le

Nouveau-Monde, fruit des progrès de l'époque.--La Virginie et la

Nouvelle-Angleterre.--Colonie de Jamestown (1607).--Colonie de

New-Plymouth et gouvernement qu'elle se donne (1620).--Immensité de

l'émigration.--L'Angleterre s'en alarme.--La bonne politique prévaut

dans ses conseils, et elle laisse continuer l'émigration.--New-Plymouth

passe entre les mains du roi par la dissolution de la

compagnie.--Commission des plantations établie; opposition qu'elle

suscita dans les colonies; elle s'éteint sans rien faire.--Etablissement

du Maryland (1632) et de plusieurs autres colonies.--Leurs diverses

formes de gouvernement: gouvernemens à charte, gouvernemens royaux,

gouvernemens de propriétaires.--Confédération de la

Nouvelle-Angleterre.--Sa quasi-indépendance de la métropole.--Population

et territoire des établissemens anglais en 1690.--Ils jouissent de la

liberté du commerce.--Jalousie de l'Angleterre: actes du parlement

impérial, et notamment l'acte de navigation passés pour restreindre

cette liberté.--Opposition générale des colonies; doctrines du

Massachusetts à ce sujet.--M. Randolph envoyé par l'Angleterre pour

faire exécuter ses lois de commerce; elle le nomme percepteur général

des douanes.--Négoce étendu que faisaient déjà les colons.--Les rapports

et les calomnies de Randolph servent de prétextes pour révoquer les

chartes de la Nouvelle-Angleterre.--Ressemblance de caractère entre

Randolph et lord Sydenham.--Révolution de

1690.--Gouvernement.--Lois.--Education.--Industrie.--Difference entre le

colon d'alors et le colon d'aujourd'hui, le colon français et le colon

anglais.

CHAP. II.--Le Siège de Québec--1689-1695.

Ligue d'Augsbourg formée contre Louis XIV.--L'Angleterre s'y joint en

1689, et la guerre, recommencée entre elle et la France, est portée dans

leurs colonies.--Disproportion de forces de ces dernières.--Plan

d'hostilités des Français.--Projet de conquête de la Nouvelle-York; il

est abandonné après un commencement d'exécution.--Triste état du Canada

et de l'Acadie.--Vigueur du gouvernement de M. de Frontenac.--Premières

hostilités: M. d'Iberville enlève 2 vaisseaux anglais dans la baie

d'Hudson.--Prise de Pemaquid par les Abénaquis.--Sac de

Schenectady.--Destruction de Salmon Falls (Sementels).--Le fort Casco

est pris et rasé.--Les Indiens occidentaux, prêts à se détacher de la

France, renouvellent leur alliance avec elle au premier bruit de ses

succès.--Irruptions des cantons, qui refusent de faire la

paix.--Patience et courage des Canadiens.--Les Anglais projetent la

conquête de la Nouvelle-France.--Etat de l'Acadie depuis 1667.--L'Amiral

Phipps prend Port-Royal; il assiége Québec (1690) et est

repoussé.--Retraite du général Winthrop, qui s'était avancé jusqu'au lac

St.-Sacrement (George) pour attaquer le Canada par l'ouest, tandis que

l'Amiral Phipps l'attaquerait par l'est.--Désastre de la flotte de ce

dernier.--Humiliation des colonies anglaises.--Misère profonde dans les

colonies des deux nations.--Les Iroquois et les Abénaquis continuent

leurs déprédations.--Le major Schuyler surprend le camp de la Prairie de

la Magdeleine (1691), et est défait par M. de Varennes.--Nouveau projet

pour la conquête de Québec formé par l'Angleterre.--La défaite des

troupes de l'expédition à la Martinique, et ensuite la fièvre jaune qui

les décime sur la flotte de l'amiral Wheeler, font manquer

l'entreprise.--Expéditions françaises dans les cantons (1693 et 1696);

les bourgades des Onnontagués et des Onneyouths sont incendiées.--Les

Miâmis font aussi essuyer de grandes pertes aux Iroquois.--Le Canada

plus tranquille, après avoir repoussé partout ses ennemis, se prépare à

aller porter à son tour la guerre chez eux.--L'état comparativement

heureux dans lequel il se trouve, est dû à l'énergie et aux sages

mesures du comte de Frontenac.--Intrigues de ses ennemis contre lui en

France.

CHAP. III.--_Terreneuve et Baie d'Hudson_.--1696-1701.

Continuation de la guerre: les Français reprennent l'offensive.--La

conquête de Pemaquid et de la partie anglaise de Terreneuve et de la

baie d'Hudson, est résolue.--M. d'Iberville défait trois vaisseaux

ennemis et prend Pemaquid.--Terreneuve: sa description; premiers

établissemens français; leur histoire.--Le gouverneur, M. de Brouillan,

et M. d'Iberville réunissent leurs forces pour agir contre les

Anglais.--Brouilles entre ces deux chefs; ils se raccommodent.--Ils

prennent St.-Jean, capitale anglaise de l'île, et ravagent les autres

établissemens.--Héroïque campagne d'hiver des Canadiens.--Baie d'Hudson;

son histoire.--Départ de M. d'Iberville; dangers que son escadre court

dans les glaces; beau combat naval qu'il livre; il se bat seul contre

trois et remporte la victoire.--Un naufrage.--La baie d'Hudson est

conquise.--Situation avantageuse de la Nouvelle-France.--La cour

projette la conquête de Boston et de New-York.--M. de Nesmond part de

France avec une flotte considérable; la longueur de sa traversée fait

abandonner l'entreprise.--Consternation des colonies anglaises.--Fin de

la guerre: paix de Riswick (1797).--Difficultés entre les deux

gouvernemens au sujet des frontières de leurs colonies.--M. de Frontenac

refuse de négocier avec les cantons iroquois par l'intermédiaire de lord

Bellomont.--Mort de M. de Frontenac; son portrait.--M. de Callières lui

succède.--Paix de Montréal avec toutes les tribus indiennes, confirmée

solennellement en 1701.--Discours du célèbre chef Le Rat; sa mort,

impression profonde qu'elle laisse dans l'esprit des Sauvages; génie et

caractère de cet Indien.--Ses funérailles.

LIVRE VI.

CHAP. I.--_Etablissement de la Louisiane_.--1683-1712.

Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à nos jours. Tome II · 第 30 / 31 段