Sais-tu, mon âme, quand tu étais à moi,
dans mon sein tu versais des larmes amères,
et au milieu de tes pleurs, tu disais:
«Dieu anéantisse toute maîtresse,
qui garde sa foi à un amant;
de même que le ciel est pur,
tantôt pur, et tantôt nuageux,
telle est la foi des amants (jeunes gens):
avant de vous posséder, je te prendrai[1];
et quand ils vous ont possédée: attends à l'automne.»
L'automne se passe et l'hiver commence,
mais alors avec une autre il s'entretient.
[Note 1: Pour femme.]